CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MALI:Une mafia à l’assaut de l’institution consulaire

Ce n’est plus qu’un secret de Polichinelle, les hostilités sont ouvertes pour conquérir la présidence de la CCIM. En l’occurrence, une mafia constituée par des hommes d’affaires se trouvant au cœur de tous les scandales financiers du Mali cherchent à se regrouper pour...

24 Juillet 2006 - 10:46
24 Juillet 2006 - 10:46
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Ce n’est plus qu’un secret de Polichinelle, les hostilités sont ouvertes pour conquérir la présidence de la CCIM. En l’occurrence, une mafia constituée par des hommes d’affaires se trouvant au cœur de tous les scandales financiers du Mali cherchent à se regrouper pour prendre en otage le développement du secteur privé malien et la bonne gouvernance au Mali. Affaire du trésor, dossier scandaleux des hydrocarbures, dossier non moins interpellateur du Vérificateur général, constituent entre autres les points focaux qui poussent ces mafieux à se regrouper contre les intérêts supérieurs du secteur privé et de l’Etat malien. De quel droit ?
 
AFFAIRES  SULFUREUSES
 
            En effet, les nouveaux prétendants à la présidence de la CCIM, notamment ceux annoncés dans les journaux ont un dénominateur commun : vétérans dans la magouille et la délinquance financière. Alors leur stratégie est simple : se positionner en vue de faire main basse sur la CCIM et empêcher l’Etat de les envoyer en prison. Leur méthode consiste à récupérer certains opérateurs presque à la faillite et qui ne survivent que par les institutions consulaires ou les associations. Ils cherchent également à drainer dans leur sillage des commerçants détaillants qu’ils pensent pouvoir acheter avec l’argent mal acquis. Mais ils se trompent assurément de combat car malgré les difficultés, les détaillants ont leur fierté et leur dignité et ne se laisseront nullement entraîner par des gens mal intentionnés qui pensent les utiliser pour se protéger impunément. Ces mafieux doivent comprendre qu’ils ont des comptes à rendre aux Maliens. Nombreux sont aujourd’hui les détaillants qui comprennent que cette nouvelle forme de regroupement ne peut être qu’une mafia, véritable machine à les détruire et à détruire l’Etat. Car avec ces dinosaures à la tête des affaires, le secteur privé perdra définitivement toute crédibilité aux yeux des autorités et de l’opinion internationale. Les banques fermeront le robinet, tous les bailleurs de fonds, organisations et organismes internationaux tourneront dos à notre pays. Pis, nous serons la cible d’interpellations infernales au chapitre de la bonne gouvernance. Car une chose est de cautionner l’impunité, et une autre est de confier les affaires aux fossoyeurs de l’économie mondiale.
 
RAMER A CONTRE COURANT
 
            Le Président de la République, après son investiture, a promis d’aider le secteur privé dans sa promotion à travers le monde. Converti en premier opérateur économique, ATT a fait montre de son appui aux opérateurs économiques sous la bonne conduite de leur président Jeamille Bittar. Que d’efforts et de complicité entre deux hommes dont la rage de vaincre n’a d’égale que leur souci pour le développement du secteur privé qui fut mieux équipé et mieux financé que jamais. A l’heure du bilan, tout cela va se savoir. En entendant, il faut reconnaître que des brebis galeuses vont à contre courant de  l’histoire. Une histoire qui se résume au développement du secteur privé à travers la moralisation des affaires et la pose d’actes concrets.
            Bref, s’agissant de la défense de leurs intérêts, où étaient-ils ces milliardaires new look tout ce temps là ? Est-ce un réveil de conscience ou une façon de trouver une solution de pression afin de ne pas répondre devant les juridictions compétentes ? Le peuple attend la suite à donner aux différents dossiers : Trésor, hydrocarbures, Végal.
            Wait and see !
Mamadou DABO