Charnier des bérets rouges au Mali: y aura-t-il un procès?
22 Déc 2015 - 03:03
22 Déc 2015 - 11:41
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Plusieurs anciens hauts responsables militaires maliens sont poursuivis dans l'affaire du charnier des bérets rouges. Parmi eux, l'ancien meneur du coup d'Etat de mars 2012, Amadou Haya Sanogo. Vingt-et-un corps avaient été retrouvés dans une fosse à Diago, près de Bamako. Il s’agit de cadavres de militaires bérets rouges assassinés après une tentative de contre-coup d'Etat contre les putschistes bérets verts qui venaient de prendre le pouvoir. C’était en mai 2012. La justice doit dire, aujourd'hui, s'il y aura procès ou non contre les personnes accusées d'avoir joué un rôle dans cette répression meurtrière.
Parmi la vingtaine de personnes poursuivies, on compte l'ex-meneur du coup d'Etat de mars 2012, Amadou Haya Sanogo, mais aussi l'ancien ministre de la Défense, le général Yamoussa Camara ; l'ancien chef d'Etat-major général des armées, le général Dahirou Dembélé et l'ancien chef de la Sécurité d'Etat, le général Sidi Alassane Touré. Le parquet a requis des non-lieux pour ces trois généraux. Le verdict que doit rendre la Chambre d'accusation permettra de savoir s'il y aura un procès ou si les poursuites seront abandonnées.
« Nous comptons beaucoup sur la justice malienne. Dire qu’un non-lieu pourra être prononcé, nous ne le croirons pas parce que la justice malienne a les compétences pour analyser les différentes responsabilités qui sont impliquées dans ces dossiers. Oui, il est important que la justice soit rendue ; que la vérité éclate ; que les réparations soient faites », a déclaré, à RFI, Yacouba Dembélé, secrétaire général de l'association des parents et épouses des militaires bérets rouges assassinés.
Les familles des victimes demandent que des funérailles nationales soient organisées pour les bérets rouges assassinés.
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Le bonIl ne peut pas y avoir de non-lieu pour le moment pour les trois personnes dont les noms sont mentionnés dans cet article. Si le procureur se désintéresse du dossier, le ministre tutelle demande à qui de droit de le remplacer en suivant les règles de droit. Cela n’est pas synonyme du fait qu’ils doivent bénéficier d’un non-lieu.10 ansRépondreLike (0) -
JeuneSanogo ainsi que les trois généraux restent tous poursuivis dans l’affaire de bérets rouges. Si ces généraux acquièrent un non-lieu ce sera aussi valable pour leur coauteur, Amadou Haya Sanogo. Aucun de ces généraux ne peut être déclaré innocent sans les autres. C’est une affaire les impliquant tous.10 ansRépondreLike (0) -
MenzaLes juges ont pour mission d’appliquer les règles de droit établies par le parlement. Le juge d’instruction de l’affaire des bérets rouges avait accusé les trois généraux, comme étant des complices d’Amadou Haya, dans l’affaire. Depuis ce jour ils ont été mis en garde à vue. De temps que la justice fait son travail, en absence de preuve pouvant les inculper d’avantage ils seront déclarés innocents au nom de la justice.10 ansRépondreLike (0) -
KébéToute cette histoire est l’œuvre des journalistes maliens mal informés. Le procureur a fait la part des choses. L’affaire n’a pas, jusqu’à preuve de contraire, pris une nouvelle tournure. Seulement c’est une éventualité qui là. En matière de justice il n’y a pas de sentiments. C’est l’esprit de la loi qui fait la part des choses. Le juge ne peut aller au-delà de ce que la loi dispose.10 ansRépondreLike (0) -
PalmasLes trois généraux accusés dans l’affaire des bérets rouges ne peuvent pas, sans des preuves à l’appui, bénéficier de non-lieu. Si le procureur dit n’avoir pas charge contre eux, je ne vois pas en cela une manière de laisser tomber l’affaire. La justice que les parents des victimes réclament est pour tous les maliens. Les trois généraux ont aussi droit à un non-lieu, s’il s’avère vrai qu’ils sont innocents.10 ansRépondreLike (0) -
CoalitionLe juge d’instruction a certes retenus ces trois généraux comme étant des complices d’Amadou haya Sanogo, cela sans preuve. Donc cela ne veut nullement dire qu’ils sont forcément coupables de l’assassinat des 21 bérets rouges. Yaya Karembé est le juge d’instruction, il fait ce qu’il avait à faire. Si l’affaire arrive au niveau d’un autre juge, ce dernier en fonctions des charges qu’il aura donnera son appréciation du dossier. C’est le cas ici, cela n’est pas contraire à l’Etat de droit.10 ansRépondreLike (0)