Armée nationale: Le camp Amadou Checkou Tall de Ségou disposera bientôt d’un helipad et d’un hélicoptère de transport

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L'acceuil du président IBK à Baraouéli lors de sa première journée de visite dans la région de Ségou
L'acceuil du président IBK à Baraouéli lors de sa première journée de visite dans la région de Ségou

Le séjour de six jours du  président IBK à Ségou a été aussi marqué par une visite au camp militaire Amadou Chekou Tall, où il le chef suprême des armées a pris le repas de corps avec la troupe. Une visite historique, car IBK est le deuxième président à visiter ce camp depuis celle effectuée par le président Modibo Keïta en 1960.

Dès l’entame de ses propos, le président IBK a tenu à saluer la bravoure des soldats et de tout ce qu’ils font comme effort pour assurer la sécurité du territoire national.

Sur place, le président IBK constate un bâtiment datant de l’époque coloniale, en ruine et une armée motivée mais qui a encore besoin d’équipements pour assurer sa mission régalienne. « Je crois que bientôt cela sera du passé», assure le président IBK. Avant de révéler que le camp Amadou Chekou Tall, sera équipé d’un hélicoptère de transport et d’un helipad (lieu d’atterrissage de  l’hélicoptère).

« Un helipad à Ségou ne sera pas un luxe. Il nous faut des moyens de projection rapide », soutient-il.

A cet effet, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tièman Hubert Coulibaly a révélé que son département est en négociation avancée avec le fabricant européen d’avion  Airbus pour l’achat d’hélicoptère.

S’agissant des conditions de vie des soldats, le président IBK juge qu’elles doivent s’améliorer davantage.

« Monsieur le ministre, nous avons certes fait des efforts pour améliorer la valeur indiciaire, mais nous ferons encore plus. Car nos soldats méritent plus que ce qu’ils reçoivent aujourd’hui comme miettes. Et ils doivent avoir des logements décents », clame-t-il.

Selon lui, seul  le mérite sera désormais le critère de recrutement.

« L’armée malienne revient de loin, elle revient de très loin. Une totale faillite de l’Etat l’a rendu méconnaissable » a-t-il, regretté.

L.N

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