Trafic illicite de drogue dans le monde : Un chiffre d’affaires de 320 milliards de dollars par an

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Avec un chiffre d’affaire estimé à 320 milliards de dollars par an et 14% de la cocaïne transitant dans l’espace ouest africain, selon Cyriaque Sobtafo de l’ONUDC, le trafic de drogues et la criminalité organisée deviennent assurément un fléau pour notre sous-région. Face à cette situation, il urge d’outiller les personnes intervenant en la matière pour mieux la maîtriser

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C’est tout le sens de l’atelier de formation des personnels de l’administration judiciaire aux spécificités du traitement des affaires liées au crime organisé et au trafic illicite de drogues, ainsi qu’à celles concernant les mécanismes internationaux de coopération en matière de crime  et contrôle des drogues. Cet atelier de 2 jours a été initié par le Programme intégré de lutte contre de lutte contre le trafic illicite de drogue et les crimes organisés du ministère de la Justice. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre Maharafa Traoré, en présence du représentant régional adjoint de l’Office des nations unies contre la drogue  et le crime (ONUDC) pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Cyriaque Sobtafo. Cet atelier s’inscrit dans la dynamique de mieux former tout le personnel de l’administration judiciaire à combattre le fléau que représentent la criminalité organisée et le trafic illicite des drogues.

 

Dans son intervention, l’adjoint au représentant régional de l’ONUDC a indiqué que la globalisation de l’économie, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, la facilité de voyager à travers le monde, sont, malheureusement, de plus en plus exploitées par les organisations criminelles. Au même moment, selon lui, les gouvernements font face à plusieurs facettes de la criminalité organisée, notamment les trafics illicites en tous genre, la traite des personnes, le blanchiment d’argent. Il est estimé que les bénéfices annuels des activités criminelles représentent environ 1,5% du produit national brut (PNB) cumulé de tous les Etats de la planète. Aussi, a-t-il souligné, «le trafic illicite des drogues, à lui seul, représente un chiffre d’affaires de 320 milliards de dollars par an. La traite des personnes est estimée à 23 milliards de dollars, avec 2,5 millions de victimes par an».

Aujourd’hui, on estime qu’annuellement environ 20 tonnes de cocaïne, c’est-à-dire 14% de la cocaïne trafiquée, transiteraient encore par l’Afrique de l’Ouest, ce qui équivaudrait à 1 milliard de dollars américains une fois arrivée à destination.

 

M. Sobtafo s’est réjoui du fait que le Mali ait déjà ratifié la plupart des conventions internationales liées à la criminalité organisée et au trafic de drogue, notamment les trois Conventions sur le contrôle des drogues, la criminalité transnationale organisée et celle des Nations Unies contre la corruption, et la plupart des conventions et protocoles sur le terrorisme.

 

Dans cette optique, le ministre Traoré a rappelé que son département avait déjà entrepris de nombreuses actions, dont la mise en place d’une Commission nationale de relecture des textes pénaux et la tenue d’un atelier de renforcement des capacités de cette Commission. Aux dires du ministre, cet atelier a permis d’achever un avant-projet de loi portant institution d’une juridiction spécialisée dans le traitement des affaires de grande criminalité. Pour Maharafa Traoré, l’objectif recherché reste l’opérationnalité effective et partagée dans les grands principes, afin de mettre fin aux divergences de perceptions entre les services centraux et les structures opérationnelles.

Youssouf Diallo

 

 

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