Banques et assurances : La grève couve toujours

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Après une grève de 48 heures, le Syndicat national des assurances, banques et établissements financiers (Synabef) et la Fenpecab ont déposé un préavis de grève de 120 heures le lundi 28 octobre 2019, conformément à la décision prise en AG.  

C’est donc une lutte commune des deux Syndicats qui vient de prendre corps. Regroupant les secteurs des banques, des établissements financiers, du commerce et des assurances, le Synabef et la Fenpecab couvrent les secteurs vitaux de la vie de la nation. Les syndicalistes ont déploré la mauvaise foi des dirigeants dans l’application de deux procès-verbaux. Aussi, les responsables syndicaux affirment-ils qu’ils accordent un intérêt particulier à la stabilité sociale du pays.

Dans le préavis de grève déposé lundi dernier, le Synabef et la Fenpecab demandent l’application immédiate de la transposition de 24,5% correspondant au taux d’augmentation de 20% en 2014, de 19% en 2019, moins les 15% d’augmentation de 2018, soit 24%, et l’application de 11% en 2021. Ainsi que la cessation des paiements de la part patronale de l’AMO en entendant l’adhésion des travailleurs du secteur d’activité dont le projet est en étude, le respect de la liberté syndicale (mutations illégales de syndicalistes), l’application dans toutes les banques et assurances de la disposition conventionnelle et règlementaire sur la mise en place du fonds social et sa dotation (5% du résultats net après impôt)  avec un conseil d’administration et sa gestion par des membres du bureau syndical.

En cas d’un procès-verbal de non conciliation, le Synabef et la Fenpecab observeront une grève de 120 heures sur toute l’étendue du territoire national à partir du mardi 12 jusqu’au vendredi 15 novembre 2019.

Paul Diarra

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1 commentaire

  1. Depuis quand doit-on ou peut-on assimiler un fonctionnaire de l’Etat avec un agent du secteur privé? Il est temps que les gens deviennent sérieux dans ce pays. Quel est le salaire d’un seul préposé de la banque en comparaison avec un cadre de la fonction publique? Le privé a ses propres règles différentes de celles de l’Etat ou du public. Il ne doit avoir aucune transposition des avantages acquis dans le public au privé et vis-versa. L’augmentation salariale dans le privé doit se faire au cas par cas. L’entreprise n’a pas le dos large comme celui de l’Etat. La vie est un choix. Et chacun doit s’assumer en conséquence. Il est temps qu’on arrête ce théâtre.

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