Aigles du Mali : Le temps des incertitudes

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Depuis quelques temps, la progression des Aigles se fait en dent de scie. L’entraîneur qui aurait pu bâtir une équipe homogène après le départ des ténors manque de repères et d’inspirations. Alors que faut-il faire pour redresser la barre ? Analyse.

Quand nous étions encore très jeunes, on attendait le doyen Djibril Traoré de l’ORTM dire, que le Mali n’a jamais eu de titre, mais de grands joueurs, à l’image de Salif Keïta, Cheick Fantamady Diallo, Bakoroba Touré, Kolo national, Mamadou Keïta dit Capi et autres de cette génération légendaire de Yaoundé 72. Autre temps, autre réalité. A cette époque le constat du doyen était tellement pertinent, que l’analyse de notre football conduisait à un paradoxe : avoir de bons résultats avec peu de moyens. Mais après vingt trois ans d’absence sur la scène internationale, la qualification des Aigles à la CAN de Tunis 94  a été un déclic pour notre sport roi. Dès lors l’Etat a commencé à injecter des centaines de millions pour la promotion de notre football. Malheureusement après ce retour historique, couronné par une quatrième place, il y’a eu un coup d’arrêt. C’est-à-dire que nous avons raté trois CAN de suite.

2002, notre CAN consacre le deuxième tournant du sursaut d’orgueil de l’après Yaoundé 72. Parce que la génération dorée de Mahamadou Diarra dit Djilla, Seydou Keïta, Bassala Touré, Dramane Coulibaly dit Scifo, Vincent Doukantié, Fousseny Diawara, Boubacar Diarra dit Becken, Djibril Sidibé, et autres confirme la quatrième place de Tunis 94. Cette génération  récidive en 2004,  rate  2006, et peine à se faire une place lors des CAN de  2008 et  2010.

Les Aigles feront un saut d’orgueil en 2012 et 2013  avec une troisième place bien méritée.

Mais hélas ! Depuis ces deux CAN le football des Aigles seniors est carrément revenu sur ses travers, avec une élimination en Guinée Equatoriale dès le premier tour, et une récente difficile qualification à la coupe du monde face à un gros outsider, le Botswana. Justement c’est cette double confrontation médiocre qui explique notre papier. Parce que la situation est alarmante. Les Aigles ont tendance à être un géant au pied d’argile.

Ils ne fournissent plus un football chatouillant, et gagnent sans convaincre. Pas d’homogénéité, pas de complémentarité. Les ténors sont partis sans  que la relève ne soit assurée. En un mot l’équipe manque de leader, et l’entraîneur a de la peine à utiliser de façon rationnelle la matière dont il dispose. Malheureusement les joueurs qui auraient dû tenir le levier ne sont pas à 100%100 de leur forme. S’ils ne manquent pas de compétition, ils sont sans club .Soumaïla Diakité est sans club, de même que Adama Tamboura et Fousseny Cissé. Cheick Tidiane Diabaté revient d’une blessure.

Au-delà de cette situation d’incertitude, deux questions se posent : fallait-il recruter le coach Alain Giresse ? Aujourd’hui est ce qu’il peut ? Parce que depuis son retour il ne parvient pas à bâtir une équipe homogène et compétitive. Sinon comment comprendre qu’en l’espace de quelques jours, Giresse remanie son équipe à 60% ? Bref le retour du Français a été une erreur. Sa troisième place ne saurait être un alibi ou une raison pour expliquer ce retour. Surtout qu’il a jeté le bébé avec l’eau du bain, pour ensuite être chassé du Sénégal après un parcours médiocre des Lions de la Terranga. Celui qui pouvait aider  Alain Giresse dans son travail, est l’éternel adjoint Amadou Pathé Vieux Diallo. Mais en aucun moment nous n’avons senti un travail de fonds de Vieux Diallo auprès des différents entraineurs qu’il a côtoyé.

Aujourd’hui il est encore possible de redresser la barre. Mais qu’est ce qu’il faut faire ?

Introduire progressivement  les deux générations de catégorie d’âge : les juniors (troisièmes du monde), et les cadets (champions d’Afrique et vice-champion du monde), sans oublier les locaux des jeux Olympiques et du CHAN. Si le coach Alain Giresse parvient à faire un bon mélange de ses éléments, il pourrait avoir une compétitive avant octobre 2017 début des éliminatoires de la coupe du monde. Obligatoirement les Aigles tomberont sur un gros morceau dans une poule  où seule une équipe est qualifiée. Parce que tous les grands sont qualifiés. A défaut il serait difficile pour les Aigles de se faire un bon chemin lors des échéances futures.

O. Roger Sissoko

 

 

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1 commentaire

  1. Mr traore le retour de Giresse n’ai pas une .mais son retour est un récompense de son maltraitance
    les deux latéraux mais nous avons deux bons remplaçant
    2 mamary Traoré de Reims et ALMAMY Touré
    3 Yousouf Koné
    en plus il faut jouer avec des ailiers
    les défenseurs centraux sont bons
    millier défensive yacouba Sylla est bien
    Touré est très lent et laiss e le ballon trop vite
    Sidibé .kolo kante et plea

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