Bancarisation des bourses à Ecobank-mali : Silence, on s’enrichi sur le dos des étudiants

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Depuis le mois de juillet dernier, les étudiants maliens ont des soucis, des gros soucis. Ils sont martyriser, leur bourse est prise en otage par le Centre national des œuvres universitaires (CNOU) et ECOBANK Mali. Ce  calvaire dure depuis cinq mois et ils commencent à perdre pied.

 

De  nos jours, rien ne se passe comme prévu à Ecobank-Mali. Monsieur Diakité, une des victimes nous explique: « tous les jours, depuis cinq mois, je me présente à Ecobank pour me renseigner sur ma bourse. Et pour toute réponse le même récit : vos dossiers sont en cours de traitement. Au début de mes démarches,  un  employé de la banque  m’informe que  mon cas est loin d’être réglé parce que mon numéro immatricule est identique à celui d’un autre étudiant, en ajoutant que je ne suis pas le seul. Donc,  je devrais retourner au CNOU pour rectifier l’erreur. Ça  m’a pris deux semaines, puis c’est mon nom qui n’était pas bien inscrit, là aussi une nouvelle démarche. Manque de chance, encore une fois, mon numéro de compte doit aussi être changé, donc retour au  CENOU pour rectification,  deux semaines de plus perdues. Plus d’un mois et trois rectifications pour un seul dossier. Croyant que je suis arrivé au bout du tunnel, paf…., une autre gifle,  cette fois-ci, une histoire ébouriffante,  par erreur, la banque a viré ma bourse sur le compte d’une tierce personne et que cette dernière a vidé son compte. Chaque fois que j’arrive à la banque, ils ont une histoire à me raconter et dégage leur responsabilité. Parfois ils téléphonent devant moi  au soi-disant client qui détient  ma bourse pour lui demander la restitution de la somme mise à sa disposition par erreur. Or ce client doit être un fantôme, parce qu’il n’y a jamais quelqu’un à l’autre bout du fil, la banque attend car elle ne peut rien faire sans avoir mis la main sur lui. N’est-ce pas formidable? », Explique-t-il. Avant de poursuivre : « entre temps, mon loyer continue à courir, avec plus de trois mois  d’arriéré,  je m’attends du jour au lendemain à une expulsion de la part de mon locateur. Aujourd’hui, je me  trouve dans un embarra financier….avec en plus les petits crédits par-ci, par là pour survivre et pour mes frais de déplacement, parfois, sur une journée, on me fait faire des allers-retours trois fois ». Un autre cas, celui d’une fille quant à elle, se trouvant avec une carte magnétique sans code, elle fait des va-et-vient sans résultat durant quatre mois     «ECOBANK –Mali se débarrasse de nous, le CNOU ne veut pas nous recevoir;  sont-ils dans le même bateau ou les numéros de comptes qu’ils nous ont attribué sont-ils fictifs  », se demandent-elle. Avant  d’ajouter : « Aux dernières nouvelles, le chef de l’agence de Badalabougou, Monsieur Togola me fait croire que l’erreur vient du CNOU et que c’est à lui de trouver une solution qui  ne relève pas de leur compétence. Un jeu de ping-pong administratif. Nous avons  pu rencontrer un responsable d’ECOBANK. Cette personne  nous a donné quelques explications comme quoi la CENOU ne verse pas la totalité des bourses.                                                                                                             

 

L’ECOBANK est obligé de faire les paiements en deux tranches, cela provoque du retard que les jeunes ont du mal à comprendre. Il nous fait savoir que les cartes sont offertes aux étudiants sans frais, quelque part c’est une bonne action de leur part. Et enfin pour le cas qui nous intéresse, qu’il y a une trentaine de cas, mais que c’est en cours du traitement ».

Malversation ou faute professionnel?

 

Nos banques profitent de l’ignorance de leurs clients pour les abuser. Des banques qui n’ont aucune transparente et vue que les Maliens ne sont pas trop habitués au système, elles en profitent. ECOBANK est l’une des banques parmi tant d’autres, qui ne sont que sur le dos des clients pour s’engraisser et quand le problème  pointe, elles s’effacent. Ces loups à dents pointues, ne font que sucer le sang de leurs clients.                                        

 

 

Quant à ECOBANK, depuis quelque temps, elle  se dégrade en plus d’une mauvaise qualité de service. Nous nous trouvons devant une institution apparemment dépassée par le système, ce nouveau système bancaire qui est la carte de débit, qu’il croyait pouvoir maîtriser et qui en réalité est en train de les échapper. C’est une banque aussi qui n’a aucun respect envers les clients jusqu’à les faire payer parfois pour pouvoir leur rendre leur dû. La question qui se pose : incompétence ou mauvaise foi ?                

 

 

Incompétence, parce qu’elle ne se retrouve plus dans ce système pervers qu’ils ont créé avec le CNOU? Comment peut-on faire des virements sur des comptes différents, soi-disant que les numéros immatricules sont identiques? Les ordinateurs devraient signaler cette anomalie, sauf si la banque n’est pas doté des nouvelles technologies, c’est impensable à nos jours.                                 

  Mauvaise foi, parce que l’argent est transféré exprès dans des comptes d’amis pour après se partager le butin «du holdup à la malienne.»? Si c’est le cas, c’est très grave, de quel droit une banque se permet  de retenir on ne sait  de quelle façon  l’argent de leurs clients à d’autres fins.                                          

 

 

Il y a un aspect sombre qui plane sur cette affaire, l’argent autorisé pour un retrait  dans un compte  étudiant ne dépasse pas 300.000 FCFA  et même cela se fait rarement  car les étudiants sont encouragés par la formule à faire des retraits quotidiens dans les distributeurs de billets pour leurs besoins, n’est-ce pas le but recherché par  le CENOU et ECOBANK?                                                          

 

 

Mais à la grande surprise, les retraits vont jusqu’à 500.000 FCFA, les employés de la Banque n’ont rien vu venir. Comment un client peut fait un retrait d’une somme qui n’est pas dans son compte? Pourtant c’est la banque elle-même dans leur jargon «mise en disposition» qui a autorisé les retraits.            Un cas est défendable, mais 124, c’en est de trop, c’est la bagatelle de plus ou moins de  50 millions de nos francs, quelle bonne prise! c’est une honte d’abuser des jeunes qui ne cherchent qu’à étudier avec la somme maigre que l’Etat leur donne quand les enfants des Ministres et des hauts fonctionnaires se trouvent à l’extérieur dans des bonnes conditions avec aussi notre argent, l’argent des contribuables volés ou pris…Qui est responsable ?                                 

 

 

Lamentable que ça soit, comment pourrait-on détourner l’argent de ses étudiants§ Même si c’est une erreur, on devrait régler leur problème ensuite chercher les coupables car ce ne sont  en aucun cas leur faute, ils sont les victimes, victime d’une bande d’inconscient sans état d’âme, sans pitié. La banque est seule responsable car c’est elle qui a commis l’acte, l’acte de virer l’argent d’un client dans le compte d’un autre, donc elle devrait prendre ses responsabilités.                     

 

 

Il y a deux responsabilités dans cette affaire, l’une est celle «contractuelle» (responsabilité indiquée dans le contrat) ou l’autre «délictuelle» (responsabilité relative à une faute intentionnelle,  à un délit). La banque a commis une faute dans l’exécution de sa tâche donc mal accomplie  l’une des différentes opérations bancaires qui lient le contrat à son client. Mais comme ces jeunes n’ont pas eu leur mot à dire, la responsabilité se trouve  entre le CNOU et l’ECOBANK. La banque dans l’absence de vigilance a manqué à son engagement qui est de veiller sur  les comptes des clients, ce  qui a causé un préjudice, c’est une faute.              

 

La banque est en faute et doit dédommager ses victimes. Les trois éléments fondamentaux qui donnent droit aux dédommagements sont réunis dans ce problème: la constatation d’un dommage, l’existence d’un fait générateur qui est le plus souvent une faute professionnelle, et enfin le lien de causalité entre le préjudice et l’acte fautif.

Au lieu de réagir rapidement pour régler le problème de ces jeunes en remboursant les sommes dérobées en toute illégalité, la banque et, le CNOU agissent piteusement  alors que ces jeunes sont dans leurs droits, c’est tout de même grave dans notre pays.

Nous avons peur pour ces jeunes en détresse, qui nous ont contactés. Il y  a entre eux, ceux qui ne pourront pas présenter leur mémoire, faute d’argent. Et comment étudier quand on a la peur au ventre chaque matin au réveil, la peur d’être expulsé de leurs chambres faute de ne pas pouvoir payer le loyer. Cette affaire pourra faire une répercussion grave sur ces jeunes si personne ne vient à leur secours .Ils sont désespérés

A force de casser la jeunesse, les jeunes ont des idées noires comme  s’immoler (l’exemple du jeune Tunisien), au moment où les enfants des autres, font  le beau temps à l’étranger. Il serait temps d’arrêter les frais, et de laisser ces braves garçons continuer leurs études, ne les freinez pas, ils sont l’avenir de notre pays et nous ne voulons pas qu’ils deviennent ces hommes aux bazins blancs d’aujourd’hui qui nous gouvernent  par la corruption et les magouilles.

 

NNC

 

 

 


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