Présidence de la CCIM : Candidature consensuelle de Mandiou Simpara

Mandiou Simpara est désormais seul candidat en lice au poste de président de la Chambre de Commerce et d’industrie du Mali (Ccim), aux élections consulaires du 8 février 2026. A la suite d’une conciliabule, Harouna Kanté a retiré sa candidature. Le consensus a prévalu. Un geste de haute classe des deux camps.

28 Jan 2026 - 10:23
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Présidence de la CCIM :  Candidature consensuelle de Mandiou Simpara

La nuit du samedi 24 janvier 2026 a été très longue au QG de campagne de Mandiou Simpara, mais couronnée de succès pour la cohésion du secteur privé national. Ce qui n’était que des rumeurs distillées çà et là, mais soigneusement gardé au secret tant du côté de Mandiou que de celui de Harouna, s’est avéré le samedi dernier. Un accord est intervenu à 24 heures de la clôture des listes de candidature, prévue le dimanche 25 janvier 2026 au gouvernorat du district.

Mandiou Simpara, l’aîné, candidat à sa propre succession et une référence dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’investissement, a voulu une élection apaisée. L’accord autour d’une candidature unique et consensuelle a été sa voie privilégiée. Jamais, les élections consulaires de la Ccim n’avaient atteint une telle maturité entre candidats pour sortir des tiraillements et des divisions entre opérateurs économiques comme ce fut le cas souvent.

Harouna, le jeune opérateur économique et président de la Délégation régionale de la Ccim du district de Bamako, a accepté le compromis. Aux environs de minuit, dans la nuit du samedi dernier, M. Kanté accompagné de son staff de campagne, s’est rendu au siège de campagne de Mandiou Simpara au Grand marché de Bamako. Ce dernier l’attendait avec le directoire de sa campagne et ses proches. Parmi eux, Basseydou Sylla, Boubacar Tandja, Bourama Mounkoro, Mme Saran Traoré, Jean Dakouoa, Dr. Cissé Djita Dème, Mamadou Tiény Konaté, entre autres.

L’accord de candidature unique scellé entre les deux parties dont le contenu n’a pas été divulgué, n’a pas tardé à être rendu public. Une entente bien sûr pour le plus grand bien du monde malien des affaires, le plus grand pourvoyeur de ressources intérieures de notre pays. A priori, personne ne sort perdant de ce consensus, qui honore avant tout les deux candidats, les initiateurs d’une telle démarche et tous les opérateurs économiques maliens. 

En prévision de cet accord de paix des braves, la direction de campagne de Mandiou Simpara, dirigée par Boubacar Tandja, avait mené jusque-là une campagne douce, modérée, sans tintamarre pour ne pas heurter la sensibilité du camp jadis opposé.

A la faveur d’intenses négociations menées par de bons offices, Mandiou et Harouna se sont entendus autour de l’essentiel. Selon des indiscrétion, des hommes de bonne volonté ont ouvré dans l’ombre pour en arriver-là. L’implication de Jeamille Bittar, ancien président de la Ccim de 2006 à 2010 et de Seydou Nantoumé, PDG du Groupe Togouna, a semble-t-il particulièrement pesé dans la balance.

M. Bittar, fort de son expérience d’ancien président de la Ccim dont les élections ont été émaillées d’incidents majeurs et de contentieux judiciaires de longue durée, a surtout plaidé en faveur d’élections apaisées pour le bien des candidats eux-mêmes et du secteur privé malien. Ses conseils ont eu des échos favorables tant du côté de Harouna que de Mandiou tous deux animés du souci de la cohésion entre les acteurs économiques.

Seydou Nantoumé a, à en croire les mêmes indiscrétions, déployé toutes ses forces pour les mêmes causes. Considéré comme très proche de Harouna, ce grand opérateur économique, industriel et concessionnaire d’automobiles n’a pas tardé à convaincre ses deux frères et camarades. Les résultats sont visibles et palpables.

Sur les trois candidatures déclarées, il ne reste plus que Mandiou en course. Mme Kadiatou Lah, une prétendante aux élections consulaires prochaines, a renoncé à sa canaditude le week-end dernier, lors d’une déclaration de presse. Le motif avancé par elle porte sur les difficultés à pouvoir réunir les documents nécessaires.

Abdrahamane Dicko