Sanctions de la Cedeao contre le Mali : La rue s’exprime

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En cette période de transition, le Mali est face à de multiples problèmes : sécurité, éducation, santé et alimentation. En dépit de tout, la Cédéao inflige des sanctions au Mali. Des Bamakois se prononcent.

Kouyé Coulibaly (ancien militaire) :

« Nous sollicitons l’aide de tout un chacun. Le Mali a besoin de tous ses fils pour nous mener à bon port. Quant à la sanction de la Cédéao, je prie le président de bien vouloir revenir à la table de discussion avec la Cédéao pour avoir un terrain d’entente. Nous le soutenons, mais aujourd’hui le Mali a plus besoin d’alliés que d’ennemies. Que Dieu protège le Mali ».

Assa Coulibaly (secrétaire à la retraite)

« Le Mali est un pays béni. Assimi, notre président, est un enfant béni aussi. Nous le soutenons à 100 %. Que la Cédéao nous sanctionne, nous ne serons pas les seuls touchés. Ils seront aussi touchés que nous. Être membre de la Cédéao même est plus néfaste que bénéfique pour le Mali. Avec nos ressources on peut vivre 10 ans sans aide extérieure ».

Dramane Koné (enseignant) :

« De nos jours, aucun pays ne peut vivre en autarcie. Une transition n’a pas vocation de faire un mandat ni de trouver une solution à tous les problèmes du Mali. Il se doit de passer à l’essentiel en garantissant le minimum de condition pour un retour à l’ordre constitutionnel, sécurité, réforme institutionnelle. Nos partenaires ont été instrumentalisés comme des ennemis jurés de notre pays et ce discours entretenu du plus haut niveau a été distillé au sein d’une population à moitié analphabète qui cherchait un souffle et des boucs émissaires coupables de nos maux. Il est temps pour nos dirigeants de regarder au-delà des épaules et de penser aux citoyens lambda qui, avec ces sanctions, vont souffrir de martyr. La porte du dialogue reste toujours ouverte. Il vaut mieux la saisir afin de retrouver le rang qui nous est dû au sein de ces institutions ».

Diadjé Sissoko (chauffeur) :

« La frontière est pleine de passagers. Il y a plus de 5 compagnies de transport. Des partants et des venants du Sénégal ainsi que du Mali. Les Sénégalais sont très furieux contre leur président. Vous voyez cette affaire d’embargo touche tous les secteurs. Nous sommes obligés de laisser les passagers à la frontière. C’est à eux maintenant de trouver une solution pour rentrer ».

Mahamadou Thiam (étudiant)

« Les Maliens pensent que nous sommes prêts à faire face à la France, à la Cédéao ou à une force étrangère. Mais non. Il faut tout de même reconnaître que le Mali reste un jeune État impuissant, seul on ne pourra rien faire. Ces institutions nous aident tellement à travers les relations commerciales, de sécurité et de santé. Notre désobéissance touchera tous les pays frontaliers et surtout nous. L’heure est de revenir à la table et trouver un terrain d’attente même après la guerre la communication règne toujours.

Le Mali n’est qu’à sa 3e République. Étant un pays en développement, tenir tête à certaines puissances et institutions peut nous retarder. Être indépendant sur tous les plans est le vœu le plus absolu de tous les Maliens. Mais attendons le temps pour trancher. Qu’Allah bénisse le Mali ».

 

Aboubacar Sidiki Diarra

(stagiaire)

 

 

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