Les aides ménagères dans les grandes villes : Quand le service devient de la servitude !

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Les aides ménagères dans les grandes villes : Quand le service devient de la servitude !

A la fin des travaux champêtres, les grandes agglomérations sont inondées par des jeunes filles/dames qui émigrent des zones rurales à la recherche d’emploi d’aide-ménagère. Pour la plupart, d’entre elles, il s’agit de la quête de ressources pour les trousseaux de mariage. Mais, chez la plupart de ces filles rurales, l’aventure ne produit pas l’espoir escompté. Comment et Pourquoi ? 

Vivant sous le poids des conditions socioéconomiques difficiles de leurs contrées, les jeunes filles/dames de nos zones rurales n’ont d’autres choix que d’émigrer vers les grandes agglomérations à la recherche des conditions de vie meilleure, ou, plutôt, acquérir quelque chose, le temps de la saison morte, pour pouvoir soutenir leurs parents en termes de ressources financières, surtout lorsqu’il s’agit de préparer leur propre mariage. Cette aventure pour la plupart se termine en cauchemar, surtout quand elles tombent entre les mains de certaines ‘’patronnes’’.

Dépourvues de toute notion d’humanisme certaines ‘’patronnes’’, après avoir bénéficié des services de ces employées de maison, des mois durant, leur font voir de toutes les couleurs au moment de leur départ quand  elles s’attendent à leur dû.

Ainsi, dès que ces ‘’pauvres’’ annoncent la date de leur départ, on s’attelle à sortir  un programme de travail hyper chargé. Histoire de les pousser à laisser le travail d’elles mêmes. Dans ce cas, un alibi est tout trouvé pour refuser de verser leurs salaires alors que celles-ci, durant toute l’année ont accompli leur devoir avec assiduité. Elles se réveillent avant tous les membres de la famille (5H à titre indicatif) et ne se couchent qu’après tout le monde (0h à titre indicatif).

Elles sont indexées ou suspectées en premières, à chaque fois qu’une gaffe est commise dans la maison. Comme par exemple, un vol, une destruction de matériel, une bris de verre etc.

Au-delà de tout ce qu’elles subissent comme difficultés de la part de certaines ‘’patronnes’’ ces jeunes filles/dames courent encore beaucoup d’autres risques, notamment du harcèlement ou abus sexuel de la part du mari ou des enfants de leurs employeuses. Et cela à tendance à être permis, compte tenu du fait que les femmes préfèrent laver du linge sale en famille que de laisser leurs époux chercher dehors.

Une situation qui de nos jours peut être considérée comme, source de la prolifération des jeunes mères célibataires  avec dans les bras des enfants sans père connu, destinés à accroitre  la pègre de la capitale et de jeunes femmes facilement tentées soient à se prostituer ou d’immigrer vers des sites d’orpaillage.

Recrutées comme  employées de maison, ces filles deviennent vite des « bonnes à tout faire » avant d’être jetées comme de simples kleenex  au vu et au su de la kyrielle d’associations et organisations de protection des droits de femmes.

Par Fatoumata Coulibaly (stagiaire)

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6 COMMENTAIRES

  1. C’est l’un de plusieurs indices que nous sommes un pays injuste. Et en plus on pays les boys a 20 a 25 000 alors que les bonnes travaillent 10X plus dur que les boys…pour dire que nous sommes une société qui marginalise la femme (remarquablement c’est les femmes elles-mêmes qui encourage ce mauvais traitement de bonne dans nos ménages…je jure de DIEU je n’ai jamais accepté de payer une bonne a 7500…je paye 10000 et un jour j’ai tenté ma femme en disant que je vais une bonne 12500 voila ce qu’elle m’a dit …lol “ne gattes pas la société…toi tu peux pays …tout le monde peut pas…pourquoi tu veux gratter les choses pour le gens?”..

    C’est de l’esclavage et l’exploitation d’enfants!
    Tu n’entend jamais nos députés essayer de changer ces problèmes…ils trouvent que ce n’est pas important…mais hélas c’est important!

  2. Dans tout ça c’est l’Etat du Mali qui est le seul fautif. Comment un Etat qui se respecte laisse se développer des pratiques moyenâgeuses.

  3. Madame la stagiaire, il est plus facile derrière un ordinateur d’émettre un avis, encore que celui-ci n’engage que votre personne. S’il vous plait, lorsque vous écriez, évitez de généraliser. Les bonnes aujourd’hui après 24 heures si elle ne sont pas contente, elle s’en vont. Les patronnes se démêlent des problèmes comme les bonnes, salaires maigres qui tombe pas régulièrement, les patrons des patrons sont compliqué … Une bonne qui se réveille a 5 heures, c’est que la patronne la réveillé et pas pour se recoucher après.

  4. De toutes les façons sachez Fatoumata COULIBALY que ces filles et femmes rurales ont cessé de travailler dans nos familles depuis plus de trois ans maintenant, nos femmes n’ont plus de bonne et cela est très pénible pour nos femmes qui débattent elles-mêmes pour les travaux ménagers. Ces filles et femmes rurales préfèrent des travaux d’orpaillage et d’extraction de sable de construction pour les propriétaires de pirogues destinées à cette extraction de sable au bord du fleuve Niger. Là dans les sites d’orpaillage et d’extraction de sable, elles souffrent sans limite et elles retournent aux villages avec des maladies dont elles n’auront jamais les moyens de se faire soigner; il s’agit des hépatites de toutes sortes, A, B, C, D, E, le VIH/SIDA, la typhoïde, le paludisme est la moindre avec ses complication. Je reste certain que ces filles et femmes reconsidéreront leur position eu égard aux aides de nos femmes.

  5. C’est trop malhonnêteté, c’est un sujet à prendre très au sérieux pour traquer les patronnes qui exploitent ou abusent leur aides ménagères.
    Les femmes patronnes, sadiques doivent savoir que le 8 Mars n’est pas pour les soient disantes femmes modernes, le 8 Mars appartient aux femmes comme ces aides ménagères. Ces filles et femmes doivent être supporter pour punir ceux qui est maltraitent

    • Pire, elles vont quémander l’aumône pour ces pauvres femmes à l’extérieur au nom des droits des femmes sur ciel et terre pour les rendre serviles après à domicile….

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