Élection à la CCIM : Madiou Simpara : Candidat de la flamme et de l'espoir et favori logique
Le lundi 9 février 2026, Madiou Simpara devrait aller à son bureau comme un jour ordinaire, au lendemain d'une victoire quasi consommée à l'élection à la présidence de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali.
Désigné comme le favori logique de la compétition, le patron sortant de la CCIM va, nul doute, confirmer ce statut avec une marge pour un second mandat de la flamme et de l'espoir. Les atouts de sa candidature ? Sans doute le bilan du candidat durant son premier mandat et le soutien d'acteurs économiques importants. Bref, pour le scrutin consulaire du dimanche 8 février prochain, le natif de Banamba est parti pour la gloire.
ans être devin, on peut dire à voix audible que Madiou Simpara ne fera pas dans la dentelle dans la course à sa succession à la présidence de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali. Le président sortant devrait se succéder à lui-même, sans forcer, au terme d'un scrutin qui pourrait finalement s'avérer plus facile que ne laisse entrevoir aujourd'hui l'atmosphère de campagne.
Un coup d'essai positif
Pour tous les connaisseurs de la sphère économique et des affaires du Mali, Madiou Simpara sera réélu sur la base de son bilan et de son nouveau programme proposé aux acteurs économiques du Mali. Il a réussi un coup de maître pour son essai pilote à la tête de la CCIM avec un bilan élogieux.
C'est le 19 novembre 2025 que le ministre de l'Industrie et du Commerce, par arrêté numéro 5189/MIC-SG, a fixé la date du scrutin au 8 février 2026, ainsi que les heures d'ouverture et de clôture du scrutin. Aussitôt, le candidat Madiou mis en place sa direction de campagne, s'entourant de grands magnats du secteur économique malien à l'image de Boubacar Tandia, vice-président de la CCIM et directeur de campagne ; Kanadji Bamba Yaya, coordonnateur de campagne ; et Kissima dit Bakissima Sylla, président du Conseil malien des chargeurs (CMC).
Nul ne l'ignore : le Mali est confronté depuis une douzaine d'années à des défis, sécuritaire, économique et social.
Dans un tel contexte très dur, le rôle du secteur privé, sous la présidence de Madiou Simpara, a été aussi décisif que pragmatique. En effet, la CCIM s'est affirmée en facilitant l'approvisionnement du pays en denrées de première nécessité. Pas seulement. En carburant aussi.
Depuis plusieurs mois, le Mali est confronté à ce problème d'approvisionnement en hydrocarbures notamment l'essence et le gasoil. Madiou a pris la situation à bras le corps pour amortir et amoindrir la souffrance de ses compatriotes. N'eut été l'effort des opérateurs pétroliers maliens, le pays aurait sans doute sombré.
Madiou a maintenu le dialogue et la concertation avec les autorités, surtout dans la défense des mesures concrètes pour soutenir l'investissement local, la compétitivité des PME et la sécurisation des activités commerciales.
Au-delà du bilan positif, l'autre atout qui pourrait favoriser la réélection de Madiou Simpara, c'est la confiance dont il jouit auprès de ses camarades, collègues et collaborateurs opérateurs économiques. Selon des cadres et agents de la Chambre, il est humble, ouvert, disponible et d'un commerce agréable. Quid de son programme de campagne ?
Sous le signe de la continuité
Pour ce second mandat à la tête de la Chambre, Madiou Simpara entend poursuivre les actions déjà engagées sous sa présidence, notamment maintenir le rôle actif de la CCIM comme interface entre opérateurs économiques, autorités publiques et partenaires pour faire face aux défis économiques et sécuritaires ; assurer l'approvisionnement du pays en denrées essentielles et défendre les intérêts des PME face aux fluctuations des marchés.
Aussi, dans le cadre du renforcement de l'appui aux opérateurs économiques, le programme met l'accent sur des mesures concrètes pour la compétitivité des entreprises, telles que la formation technique et professionnelle, via l'Institut consulaire d'études et de formation (Incef-CCIM) ; les Journées d'information sur les procédures douanières afin de faciliter les opérations d'import-export et le soutien à la digitalisation des formalités pour réduire les délais et coûts administratifs.
Au plan de la protection et du développement des PME, Madiou Simpara veut que la CCIM soit un levier concret pour les petites et moyennes entreprises, en simplifiant : les procédures fiscales et administratives ; l'accès au financement et la réduction des coûts de transit et des tracasseries logistiques.
Pour la modernisation des infrastructures, une partie du programme évoque des investissements structurants comme la modernisation ou construction de marchés, citant comme exemple le nouveau marché moderne de Koulikoro financé par la CCIM ; le développement de clusters régionaux et de pôles d'activités économiques.
Concernant le dialogue et les relations institutionnelles, Madiou met en avant le maintien d'un dialogue soutenu avec les autorités de la Transition, les institutions consulaires régionales (Uémoa) et les partenaires internationaux afin d'améliorer le climat des affaires.
C'est dire qu'il n'y a que le jour de l'élection qui nous sépare de la réélection de Madiou Simpara.
El Hadj A.B. HAIDARA