En tournée dans les pays du G5 Sahel : Le ministre d’Etat saoudien des Affaires africaines, Ahmed Ben Abdelaziz-Al Qattan attendu à Bamako ce lundi

5

Nommé en février 2018, le ministre d’Etat saoudien chargé des Affaires africaines, Ahmed ben Abdelaziz al-Qattan, effectuera une visite de travail dans les pays du G5-Sahel. Le diplomate saoudien est donc attendu à Bamako, ce lundi 5 octobre, en provenance de Niamey, au Niger. Il aura des échanges avec les autorités de la Transition malienne, notamment le Chef de l’Etat, Bah N’Daw.

Le ministre d’Etat saoudien chargé des Affaires africaines, Ahmed ben Abdelaziz al-Qattan, entamera une tournée dans les pays du G5 Sahel. C’est dans ce cadre qu’il effectuera une visite de travail de quelques heures à Bamako, le lundi 5 octobre, en provenance de Niamey, au Niger.

Lors de son séjour à Bamako, le ministre Qattan aura des échanges avec les autorités de la Transition malienne, notamment le chef d’Etat, Bah N’Daw, avant de s’envoler sur Nouakchott, en Mauritanie.

La visite du ministre d’Etat saoudien des Affaires africaines à Bamako se tient dans un contexte particulier de l’histoire du Mali, après le coup d’Etat du 18 août 2020, qui a renversé le régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta et la mise en place des autorités transitoires avec la désignation d’un chef de l’Etat en la personne du Colonel-major Bah N’Daw, du vice-président, le colonel Assimi Goïta et du Premier ministre, Moctar Ouane. Il s’agira donc, pour le ministre Qattan, de réaffirmer le soutien et l’accompagnement du Royaume d’Arabie Saoudite au peuple du Mali.

Notons que les relations existant entre le Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite sont fraternelles, dans le cadre d’une religion musulmane du juste milieu, d’amour, de fraternité, de justice, de paix et cohabitation avec les autres. Les deux pays amis et frères sont liés par des liens historiques qui remontent au 13e siècle. Ils se sont cristallisés avec l’indépendance du Mali le 22 septembre 1960, quand le Royaume a été au nombre des premiers pays à reconnaitre cette souveraineté et à établir des relations diplomatiques le 29 octobre, soit seulement un mois après la proclamation de l’indépendance du Mali. Une preuve de l’excellence de ces relations à tous les niveaux.

Voilà pourquoi, le Royaume est aussi soucieux de l’unité et de l’intégrité et la souveraineté de la République du Mali. C’est le lieu de souligner la visite historique effectuée par le Roi Faysal ben Abdel Aziz Al-Saoud en République du Mali en 1965 et dont les générations se souviennent encore.

L’Arabie Saoudite est un partenaire stratégique et historique du Mali dans tous les domaines : politique, sécuritaire, développement, humanitaire et éducation. On peut citer quelques réalisations de cette coopération, à titre d’exemples : la Mosquée Roi Faysal Ben Abdel Aziz de Bamako, les bourses d’études dans les universités saoudiennes accordées aux étudiants maliens, les manuscrits de Tombouctou, le développement de l’agriculture et les logements, le barrage de Sélingué, le barrage de Manantali, la route Sévaré-Gao, le développement des ressources animales, la bassin du fleuve Sénégal. La poursuite du financement des projets de développement, conformément aux procédures entre le Fonds saoudien de développement (FSD) et les Autorités compétentes du Mali.

Le Royaume d’Arabie Saoudite fait partie des premiers pays qui ont déployé d’énormes efforts pour faire face au terrorisme à tous les niveaux. Il a organisé des conférences à ce sujet et incité les autres pays à lutter contre ce phénomène sous toutes ses formes et adopter une attitude de fermeté face aux terroristes et les pays qui les soutiennent.

Il est nécessaire de rappeler que le Royaume d’Arabie Saoudite, tout comme le Mali, a souffert du terrorisme. “Le terrorisme n’a ni religion ni pays ni nationalité. Il cible le monde entier”, disait un diplomate saoudien. C’est pourquoi l’Arabie Saoudite a, de par sa responsabilité, procédé à la création de la Coalition islamique militaire de lutte contre le terrorisme qu’elle dirige et qui comprend 40 pays membres dont le Mali, qui joue un rôle efficace et apprécie les efforts du Royaume d’Arabie Saoudite.

Le Royaume a également procédé, dans cette même lancée, à la création du Centre international de lutte contre la pensée extrémiste, basé à Riyad. Et quand le Mali a décidé avec ses voisins et partenaires de la création d’une Force conjointe du G5-Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Burkina Faso et Tchad) avec l’aval du Conseil de sécurité, l’Arabie Saoudite, de par son souci d’éradiquer ce cancer, singulièrement au Mali et dans la sous-région, a apporté la plus grande contribution de 100 millions d’euros, dans le but de renforcer la stabilité dans les pays du Sahel avec lesquels elle entretient des relations historiques.

Ahmed ben Abdelaziz al-Qattan occupe le poste de ministre d’Etat chargé des Affaires africaines depuis le 26 février 2018 à l’issue d’un important remaniement ministériel. Ce département est un nouveau poste créé pour renforcer davantage les liens de coopération entre le Royaume d’Arabie Saoudite et les pays africains.

Le choix porté sur Ahmed ben Abdelaziz al-Qattan pour occuper ce poste stratégique a été fortement salué et apprécié pour qui connait les valeurs de ce diplomate hors-pair qui a fait ses preuves partout où il a servi. Ahmed ben Abdelaziz al-Qattan est réputé être un grand commis de l’Etat, au parcours exceptionnel.

Né à la Mecque, le 20 octobre 1953, Ahmed ben Abdulaziz est diplômé de l’Université du Caire spécialité en Economie et Gestion d’entreprise en 1978. Après ses études, il a été enrôlé dans le corps diplomatique la même année. Du coup, il a travaillé à l’Ambassade d’Arabie Saoudite à Londres en 1982 et à Washington de 1984 à 2005.

Ahmed ben Abdulaziz Qattan fut aussi Ambassadeur Adjoint quand Son Altesse royale le Prince Bandar bin Sultan fut l’Ambassadeur. Il a également participé à toutes les sessions des Nations Unies à New York pendant plusieurs années (1984-2005).

Le ministre Qattan fut aussi Observateur permanent de l’Arabie Saoudite au niveau de l’organisation des Etats américains de 1996 à 2005. Il a été nommé le 28 février 2005 comme le Représentant permanent d’Arabie Saoudite à la Ligue des Etats Arabes.

Ahmed ben Abdulaziz a présidé plusieurs grandes rencontres, notamment les Sommets arabo-africains, la réunion des ministres des Affaires étrangères arabes et africains en Guinée Equatoriale, la réunion des ministres des Affaires étrangères arabes et de l’Union européenne au Caire… Sans oublier la 5ème réunion de hauts fonctionnaires des pays arabes et d’Amérique Latine à Doha.

Ahmed ben Abdelaziz al-Qattan a été nommé vice-président du Comité consultatif de l’Unrwa à la célébration de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien et du 60ème anniversaire de la création de l’Unrwa en 2009.

Le 28 février 2011, Ahmed ben Abdelaziz al-Qattan fut nommé Ambassadeur du Serviteur des deux Saintes Mosquées en Egypte, en plus de son poste de représentant permanent d’Arabie Saoudite à la Ligue des Etats arabes. Pour la petite histoire, il est le premier diplomate saoudien à combiner les deux postes.  En service au Caire, il fut le doyen du corps diplomatique arabe.

                   El Hadj A.B. HAIDARA

Commentaires via Facebook :

5 COMMENTAIRES

  1. Je trouve incroyable que Maliweb effacé mes messages

    Nous avons donné au G5 sahel je le répète ici tardivement CERTES.MAIS DECAISSE

    Et nous sommes déterminé à allouer des moyens conséquents au G5 Sahel et ce sera plus que les 154 millions de dollars des Usa

  2. Rendez-nous l argent detournes qui se cache chez vous cela suffira a notre armée.
    Nous ne sommes pas des mendiants ne avons été mal géré c’est tout
    Merci pour votre appui

  3. On sait que rcela sert les intérêts née la France et un régime corrompu
    Et nous avions raison.
    Je peux vous assurer que nous vous donnerons les moyens conséquent de votre politiquet sécuritaire désormais.

    Il ne faut pas être ingrat car nous avons donné certes a reculons mais nous avons donné même si on voyait que la France qui gèrse cette guerre a été inefficace

  4. LES SAOUDIENS NOUS AIDE A RECULONS – IL FAUT PAS COMPTER SUR EUX ASSIMI

    la ministre française des Armées Florence Parly a “regretté” jeudi que l’Arabie Saoudite tarde à verser l’aide financière qu’elle a promise pour l’équipement des armées de la force G5 Sahel.

    “L’Arabie Saoudite n’a toujours pas honoré la promesse qu’elle a faite de soutien (…) et je ne peux que regretter qu’elle n’honore pas les engagements qu’elle prend”, a déclaré Mme Parly au cours d’une audition à l’Assemblée nationale. “Le sous-équipement de ces armées est un problème réel”, a-t-elle ajouté.

    Lancée en 2015 et réactivée en 2017, la Force conjointe du G5 Sahel, comprenant des troupes de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, devait compter 5.000 hommes pour lutter contre les jihadistes dans les zones frontalières entre ces pays. Mais elle peine à monter en puissance.

    Riyad avait promis 100 millions d’euros, puis une rallonge supplémentaire de 50 millions d’euros pour l’équipement des forces des pays sahéliens de l’alliance (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso).

    Le 13 novembre à Paris, les présidents tchadien Idriss Déby Itno et nigérien Mahamadou Issoufou ont déploré un “manque de solidarité” de la communauté internationale face aux défis sécuritaires auxquels le Sahel est confronté.

    Quatre cents millions d’euros ont été promis par la communauté internationale pour équiper cette force, chargée de la lutte terroriste trans-nationale dans la région, “et sur ces 400 millions, rien jusqu’à ce jour” n’a été versé, a affirmé Idriss Déby.

    “Les paiements arrivent, les commandes de matériel sont en train d’être passées”, a toutefois assuré madame Parly. “La force conjointe a repris ses opérations, il y a un nouveau commandant”. “On peut voir le verre d’eau à moitié vide ou à moitié plein. Mais aucun pays n’a pu résoudre un problème aussi lourd en l’espace de quelques années. Il faut s’armer de patience”, a-t-elle souligné.

    L’idée de la force du G5 Sahel, poussée par la France, était de renforcer les armées régionales pour épauler, voire, à terme, remplacer l’armée française, qui conduit au Sahel l’opération Barkhane (4.500 militaires) contre les jihadistes depuis 2014, dans le prolongement de l’intervention menée dans le nord du Mali l’année précédente.

  5. L ARABIE SAOUDITE AVEC 100 MILLIONS DE DOLLAR OUBLIE QUE LES USA VIENNENT DE PORTER LA SOMME A 154 MILLIONS DE DOLLARS

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here