22 ans après avoir quitté le pouvoir, Le Général Moussa Traoré ne regrette rien

67 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

Nouvelles brèves du « Le RépublicainMali »

* 22 ans après avoir quitté le pouvoir, Le Général Moussa Traoré ne regrette rien

Dioncounda, Cheick Modibo et Moussa Traoré (GD)

Dioncounda, Cheick Modibo et Moussa Traoré (GD)

Interrogé par Michèle Ouimet de la Presse, l’ancien président du Mali, Moussa Traoré « admet qu’on le consulte – beaucoup et souvent -, que politiciens et anciens ennemis défilent sur sa terrasse et que des militaires envoyés par le capitaine Sanogo boivent ses paroles », selon un article publié par la journaliste. Quels conseils l’ex-dictateur donne-t-il à ce beau monde qui vient le consulter? « J’ai dirigé le pays pendant 23 ans, j’ai acquis de l’expérience, ces années peuvent servir à quelque chose », répond-il. Et les militaires, que vous demandent-ils? interroge la journaliste. Réponse du Général : « L’armée veut récupérer le Nord. Elle est très préoccupée. Ceux qui parlent de la division du pays ne connaissent pas le Mali. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la France a été occupée. Pourtant, personne n’a parlé de la disparition de la France.». Selon cet article, il reçoit toujours sur sa terrasse, sauf lorsque l’entretien est «ultrasecret». Il s’installe alors dans son salon, à l’abri des oreilles indiscrètes. Puis la journaliste s’arrête un moment sur le coup d’État qui renverse le président Modibo Keita en 1968, la longue dictature qui marquera le Mali : interdiction des partis politiques et musellement de la presse, bref le régime policier qu’il a créé, l’élimination de ses adversaires en les envoyant travailler dans la mine de sel de Taoudéni, bagne perdu au milieu du Sahara, à 900 kilomètres au nord de Tombouctou. Question à Moussa Traoré : A-t-il des regrets? A-t-il fait des erreurs? La réponse est tout simplement : «Non!». Il n’en dit pas plus. Son règne de 23 ans est un chapitre clos. Sa femme Mariam Sissoko celle qu’on avait surnommée l’impératrice, qui était à côté, ajoute: «Le pays a assez de problèmes comme ça.» Aujourd’hui, Moussa Traoré reçoit sur sa grande terrasse et regarde ses enfants se lancer en politique. L’aîné, Boukadary, a créé un parti. Il veut se présenter aux prochaines élections. Idrissa, lui, ne fait pas «encore» de politique. Le gendre de Traoré a été premier ministre, mais il a été écarté du pouvoir en décembre. Et un parti politique s’inspire de l’héritage de l’ex-dictateur. Qui va-t-il appuyer? «Je vais soutenir le peuple», répond-il. Son fils Idrissa est plus précis. «Boukadary, mon beau-frère et moi allons unir nos efforts. Nous serons tous ensemble.» Les héritiers de Moussa Traoré sont prêts. Ils ont les yeux fixés sur le pouvoir, 22 ans après la chute du vieux dictateur.

/////

* Cabinet de la première dame du Mali / Mme Traoré Mintou à Séoul et à Tokyo

L’épouse du Président de la République par intérim, Mme Traoré Mintou Doucouré prendra part à Séoul (Corée du Sud) au sommet mondial sur la « paix, la sécurité et le développement durable » qui aura lieu du 22 au 25 février 2013. Invitée d’honneur de la Fédération pour la Paix Universelle (organisatrice du sommet), selon le communiqué du Cabinet de la première dame qui l’annonce, Mme Traoré prendra la parole, à cette tribune, pour plaider en faveur du retour et de la prise en charge des  populations maliennes réfugiées et de la reconstruction  du pays. A l’occasion, Mme Traoré Mintou Doucouré rencontrera les dirigeants du secteur privé dans les domaines  de la santé et du jumelage des communes ; les ONG coréennes et les dirigeants du projet de développement « Saemaul » (Nouveau village). A la suite du sommet, la première dame et sa délégation se rendront à Tokyo pour une séance de travail avec les autorités communales de Nara City et des ONG japonaises. En fin de séjour, elle animera une conférence de presse. L’épouse du Président de la République par intérim est accompagnée par le Ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant, Mme ALWATA Ichata SAHI et les membres de son Cabinet.

/////

* Le deuxième soldat français tombé sur le champ de l’honneur  / Hommage au Sergent-chef Harold VORMEZEELE

Un soldat français a trouvé la mort dans les combats au nord du Mali contre les groupes terroristes. Il s’agit du sergent-chef Harold VORMEZEELE, né le 24 juillet 1979 en Belgique. Ce légionnaire du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi, aura servi la France durant près de 14 ans. Le sergent-chef VORMEZEELE a effectué plusieurs missions extérieures : la Bosnie-Herzégovine en 2000, le Gabon en 2001, Djibouti en 2001 et 2011, la Nouvelle-Calédonie en 2003, la République de Côte d’Ivoire en 2006, la République Centrafricaine en 2007 et l’Afghanistan en 2008, 2010 et 2011 , la Nouvelle-Calédonie en 2003, la République de Côte d’Ivoire en 2006, la République Centrafricaine en 2007 et l’Afghanistan en 2008, 2010 et 2011. près de 14 ans. Deuxième soldat français tué au Mali.

Le sergent-chef Harold VORMEZEELE a été tué lors d’un accrochage sérieux avec des islamistes réfugiés au nord du Mali, dans le massif des Ifoghas. Plusieurs terroristes ont été tués lors de cet accrochage. Un groupe de commandos parachutistes accompagné d’un contrôleur aérien avancé chargé de guider les frappes d’aéronefs et d’une patrouille blindée, était en mission de reconnaissance en fin de matinée lorsqu’il a été pris à partie. Malgré une riposte immédiate au sol puis dans les airs grâce à l’intervention de deux Mirages 2000D, un sous-officier légionnaire a été mortellement touché. Depuis lundi, les forces françaises et maliennes opèrent dans la région dans le cadre de l’opération Panthère, qui vise à « désorganiser les groupes terroristes et à démanteler les sanctuaires terroristes ». Deux dépôts de munitions et une vingtaine de combattants auraient été neutralisés. Après la mort de Damien Boiteux le 11 janvier, l’armée française a ainsi enregistré sa deuxième perte dans ses rangs. D’origine belge et naturalisé français en 2010, Harold VORMEZEELE s’était engagé dans la Légion étrangère en février 1999. Il avait notamment servi en Bosnie-Herzégovine (2000), au Gabon (2001), Djibouti  et en Afghanistan (2008, 2010 et 2011). Le 2e REP auquel appartenait Harold Vormezeele avait envoyé des éléments au Nord-Mali à la fin du mois de janvier. L’essentiel d’entre eux était fourni par la 2e compagnie, celle qui avait sauté sur Kolwezi et Tombouctou.

///////

* Situation sociopolitique au Mali / Une commission ad hoc du Parlement de la CEDEAO au Mali

Une délégation des parlementaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), membres de la Commission ad hoc sur le Mali et la Guinée Bissau, conduite par Moustapha Loh, séjourne dans notre pays du mardi au vendredi. Les députés de la communauté qui ont été reçus par le président de l’Assemblée nationale, rencontreront les présidents de groupes parlementaires, le collectif des députés du Nord, le Premier ministre, les présidents des institutions de la République, de l’Association malienne des droits de l’homme, de la Croix rouge malienne, du Haut conseil islamique. Les parlementaires de la communauté rencontreront le Représentant spécial de la CEDEAO au Mali Cheaka Abdou Touré.

 

SOURCE:  du   20 fév 2013.    

67 Réactions à 22 ans après avoir quitté le pouvoir, Le Général Moussa Traoré ne regrette rien

  1. malisavan

    lemalien la vérite caché la, on le mange pas, vraiment soit des êtres civilises.

  2. malisavan

    Mes chers, ouvre les yeux.
    Moussa Traore ne merite pas d’être féliciter ici, s’il dit, qu’il ne regrette rien pendant ces vingt trois ans, c’est une honte de sa part ainsi que de sa famille.
    Moussa avait toutes les atouts pour faire bouger ce pays. je m’arrête la.