L’Objectif du PDG de l’Office du Niger pour faire reculer la pauvreté : “Faire travailler plus le paysan pour qu’il gagne plus dans l’intérêt de tous”

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Selon le PDG de l’Office du Niger, Amadou Boye Coulibaly, "l’agriculture doit être aujourd’hui comme du fonctionnariat, c’est-à-dire que son acteur soit sûr de récolter le fruit de son labeur à la fin du mois ou de la campagne agricole". Afin de donner toute la chance au paysan de devenir comme un fonctionnaire, Boye entend faire travailler davantage le paysan pour qu’il gagne plus.

Conscient du fait que le paysan ne travaille pas plus de trois mois dans l’année, le PDG de l’Office du Niger, Amadou Boye Coulibaly est en train d’adopter une nouvelle politique. Celle-ci  consiste à faire davantage occuper le paysan. C’est dans cette optique qu’il est en train d’intensifier la diversification de la culture des céréales et des tubercules.

Une troisième campagne agricole à l’ON

"Tout ne doit pas être que du riz qui, non seulement appauvrit la terre, mais consomme en plus beaucoup plus d’eau dans notre système d’irrigation" a soutenu le PDG de l’Office du Niger, Amadou Boye Coulibaly lors de la tournée d’une semaine qu’il vient d’effectuer dans les différentes zones de production.

L’objectif de cette visite de terrain était de s’imprégner de l’état d’avancement de l’opération pomme de terre lancée, il y a moins de deux mois. Et d’atténuer la crise alimentaire en vue au Mali à cause de la mauvaise pluviométrie recensée durant la campagne agricole qui vient d’achever. L’opération est en passe d’être une réussite au regard de l’engouement qu’elle a suscité auprès des paysans. Ceux-ci ont bénéficié de toutes les facilités (semences, engrais et encadrement) pour la culture.

Durant son périple, le PDG Amadou Boye Coulibaly a tenu à visiter tous les champs de pomme de terre dans les différentes zones de production. Et le constat est assez reluisant. Avec l’opération pomme de terre, un nouvel espoir est né à l’Office du Niger. Toute chose qui fait qu’aujourd’hui, il existe trois campagnes agricoles à l’Office du Niger : la campagne hivernale, celle de la contre-saison et maintenant la campagne de la pomme de terre. Cette dernière augure un bon présage pour les paysans de l’Office du Niger dont certains n’avaient pas vu encore une plante du tubercule en question.

Bientôt l’opération maïs à l’ON

Après l’opération pomme de terre, cap sur celle dite de maïs. L’information a été donnée presque en off par le PDG de l’Office du Niger qui échangeait en privé en le directeur de zone de M’Bewani à Markala, Oriyerou Perou. Interrogé par nos soins afin d’en savoir plus, Amadou Boye Couliblay nous a indiqué qu’il entend "expérimenter la culture du maïs sur les périmètres de l’Office du Niger, après celle de la pomme de terre". L’objectif, selon lui est "d’intensifier la diversification de la culture des céréales et des tubercules". Cela a un double avantage : valoriser les terres de l’Office du Niger et contribuer efficacement à l’instauration de la sécurité alimentaire et, par ricochet, réduire la pauvreté.    

En somme, l’actuel PDG de l’Office du Niger, Amadou Boye Coulibaly déplore le fait que le paysan ne travaille pas suffisamment pour l’instauration de la sécurité alimentaire. Moins de trois mois dans l’année. Compte tenu du fait que cette situation est préjudiciable pour l’atteinte des objectifs de réduction de la pauvreté via une souveraineté alimentaire, Boye entend faire travailler plus le paysan afin qu’il gagne plus, non seulement pour son propre intérêt, mais également pour celui des consommateurs et de l’Etat. Selon le PDG de l’ON, "le paysan doit être comme un fonctionnaire, c’est-à-dire quelqu’un qui doit être sûr de récolter le fruit du labeur à la tâche bien accomplie". C’est dans cette optique qu’il est en train d’intensifier la diversification de la culture en zone Office du Niger qui regorge d’énormes potentialités pour faire de l’agriculture un vecteur essentiel du développement.

Pour la réussite de cette nouvelle politique, Amadou Boye Coulibaly compte sur l’appui du gouvernement et des Partenaires Techniques et financiers (PTF).

     Alassane DIARRA

Envoyé spécial

 

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