Conseil national du patronat du Mali : Les vérités du président Mamadou Sinsy Coulibaly

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La salle polyvalente du Conseil National du Patronat du Mali a servi de cadre le vendredi 22 janvier 2016 à la tenue de la deuxième réunion du dialogue privé-privé, qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs du lancement des activités du Dialogue Public-Privé prévu pour le mois de février . La cérémonie était placée sous la présidence  de Mamadou Sinsy Coulibaly, Président du CNPM, en présence des représentants des différents  groupements du secteur privé.

Ces futures concertations public-privé avec les décideurs  qui visent à prendre en compte les préoccupations du secteur privé en matière fiscale pour améliorer le climat des affaires dans notre pays, se poursuivront  jusqu’au 31 décembre 2016 voire 2017.

La présente réunion entre acteurs principaux  du secteur privé s’articulait autour de quatre thèmes fiscaux issus de la discussion du sous groupe de travail qui s’était réuni le mardi 15 décembre 2015. Ces thèmes prioritaires étaient entre autre « la demande de refonte totale du système de l’impôt sur les traitements de salaires ; la relecture des textes instituant la Taxe sur les Activités Financières(TAF) ; l’abaissement  du taux de l’impôt sur les sociétés de 30% à 25% pour 2017 ; l’abattement  de 60%sur les dividendes perçues ».

Nous  vous proposons un large extrait du discours d’ouverture  du Président du CNPM : «  l’Etat du Mali vit exclusivement des taxes, des impôts, des subventions et des dettes. Tout cela pour faire fonctionner la machine publique. Dans le fonctionnement de cette machine publique, il ya  la gestion de l’offre publique qui reste à désirer. Dans cette désorganisation totale du Gouvernement, ce sont les entreprises qui sont en péril. Quand on parle de subventions, ce sont des choses qui faussent la concurrence.  Ce ne sont pas les dettes qui créent la crise. Ce sont plutôt les subventions qui créent les déficits budgétaires. Dans nos entreprises, lorsqu’on s’endette et qu’on utilise mal les fonds, il y aura forcement la crise. Il faut savoir aussi que la dette intérieure a une conséquence grave sur nos entreprises. La plupart de nos entreprises ont des dettes envers l’Etat.  En général, les dettes ne sont jamais payées. Si elles sont payées, c’est seulement à 40%. Le restant des 60 % ne sont pas payées, le plus souvent au motif que les  produits ne sont pas bien fournis. Cette faute incombe à l’Etat.  Cette situation qui  constitue un danger permanent pour nos entreprises est à dénoncer. Nous ne devons pas accepter qu’on réduise les dettes de l’Etat. Après tous nos efforts, certains disent que nous sommes des prédateurs économiques du pays.  On a tendance à voir des ministres intervenir quotidiennement dans notre secteur. Il faudra qu’on mette fin à cette pratique. Ce n’est pas normal qu’un ministre nous  convoque ou nous demande de recevoir un autre operateur économique venu d’ailleurs. Cela n’est pas acceptable du point de vue du patronat. Le dialogue public-privé doit être permanent. A chaque instant, nous devons défendre nos entreprises. Nous devons lutter contre les abus pour sauver nos entreprises. Nous sommes les seuls et uniques responsables d’une économie prospère au Mali. Ce n’est ni les Administrations qui nous gouvernent, ni les politiques qui ne font que passer. Nous sommes les meilleurs acteurs  de l’économie malienne. Nous  devons toujours avoir ça à l’idée, sans quoi notre existence ne va pas durer ».

JEAN  GOÏTA

 

Signature de convention de partenariat au CNPM P 4

Améliorer la communication et la collaboration entre les deux structures 

Les locaux du Conseil national du patronat du Mali, ont abrité samedi dernier, la cérémonie couplée de lancement de la huitième Assemblée générale statutaire du Conseil national des bureaux de Placement payant et Entreprise de Travail Temporaire du Mali (CONABEM) et la signature d’une convention de partenariat avec l’Agence nationale pour l’Emploi. En plus des promoteurs des bureaux de placement la cérémonie a été marqué par la présence du président CONABEM, Boubacar Toutou Kanté et celui de l’ANPE.

Boubacar Toutou Kanté, a fait savoir que cette huitième assemblée générale de fin de mandat est l’occasion pour le présent bureau de poser un diagnostic sans complaisance du bilan, de tracer de nouvelles directives pour relever les multiples défis qui se posent au monde de l’emploi en général, et au CONABEM en particulier. Pour le président Boubacar Toutou Kanté, le CONABEM a pour but de rassembler toutes les bonnes volontés afin de défendre  les intérêts matériels et moraux de la profession et aussi permettre aux pouvoirs publics d’avoir un seul interlocuteur et un accompagnateur pour contribuer à la recherche de solution d’emploi au Mali. Selon le président, au nombre des activités importantes qui ont marqué le mandat, il faut noté, la tenue régulière de toutes nos réunions mensuelles ; la réalisation de module de formation semestrielle dans le cadre du renforcement de la capacité opérationnelle des agents de nos cabinets ; la promotion de la convention n° 181 de l’Organisation internationale du Travail relative aux agences d’Emploi privées ratifiée et promulguée le 31 décembre 2015 par le Président de la République ; la participation active à la relecture du Code du Travail, du Code de Prévoyance Sociale et de la convention et de la convention collective de la géologie et des Mines  pour ne citer que cela.

Apres la signature de la convention de partenariat entre les deux parties, Boubacar Toutou Kanté a indiqué que ledit protocole permettra de faciliter la collecte et la diffusion d’informations fiables sur le marché de l’emploi auprès de ces membres et des pouvoirs publics. Il a également ajouté que donner les informations fiables sur le marché de l’emploi constitue un défi majeur de la lutte contre le chômage et une condition indispensable pour la réussite de la politique de l’emploi. « La signature du présent protocole, permettra, j’en, suis persuadé, d’améliorer la communication et la collaboration entre les deux structures » a conclu Boubacar Toutou Kanté.

Dramane Coulibaly

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