Échec du meeting d'investiture de l'ex-chef des putschistes : "La COPAM a du mal à faire porter au capitaine Sanogo sa couronne

28 Mai 2012 - 04:09
Mis à jour: 14 ans
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Après la convention des 21 et 22 mai désignant le capitaine Amadou Haya Sanogo comme «président de la transition», ses fidèles, regroupés au sein de la COPAM, ont encore du mal à le porter au sommet de l'Etat. L'étau semble se resserrer autour d'eux depuis l'agression sauvage du président de la transition, le professeur Dioncounda Traoré, dans son bureau du palais de Koulouba. A la coordination des organisations patriotiques pour le Mali (COPAM) on ne semble plus parler le même langage, certains s'étant tout simplement démarqués pour ne pas  cautionner cette agression, assimilée à «une tentative d’assassinat» par le front anti-putsch, le FDR. Aussi, le fait que l'ex-chef de la junte se soit emmuré dans un silence de carpe, refusant de saisir au bond le "cadeau empoisonné" que lui destine la COPAM, a mis celle-ci dans une situation fort embarrassante. Décidément, les choses ne semblent plus évoluer dans le sens voulu par la COPAM. Depuis la convention nationale des 21 et 22 mai ayant porté son choix sur  le capitaine Amadou Haya Sanogo pour diriger la transition en lieu et place du professeur Dioncounda Traoré et l'agression que ce dernier a subie, l'enthousiasme des partisans de la junte s'est vite effondrée comme un château de cartes. A cela, il faut  voir plusieurs raisons. Tout d'abord, les incidents du 21 mai où un groupe d'irréductibles a marché sur le palais de Koulouba, réussissant sans encombre à molester le président de transition, suscitant indignation et condamnation tant au Mali qu'à l'extérieur. Et la décision de la CEDEAO, suivie plus tard de celle du Gouvernement malien, d'engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de cet acte, a conduit certaines personnes à prendre leur distance vis-à-vis de ses initiateurs. C'est pourquoi la cérémonie d'investiture de l'ex-chef de la junte n'a pas drainé la grande foule au stade Modibo Kéita.  En fait, elle a été un flop magistral car d’investiture, il n’y en a pas eu lieu du tout. Des responsables de premier rang de la COPAM, à l'image de Hammadoun Amion Guindo de la CSTM, Younouss Hameye Dicko, pour ne citer que ceux-là, n'ont pas daigné ou osé faire le déplacement. Le capitaine Amadou Haya Sanogo et les militaires membres du CNRDRE ont également brillé par leur absence. Ce qui constitue tout de même  un véritable camouflet pour ceux qui ne jurent que par le capitaine Amadou Haya Sanogo. Les partisans de la junte avaient envoyé, dans le courant de la semaine, une délégation pour rencontrer les militaires à Kati. On nous apprend que ce n'est pas la première délégation qui se rend dans cette ville garnison pour prendre langue avec les ex-putschistes. A la COPAM, on n'est pas en mesure de dire si les émissaires ont pu ou non rencontrer Amadou Haya Sanogo. Lorsqu'on aborde la question, c’est le mutisme total. Certains vont jusqu'à dire qu'avec ou sans le capitaine Amadou Haya Sanogo, «le peuple souverain a décidé de ne pas reconnaitre Dioncounda Traoré comme président de la transition». Le capitaine Sanogo, qui bénéfice depuis l’accord du 19 mai signé par lui-même, le président Dioncounda Traoré et le Premier ministre Cheick Modibo Diarra du statut d'ancien chef d'Etat et de tous les privilèges y afférents, ne semble plus intéressé à  répondre à cette sollicitation de ses partisans qu'il sait perdue d'avance, nous dit un observateur de la scène politique. Il sait aussi qu'en persistant, il court le risque de tout perdre, y compris son statut d'ancien chef d'Etat et s'exposer ainsi aux «sanctions ciblées» de la CEDEAO et de toute la communauté internationale. «C'est un pas à ne pas franchir», nous confie cet autre interlocuteur. Il y a lieu de préciser que le capitaine est comme pris en otage par ses partisans qui veulent lui forcer la main. Son long silence, depuis sa désignation comme «président de la transition» à l'issue de ladite convention, a fini par créer la confusion chez les irréductibles qui cherchent à savoir à quelle porte il faut désormais taper. Au rythme où vont les choses, tout porte à croire que la relation d'amour entre la junte et ceux qui se réclament d'elle s'effrite et se résume à : "Je t'aime, moi non plus". Les jours à venir nous en diront davantage. Abdoulaye  DIARRA

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Commentaires (14)

User
damus
damus 14 ans
je n'ai absolument rien contre Mariko,mais je n'ai jamais pensé meme une sconde qu'il a des visions claires pour l'interet de ce pays. je crois qu'il était homme, pourquoi fuir? laisons nous le temps va tout jugé
damus
damus 14 ans
vous avez bien organisé vos mensonges, que tous les maliens demandent le depart de Dioncouda c'est faut, vous seul vous represente tout le Mali? je crois il ne faut meme pas vous fatigez, je ne vois pas comment vous allez gagnez, dans le monde entier personne n'est avec vous, personne ne vous soutienne,si réelement vous avez raison, tout le monde entier ne peut pas etre contre vous. on a vue mariko ici, il est médecin de formation, il a une clinique,mais il connais quoi dans la medecine comme telle, il n'a jamais servi ce pays dans le domaine de la santé, depuis sa sortie il est attaché seulement à la vie politique, qui lui a fait aujourd'hui ce mariko, c'est les memes Dioncouda. il est temps maintenent qu'on commence à se dire la vérité. il ne fait que tromper seule
damus
damus 14 ans
celui qui dit batoner Diocounda dès son retour, je me pose la question si ce dernier est un vrai malien, comment peut on réagir de tel sorte, meme si tu n'aime pas Dioncouda, mais n'oublie pas qu'il porte aujourd'hui le drapeau du Mali,quelque chose qui va humilier tout le mali dans le monde entier pour toi c'est une fièté,il faut chercher à te connaitre, si tu un vrais malien ou si la malediction ne tombe pas sur toi
laloi
laloi 14 ans
Dioncouda a tout planifié car le battre l'arrangeait et dieu le jugera le seul president battu dans le monde :( :( :( :( :(
bakary
bakary 14 ans
Depuis la tenu de ce cirque de convention organisée par la copam et ses badauts, j'étais convaincu que ces agitations n'iront nulle part.Il reste seulement à foutre cet aigri de Marico en prison dans cette semaine.
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