Échanges commerciaux : L’Union africaine planche sur une monnaie unique et une banque centrale en 2045

3

Rêvée depuis des décennies, projetée depuis 2005, l’idée d’une monnaie unique et d’une banque centrale africaine commence à sérieusement faire son chemin au sein des décideurs de l’Union africaine. 

Un constat d’autant plus que la 3e session du comité technique spécialisé de l’organisation sur les finances, les affaires monétaires, la planification et l’intégration économique a apporté son lot de consolidation.

En effet, entre le 6 et le 8 février dernier, se sont rencontrés de nombreux ministres des Finances, gouverneurs des banques centrales et expertes économiques de plusieurs pays du continent africain.

Pour l’occasion, tous ont réussi à se mettre d’accord sur la mise en place de ce projet pharaonique et il est envisagé, à l’horizon 2045, que l’Union africaine se dote d’une monnaie unique et d’une banque centrale. Une excellente nouvelle pour Moussa Mahamat président de la Commission de l’Union africaine depuis janvier 2017 qui a récemment estimé que la mise en place d’une zone de libre-échange et d’institutions capables de superviser et d’assurer la sécurité de la finance, contribuera à « la croissance et à la diversification des économies africaines ».

2045 comme objectif premier

Le projet principal, à savoir celui de la mise en place d’une banque centrale africaine, devrait ainsi aboutir d’ici à 2045. Une information confirmée par Naglaa Nozahie, représentante de l’Association des banques centrales africaines (AACB). Bien évidemment, d’ici là, les États membres devront se plier à certaines règles et conditions afin d’assurer un lancement sans dommage de la BCA. Dans les faits, les membres de l’Union seront invités à parvenir à un ratio dette publique-PIB inférieur à 65%, ainsi qu’à un ratio recettes fiscales totales-PIB supérieur à 20%. Le tout, bien évidemment avant la date butoir.

De nombreuses conditions à respecter

En outre, il leur a également été demandé de maintenant la stabilité du taux de change de leur monnaie à plus ou moins 10% de variation. Un chiffre qui garantit ici une certaine stabilité et qui empêche ainsi les monnaies les plus volatiles, de s’effondrer, ou de s’envoler. Enfin, chaque pays devra avoir en réserve, un change qui lui permettra de couvrir – au minimum – six mois d’importation, et ce, avant 2038. À ce jour, seul 18 pays remplissent ces critères, preuve qu’il reste encore énormément de travail à fournir afin que tout le monde puisse entamer la transition vers une union africaine, de la manière la plus douce qui soit.

De premières avancées concrètes

Les conclusions des premières avancées en la matière seront d’ailleurs présentées au mois de juillet prochain, lors du prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement. Un sommet qui marquera d’ailleurs, l’entrée en vigueur d’une nouvelle zone de libre-échange, ratifiée par pas moins de 22 pays. D’ici là, certaines décisions fortes ont déjà été entérinées et il apparaît désormais comme acquis que le siège de la BCA se trouvera au Nigeria. La BAI, la Banque africaine d’investissement sera quant à elle, en Libye tandis que le FMA, le Fond monétaire africain aura ses locaux au Cameroun. Un projet qui semble ainsi avoir repris de la vitesse, après de nombreuses tractations ayant ralenti le processus.

Commentaires via Facebook :

3 COMMENTAIRES

  1. J’ai écrit :”Personnellement je pense pas que cela aurait pu se faire plus tôt”..

    Il faut lire : Personnellement je NE pense pas que cela aurait pu se faire plus tôt..

  2. BON ENFIN…

    Mais 2045 c’est loin…. non ???
    La mise en place est nécessaire compte tenu des différents niveaux économiques des pays concernés
    On voit bien que la mise en place d’une monnaie commune à plusieurs états ne se fait pas en un claquement de doigts…C’est ce qui explique la présence en 2019 du CFA..
    Personnellement je pense pas que cela aurait pu se faire plus tôt

    Tenir le pacte de stabilité ce sera difficile ..Espérons que la barre ne sera pas trop basse
    Enfin il est très réconfortant de voir que nous avons des experts qui ont mis en place le canevas du dispositif..Si tous ces experts sont Africains alors chapeau…les indépendances c’était il y a 50 ans !!!

  3. La creation des Etats Unis d’Afrique doit reposer sur deux principes fondamentaux: sur la logique economique et sur la methode organisationnelle.Il faut une procedure organisationnelle qui peut etre geree par les acteurs,je veux dire les Etats-membres.Ce qu’on nous avance ici ,c’est du farfelu ! Demontrer que les activites previsionnelles identifies seront menees a bien de facon synchronisee ,articulee par la logique economique en 26 ans ! Sinon ,vous adoptez la demarche politique comme les Etats Unis d’Amerique :vous elaborez la Constitution des Etats Unis d’Afrique et vous faites signer les protocoles y afferents.Si au bout de 30 ans ,les 54 pays ratifient les protocoles ,les Etats Unis d’Afrique deviendra une realite.La sincerite de cette demarche est manifeste :il peut etre decide que les Etats Unis d’Afrique verront le jour après la signature d’un tiers des Etats membres de l’Union Africaine.Les autres viendront quand ils le jugeront opportun. Mais l’Union Africaine a ete creee avec comme entendement que sa fondation reposera sur quatre a cinq Communautes economiques Regionales .Chaque Communaute Economique regionale concoit son developpement sur la base de rationnalisation des activites economiques et l’harmonisation des politiques economiques des Etats membres.L’industrialisation basee sur les ressources enormes du Continent sera enclenchee en procedant a la planification des des industries de grande consummation non pas dans le cadre national mais dans le cadre regional.C’est donc l’industrialisation qui sera le facteur d’accroisement des echanges entre les Etats membres des CERs.La force de la monnaie sera intimement liee au niveau de developpement economique des regions politiques.La configuration des CERs prend en compte d’ailleurs le niveau de population pour garantir aux CERs le marche regional comme facteur de croissance.L’Union Africaine devrait elaborer plusieurs plans continentaux sectoriels pour permettre une rationnalisation sectorielle a des etapes precises : plans d’autoroutes continentales, de voies ferrees continentales ,de lignes de haute tension electrique continentales ,etc.Chaque CER executera les portions existant dans son espace regional.Quand le moment viendra de fusionner les Communautes Economiques Regionales ces fusions se feront deux par deux ou trois ou quatre selon le rythme d’integration de chaque CERs.Les politiques economiques regionales seront formulees par les Commissions inter RECs, entre deux ou trois CREs.Lorsque les procedures de fusion prendront fin,les Etats Unis d’Afrrique seront une realite.Certaines institutions continentales devront etre crees des que possible parce qu’elles devront contribuer a accelerer l’execution des projets soit des Etats members soit des CERs,telles que la Banque Africaine d’Investssement,le Fonds Monetaire Africain.Nous avons déjà explique que la Zone de libre Echange concue sur le plan continental est un facteur de discrimination economique et d’avantages economiques octroyes a des Etats non membres et plus developpes.Elle est de nature a freiner le rythme de croissance et d’integration economiques,Elle a echoue en Amerique Latine et elle achouera en Afrique

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here