Les Révélations de Me Jacques VERGES

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A quelques jours de la mise en état du dossier de l”Affaire Saïdi Mohamed Jamal contre la Maison d”édition française "Harmattan" par la 17e Chambre Correctionnelle de Paris, le Collectif d”Avocats constitué par l”homme d”affaires Ivoiro-Libanais Me Jacques Vergès, Me Jean Charles Tchicaya (tous deux du barreau de Paris) et de Me Harouna Toureh du barreau du Mali, était hier face à la Dresse Occasion pour ces avocats d”évoquer les contours du livre "ATT-cratie" dont l”identité de l”auteur reste encore un mystère. Cependant ils ont révélé les noms des témoin cités par la Maison d”édition. Place aux révélations.

Me Vergès la Maison d”édition Harmattan a cité quatre personnalités maliennes pour venir conforter à la barre les pas­sages incriminés du livre «ATT-cratie». Il s”agit de Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de l”Assemblée Nationale du Mali, Moussa Balla Coulibaly, Président du Conseil Economique et social, et Président du Conseil National du Patronat malien ; Jeamille Bittar, Président de la Chambre de Commerce et d”Industrie et Amadou Bore, Président des archi­tectes de l”ordre.

Me Vergés ajoute que l”harmattan a cité ces quatre personnalités sans les avoir consulté. Avant d”indiquer que c”est une manière singulière, "il y a une perversité dans ce témoignage".

Il y a quelque chose de pervers, estime-t-il en effet. "Ou bien ces gens qui sont cités en qualité de témoin ne sont pour rien dans la rédaction du livre "ATT-cratie", en ce moment on veut les com­promettre ; ou bien ces gens là y sont pour quelque chose, estime l”avocat".

De toute façon, ajoute Me Vergès, c”est un combat de gladiateurs africains qui se déroule en Europe devant un public Français.

Parlant du livre "ATT-cratie", Me Jacques Vergès, entouré de ses deux confrères, a affirmé que depuis sa sortie, toutes sortes de commentaires médiatiques ont été faites. Selon lui, dans ce "livret", qu”il qualifie de "longue lettre anonyme", des accu­sations les plus surpre­nantes, les plus scandaleuses et très précises sont portées contre des hommes politiques d”une manière anonyme.

"Quand on porte une telle accusation grave, dira-t-il, la moindre des choses c”est d”en prendre la responsabilité".

La seule voie qui s”offre à Saïdi Mohamed Jamal (NDLR entrepreneur immobilier et promoteur des Halles de Bamako) pour laver son honneur, c”est d”introduire devant les instances judiciaires du siège de la Maison d”édition une plainte en diffa­mation"

Le But de la plain­te de Saïdi, a en croire ses avocats, est de faire condamner le diffamateur et exiger des dommages intérêts importants.

Ensuite, il s”agira pour eux de retrouver qui est l”au­teur de ce pamphlet pour le clouer au pilori…

15 millions d”euros

Pans, ses prétentions financières, contenues dans la plainte introduite devant la 17e Chambre Correctionnelle de Paris, Saïdi Mohamed Jamal sollicite la condamnation de la Maison d”édition "l”Harmattan" à lui verger la bagatelle de 15 millions d”euros, ainsi que 100 euros par livre vendu au titre de dommages intérêts. Pour Me Harouna. Toureh, "ce montant n”est pas exagéré puisque l”hon­neur n”a pas de prix".

Ensuite, ajouta-t-il, c”est un avertissement pour les diffamateurs profes­sionnels. Et il est impor­tant que ce "Sphinx" soit aujourd”hui démasqué et puni. Quant à Me Jean Charles Tchicaya, il estime qu”il s”agit plutôt de faire en sorte que cesse cette manie pour certains à com­mettre des livres pour salir. "On ne devrait plus salir impunément des chefs d”É­tat africains", souligne-t-il.

Selon lui, leur objectif à travers cette procédure judiciaire est de faire payer la Maison d”Édition Harmattan qui "spécule sur le scandale" et parvenir aussi à clouer au pilori le ou les auteurs du livre.

"Pour le moment, reconnaîtra-t-il, certaines questions restent encore pour nous un mystère".

"Qui est l”auteur, qui sont les informateurs, nous n”en savons rien. Selon lui, les quatre personnalités maliennes qui ont été citées à témoigner sont soit des correspondants, soit des véritables témoins".

Pour le nombre de livres mis en circulation ou vendu, Me Tchicaya admet avec amertume que "c”est l”éditeur qui sait combien de livres ont été vendus".

"Actuellement, ajouta-t-il, nous ne pouvons pas vous dire le nombre de livres vendus. C”est à tra­vers une procédure devant une juridiction qu”on le saura".

Birama Fall

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