Mali: Romano Prodi écarte une action militaire avant septembre 2013

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L’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahel, Romano Prodi, le 23 octobre 2012 à Berlin
© AFP

RABAT – Les experts s’accordent pour dire qu’une action militaire dans le nord du Mali ne sera possible qu’en septembre 2013, a déclaré mardi à Rabat l’envoyé spécial de l’ONU au Sahel, Romano Prodi.

Tous les experts (politiques et militaires) sont d’accord pour dire qu’une intervention militaire ne pourrait avoir lieu qu’en septembre 2013, a affirmé M. Prodi, qui s’exprimait en français, lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Saad Eddine El Othmani.

Le 11 novembre, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a approuvé l’envoi dans le nord du Mali, contrôlé par des groupes islamistes armés, d’une force militaire soutenue sur le plan logistique par des pays occidentaux. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer en décembre sur cette intervention.

Il faut préparer (une) action militaire pour être crédible (et) ma mission c’est de faire tout pour la paix et éviter la guerre, a ajouté M. Prodi, plaidant pour la recherche d’une solution politique au Mali et dans le Sahel.

Le ministre marocain a pour sa part affirmé lors de cette conférence de presse que son pays n’était pas enthousiaste pour une action militaire, indiquant que la stratégie du royaume vis-à-vis du Mali privilégiait d’abord un règlement politique.

Il a précisé que le Maroc souhaitait épuiser toutes les solutions pacifiques avec le soutien des pays voisins et de la Cédéao.

Le 8 novembre, alors qu’il était en visite à Alger, M. Prodi avait fait part de la même position en déclarant qu’une intervention militaire n’interviendrait qu’en dernier ressort dans le nord du Mali.

L’Algérie, puissant voisin du Mali, privilégie aussi le dialogue. Son ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a estimé lundi que les choses étaient devenues plus claires maintenant au Mali depuis que la solution politique est acceptée par tous comme prioritaire.

Alger a convaincu les rebelles touareg d’Ansar Dine d’entrer dans la négociation et de renoncer à ses alliés, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l’unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avec lesquels il impose la loi au Nord du Mali.

(©AFP / 20 novembre 2012 19h12)

SOURCE:  du   20 nov 2012.    

60 Réactions à Mali: Romano Prodi écarte une action militaire avant septembre 2013

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    L’ENGAGEMENT RESPONSABLE DE CHAQUE PARTIE PRENANTE ET LA COHÉSION NATIONALE CONDITIONNERONT UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE MALIENNE EN GARANTISSANT LA NON IMPUNITÉ, LA RESTAURATION DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET DE L’UNITÉ ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE MAIS AUSSI LA PAIX ET LA SÉCURITÉ PÉRENNES.

    Bonjour,
    Les concertations nationales et les négociations doivent être INCLUSIVES et OUVERTES aux régions, à la diaspora et à toutes les parties prenantes, A TRAVERS UN ENGAGEMENT RESPONSABLE.

    Ce dernier fait que doivent y prendre part tous les Maliens, de toutes les communautés, qui acceptent les principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique, …) et les conditions (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …): dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) retenus d’un commun accord lors de ces dernières.

    Les concertations nationales sont INCONTOURNABLES pour apporter des réponses à la difficulté qui fait qu’on a du mal à les rendre inclusives et ouvertes (en garantissant l’engagement responsable) et que les parties prenantes ont du mal à s’entendre sur leurs termes de référence donc leur finalité, les opérations et leurs ordonnancement pour apporter une réponse durable à la crise au Mali.

    Plusieurs éléments peuvent contribuer à expliquer cette difficulté tels que : l’exclusion de certains Maliens, la non compréhension par certains Maliens de ce qu’on veut faire, les égos de certains membres des parties prenantes, leurs desseins inavoués, les amalgames, la haine, l’engagement en ordre dispersé qui nuit à la cohésion et à la garantie d’une solution pour le bien-être collectif.

    Ce sont certains des aspects bloquants qu’il faut expliquer, les mettre de côté ou bien les traiter, comme le futur réellement souhaité, les opérations à traiter pour y parvenir et leur ordonnancement à travers une feuille de route (ce qui est indispensable à faire tout de suite et l’ordre des opérations pour y arriver, comme la nécessité ou pas d’institutions ou organes de transition additionnels, la restauration de l’intégrité territoriale, les élections, ce qu’il faut faire juste après les élections et ce qu’il faut laisser à beaucoup plus tard).

    Sans ce travail préalable à tout, on risque d’avancer dans le désordre, sans cohésion, sans traiter ce qu’il faut et sans consensus entre les parties prenantes sur la problématique rendant difficile, voire impossible, la négociation.

    Ce qui peut nous amener à la fin de la transition sans rien faire de concret, comme la libération des zones occupées, la tenue des élections transparentes et justes, qui sont les objectifs majeurs de cette transition.

    L’aspect cohésion nationale est très important et prédétermine la suite.

    Les concertations nationales aideront à créer cette dernière autour du futur souhaité.

    Quant aux amalgames, comme vous l’avez constaté, ils font partie de ce qui peut bloquer et toutes les parties prenantes, dont les populations civiles, doivent les éviter : chacun a une part de responsabilité.

    L’engagement responsable de chaque partie prenante et la cohésion nationale conditionneront la réussite de la sortie durable de la crise au Mali en garantissant la non impunité, la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité et la réconciliation nationale mais aussi la paix et la sécurité pérennes.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail : Webanassane@yahoo.com

  2. Sans pisser

    … »2- En parlant de negociation avec l’un de ces groupes, je ne vois reelement aucune difference entre cequ’ils disent et ce que disait « le regime incompetent » d’ATT; »

    Babenba, je te rassure: Tu ne vois AUCUNE différence… tout simplement parcequ’il n’y en a AUCUNE!…

  3. Keita78

    L’heure n’est plus à la négosiation, Ces rebelles, je dirai ces barbares ne respectent pas les humains et ne comprennent que la force; et face à la force il faut utiliser la FORCE.

  4. M'BAYIIRI

    Alors pouvez-vous continuer à vous en prendre à la médiation burkinabe ?

  5. diabalika

    HA encore quelq’un qui enerve le malien lamda ce enfant Prodigue de ROMANO.
    Je pense que toi tu es venu au mali pour nous aider à resoudre rapidement la crise mais c’est tout a fait le contraire.
    Donc si tu ne peut pas bien faire ce boulot qui t’a été confier vraimant on te remercie bon retour en itali chez toi.
    Trops c’est trops ne nous enerve pas d’anantage.

    Mr Ban qui moon pourquoi un enfant prodigue pour nous couper le somaille? le malien a souffere et souffre d’avantage tous les jour donc ne mettez pais un couteau dans notre plait.
    Nous voulons la guèrre et tout de suite point bar prodi compris ? les consécances on gère. Ozer lutter c’est ozer vaincre.

  6. Enverité

    Septembre 2013 temps suffisant pour les islamistes de se multiplier et s’organiser davantage. Au lieu de critiquer le MNLA qui combat actuellement il faudrait lui preter mains fortes pour chasser les islamistes et après negocier juger et punir. le linge sale se lave en famille. Je vous le dis, il n’y aura aucune intervention militaire extérieure. Agir maintenant ou rester sous protectorat.

  7. babenba

    cette transition est tres maldroite quant à la crise du Nord. Je pense personnellement qu’ils doivent eviter des erreurs comises par le passé pour resoudre à jamais ce probleme:
    1- Bientot 20 ans de negociations avec eux. En effet ces touaregues ont vecus 20ans au deçu de toutes les lois maliennes(voila les consequences ils pensent pouvoir massacrer le peuple en toute impunité, et demander à revenir au mali quand ils veulent);
    2- En parlant de negociation avec l’un de ces groupes, je ne vois reelement aucune difference entre cequ’ils disent et ce que disait « le regime incompetent » d’ATT;
    3- Le Mali n’a rien a leur dire encore, car chose que nous, peuple Malien, savons c’est que c’est fini les « BEBES GUATES DU PAYS » et la mort de nos parents ne restera plus impunie; et si le gouvernement ne s’assumer, alors nous rendrons notre justice sans amalgame. WA SALAM

  8. Ibra67

    Et pendant tout ce temps les refugiés s’appitoyeront sur leur sort à l’intérieur comme à l’exterieur du pays. Ce delai me fait friçonner et qu’est ce qui est derrière tout ça? La partition du Mali? ha la politique me deçoit. Avons nous encore cette dignité qui caractérisait le malien? Je ne croit plus. Même étant pauvre nous pouvons declancher cette guerre contre ces énnemis si toutefois il n’y a pas d’implication extérieure ce à quoi je n’est aucun doute. En citoyen de ce pays; je suis de plus en plus deçu par le comportement des dirigeants de la transition pour leur double langage. Que Dieu dans sa miséricorde sauve mon pays.

  9. malindivisible

    Encore une fois, les maliens doivent ouvrir leurs yeux car cette armée malienne est la leur. Le peuple n’est pas mieux que son armée, elle est issue de ce peuple. Donc pour des intérêts égoïstes des lobbies continuent de critiquer l’armée au lieu de l’encourager. Si ce ne sont des officiers hauts gradés et alliés du régime défunt, qu’à fait d’extraordinaire le Mali à son armée? Même le simple carburant pour faire des patrouilles qu’ nord sur des milliers de km, c’est un problème.

  10. 1FILSDUMALIBA

    C’est tellement evident. Je dirai meme dans un an. Juste de la politique pour donner de faux espoir.