Pourparlers d’Alger : Remarques et suggestions remontent des régions

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Pourparlers d’Alger : Remarques et suggestions remontent des régionsDes membres du gouvernement ont sillonné la semaine dernière les capitales régionales dans le cadre de la campagne d’information des populations sur la teneur du document de synthèse intitulé «Elément pour un accord de paix et de réconciliation au Mali» devant servir de base à un préaccord de paix à l’issue des pourparlers d’Alger. Le but de la démarche était de présenter le document aux dirigeants régionaux et aux représentants des populations, et de recueillir des avis et suggestions à même d’enrichir les amendements que le gouvernement apportera au texte lors de la reprise des pourparlers dans la capitale algérienne.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké, était à Ségou, vendredi, pour y rencontrer les responsables politico-administratifs, les organisations socio-professionnelles et la société civile.

Après des exposés sur les grands axes du document et l’ouverture du débat, des intervenants ont demandé que justice soit rendue aux victimes des exactions des groupes armés. D’autres ont recommandé une présence accrue de l’armée dans le nord du pays, un audit des ressources financières déjà mobilisées et plus de précautions dans l’intégration et la réintégration des combattants des groupes armés dans les corps des forces armées et de sécurité.

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale,  Abdoulaye Diop, a présenté le document vendredi à Koulikoro aux responsables politiques et administratifs, aux représentants des populations. Le document a suscité des inquiétudes sur la gestion des régions par spécificité, l’intégration des mouvements armées dans l’armée malienne, le retard dans le redéploiement des services sociaux de base et de l’armée malienne, l’organisation des élections au nord, le rôle des cadis, entre autres.

Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, était le même jour à Mopti pour y expliciter le document aux dirigeants régionaux et aux représentants des populations. Les échanges ont permis aux uns et autres de soulever des préoccupations relatives à la dénomination Azawad, à la création d’une Force de sécurité intérieure (police territoriale), à la mise en place d’une deuxième chambre (Sénat) représentant les collectivités territoriales, à la revalorisation du rôle des cadis dans la distribution de la justice et à la réservation de 50% des effectifs de recrutement dans la Fonction publique territoriale aux ressortissants des régions du Nord.

Quant au ministre de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane Sy, il était à Kayes, ce même vendredi. Les discussions avec les responsables régionaux ont permis à ceux-ci de lui faire part de leur souci principal de tout négocier sauf l’intégrité, l’unicité et la laïcité du pays. Les Kayésiens ont exprimé aussi leur scepticisme quant à la sincérité des groupes armés. Ils ont ainsi demandé au gouvernement de réfléchir à deux fois avant d’accepter la réintegration dans l’armée des combattants déserteurs.

Tombouctou a reçu dimanche le ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté. Les habitants et responsables de la Cité mystérieuse ont salué la prise en compte par le document de la médiation de l’intégrité territoriale, du respect de la constitution et du caractère laïc de l’Etat. Ils ont surtout émis des réserves sur la création du sénat qui, selon certains, sera budgétivore. Ils ont insisté sur la préparation du retour des refugiés, la représentativité dans les institutions politiques et les questions de défense et de sécurité sous l’angle surtout de la demobilisation et de l’intégration des combattants. Nombre d’intervenants ont demandé de faire attention à ne pas tomber dans les erreurs du passé et d’éviter que les armes destinées à protéger les citoyens ne se retournent contre eux.

Partout les ministres ont écouté, expliqué, noté et promis que les preoccupations des habitants des régions seront prises en compte dans les arguments du gouvernement à la reprise des pourparlers.

A.O. DOLO, O NIANE, M. SAYAH, D. COULIBALY, A. MAIGA (AMAP Ségou, Kayes, Tombouctou, Mopti et Koulikoro)

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5 COMMENTAIRES

  1. Vous homme politique je pense qu'il nya rien a dire encore seulement mettre chaque action la ou il faut vraiment un grand conteur de l histoire du pays de la colonisation a nos jours avec une bonne analyse le problème du Nord prendra fin pour de bon .Vous sudiste ne voyer pas seulement aujourd'hui hier les nordistes on passe mal avec les calamité naturelle mal géré par le pouvoir en place dont on ne peut expliquer maintenant quand ces touareg pense à ce problème il pense à l'indépendance si non ils sont tous malien et fierté d'être malien de Sony aliber a askia Mohamed jusqu a Firhoune ils ne veulent pas l'indépendance mais une considération de Bamako cest tout

  2. On espère que cette consultation des régions va réellement être prise en compte pour ne pas tomber dans les erreurs du passe. Les zones de développement , les régions intégrées sont des notions qui portent en elles les germes de la division et de l’injustice pour ne pas dire tout simplement les germes de la future fédération du Mali.

    La réintégration des combattants, en fait des bandits armes ne doit sous aucun prétexte concerner ceux qui ont déserte. Les dispositions qui impliquent une révision constitutionnelle me semblent les plus dangereuses, notamment celles relatives a ce fameux sénat pour caser de véritables renégats de chefs traditionnels du nord dont le rôle dans l’instabilité de notre pays a été établi a plusieurs reprises.

    Nous saluons cette initiative d’impliquer les populations a une grande échelle dans les négociations . Dans tous les cas le peuple devient mur sur cette question et il ne se laissera plus trimbaler comme IBK, le menteur , voleur. Courage Diop.

  3. Tout d’abord mes remerciements D’avoir lu quelqu’un qui connaît le pays .Donc si je vous comprend c’est la guerre froide qui a entraîné ce problème parceque après le colonialisme c’est cest le communisme qui est venu avec Modibo Keïta qui n a pas voulu le contrôle de la France qui contait sur les immense richesse du Nord et après Lui des militaire inexpérimenté .Donc pourquoi ne pas coopérer avec la avec des contrats minier bien négocier en faveur de l’intérêt public chers maliens je pense qu’il est temps d’une prise de conscience de tout un chacun .Notre pays est au même pied d’égalité que le BF le Niger la Mauritanie avec les même revenu minier mais qui sont stable et on beaucoup avancé dans la construction de leur pays on ne peut pas accuser une personne cest vous tous politiques parceque depuis 92 cest le même groupe seulement vous changez de places ce Mr a tout dis c est à vous d analyser merci a tout le monde

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