Chronique : À vous la nuit, Aw ni su !

20 Déc 2025 - 12:15
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Chronique : À vous la nuit, Aw ni su !

Il y a des spectacles qui s’ouvrent comme une porte

À vous la nuit, lui, s’ouvre comme un monde

Il s'ouvre comme sur l'ouvre Le monde.

Trois bogolans

Dressés

Plantés dans la scénographie

Comme des sapins

Comme une allusion à Noël qui n'est pas long.

Dans le fond

Une peinture murale aménage de ferme de la scène, simple et captivante

Il suffit de peu envoyer d'enveloppe

L'espace de scènes

Le paysage de l'esprit

Sur ne s'aventure pas dans un spectacle

Sur la rue, comme une poignée de privilégié, dans la nuit la plus habitée.

La kora de précède la parole

Puis la voix

Celle de Diamy Sacko qui s’élève

Claire et profonde

Comme une invocation

Elle ne chante pas pour ouvrir la soirée

Elle Hannah

Elle convoque

Elle installe le temps d’avant

Celui où est les mots non, une odeur, une responsabilité

La musique n’ascite pas, elle trace le chemin qui sera emprunté par le petit Dafin.

Puis

Il arrive

« Je suis un Dafing, je suis né à San. » »

Habib Dembélé, notre Guimba National, pieds nus, grand boubou flottant, partage son verbe en marchant la scène.

Il la marche sereinement

Commencer parcourt avec assurance une terre ancestrale.

Il va

Il vient

Il regarde la chanteuse, l’écoute, la connexion.

Un chœur se forme, fragile, resserré, qui se rétrécit à mesure que la musique se tait. All la parole ses droits.

Et quelle parole !

Quelles paroles !

Elle coule. Elle couple.

Elles coulent

Elles coulante part

Elles coulent de partout

S’installer dans les corps

Désépinglant un premier frémissement d’applaudissements, presque. insolant

 Chez Guimba, la parole n’est jamais figée

Il la bagage

La reproduction

Danse un peu

À peine

Avec une élégance, tranquille, puis recommence

Ça se voit que le comédien est un fleuve qui se connu

Qui ses méandres.

« La voix est pour ces-là qui n’est plus... la mort les a mangés. » »

Les dessert

À vous la nuit un hommage

Une sillée

Une cérémonie de rappel

Un requiem qui vole des larmes

Les absents de là

Plus de présents que jamais

Jamais disparu

Guimba leur adresse un solennel "Aw ni su"

Bazoumana Sissoko, Fanta Demba, Mamadou Badian Kouyaté, Fanta Diabaté, Massa Makan Diabaté, Sotigui Kouyaté, Fantani Touré, Kassé Mady Diabaté, Michel Sangaré, Ousmane Sew...

« Ils appartiennent à la postérité parce qu’ils ont donné vie à ce qu’ils faire sanaïs. » Puis il avec ajouter une simplicité dévastatrice : « C’est votre absence qui rappelle vous tous. » »

Sur envoyé qu'il est atteint

La salle aussi

La preuve par le Visage du public noir d'amertume.

Vaste est le chantier

L’amour comme promesse, comme file aussi intervient.

Puis...des phrases qui revenants, comme des refrains philosophiques : « Pendentif qu’on vit dans un temps, sur pense à un autre temps, sur prendre à témoin un temps...»

Le temps chez Guimba n’est jamais linéaire. Il se superpose.

Il dialogue avec lui-même.

Et plus longe, cette phrase lumineuse et sombre à la fois à proposer de Bazoumana Sissoko : « Entre la vie et la mort, fautons-nous lui beaucoup de vérité. » »

À un moment, il s’appuie sur un bâton comme il s’appuie sur ce que dents Dafing depuis le début du spectacle

Le corps se penche

La parole se densifier.

Il raconte encore

Encore et encore

Beaucoup de recherches profondes que dent les Dafing : « Il n’y a rien de plus beau qu’un enfant, mais il n’y a rien de plus qu’un enfant ingrat. »

Nous sommes aussi averti : « Le malheur de l’est noirci de savoir comme cache dans la lumière ».

Le spectacle fait une place immense aux enfants

Ceux qu’ils adorent

Ceux qu’il protège par la parole

Voiture À vous la nuit est avant tout un récit de griot, d’un conte dafin : l’histoire de N’Golo et Zan, deux amis par un secret

L'histoire est belle

Racontée avec poésie

Guimba se fait griot

Il manie le verbe

Nous charme de littérature

Il incarne tous les personnages, avec une dense dramatique rare.

Il revisite le conte, le crack, l’ouvre et le référence

Comme sur le référencement Le monde.

Habib, je Dembélé !

Issouf Koné