Elections consulaires : Le président de la CCIM tourmenté

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Le calendrier des élections consulaires à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali est fixé par l’arrêté n°0066 du 10 février 2015 du ministre du Commerce. Il est prévu que l’élection des conseillers consulaires se tiendra le 10 mai 2015 prochain.

Se prononçant sur la tenue de l’élection, le ministre du Commerce et de l’Industrie a récemment expliqué l’enjeu de ce renouvellement, car depuis son arrivée à la tête du département, le gouvernement envisageait de mettre un collège transitoire en place à la fin du mandat de Bittar. Il fallait attendre novembre 2012 pour voir l’équipe de Mamadou Tiéni Konaté prendre les rênes de la Chambre.

Maintenant que tout est rentré dans l’ordre, place à de nouvelles dispositions, d’où cet arrêté pris pour l’organisation de l’élection consulaire. Des innovations, il y en aura et pour éviter le moindre problème, des commissions administratives dirigées par des magistrats verront le jour dans toutes les régions du Mali. Les tâches qui leur seront dévolues commencent d’abord par l’inscription sur les listes électorales, qui prendra un mois.

Mais la réforme majeure qui coupe le sommeil au président du collège transitoire est la création de deux sections. Il y aura un collège pour les commerçants au réel et un autre dédié aux commerçants au forfait. Nos sources font état d’un véritable malaise créé par cette nouvelle disposition qui, selon nombre d’observateurs, aura un impact positif sur les services de la Chambre.

Selon toute vraisemblance, Mamadou Tiéni Konaté crie déjà à une machination visant à l’affaiblir, car il a la certitude de revenir à la tête de la faîtière de commerçants et industriels du Mali. Derniers revers pour le puissant patron de la CCIM, des syndicats de commerçants ne veulent pas de son retour. Il nous est revenu que d’importantes rencontres ont eu lieu pour dégager une stratégie commune afin de lui barrer la route.

La raison en est toute simple : l’organisation ratée de la Foire exposition de Bamako (Febak), qui n’a pas pu combler leurs attentes. Aussi, le fait que certains de ses proches clament haut avant tout la caution des plus hautes autorités dérange. Enfin, avec les réformes en place, toutes les pistes pouvant conduire à une fraude ou qui puissent influencer le vote ont été verrouillées.

Alpha Mahamane Cissé

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