Fin de la grève de l’UNTM: 50 milliards de manque à gagner pour l’économie nationale

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Front social
Les responsables de l'UNTM lors d'une conférence de presse (photo archives)

Les 3 jours de grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ont occasionné une énorme perte pour l’économie malienne. Le montant de cette perte est estimé à 50 milliards de francs CFA. Cette cessation de travail de 72 heures a paralysé le pays tout entier. Pas pour le gouvernement, mais pour le peuple malien.

La grève observée par l’Untm la semaine dernière a paralysé le Mali. Tels des parasites, les Maliens vivent aux dépens de leur État. Tout est “marché” et tout est lié au fameux marché nourricier (la commande publique, comme on dit en bon français). Ce ne sont pas les Maliens qui font vivre leur État, bien au contraire. Les Maliens tuent leur État chaque jour un peu plus pour se nourrir. Ils attendent tout de ce pauvre État, tombé et dépecé. Chacun a son couteau.

La grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali a, trois jours durant, paralysé les transports. 95% des Maliens vivent au jour le jour. Le matin, ils sortent pour chercher la subsistance du jour. Sans transport, cela n’est pas possible. Les chefs de famille ont donc fui les domiciles. Les femmes sont devenues folles. Les enfants n’ont pas arrêté de pleurer de faim. Les femmes en deviennent encore plus folles dans les quartiers périphériques de Bamako. Dur d’être femme au Mali: les hommes peuvent fuir (la maison, le village et même le pays), mais la femme, non ! La grève a paralysé tout le Mali. Oh, que non! Le Mali des terroristes, des trafiquants de drogues, des coupures de routes, des attaquants à main armée. Bref, tout le Mali hors-la-loi n’en avait cure de la grève de l’Untm. À ce lot, s’ajoute l’enseignement en arabe, l’enseignement coranique et islamique; formel et informel. Cet enseignement qui est soutenu à bout de bras par l’Etat du Mali, les pays arabes et islamiques, par les gouvernements occidentaux (USA en tête), les organismes onusiens et assimilés (UNESCO en tête) et autres.

À cette liste, ils convient d’ajouter les “musulmans” du Mali, les islamistes et les terroristes du Mali et d’ailleurs. Tous ceux-ci, qui estiment que l’enseignement de type occidental est Haram (d’où Boko Haram du Nigeria), ont en commun l’ambition de booster l’enseignement arabo-islamique pour remplacer le français à terme. Donc, ils voient en bien toute grève qui paralyse l’enseignement public. Donc, les grèves, l’insécurité et la terreur ne touchent en rien ces établissements qui fleurissent à Bamako et à l’intérieur du pays, où à la descente les petites filles sont Tchador. L’avenir est prometteur.

A.TALL

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