Economie : Le Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique était à Bamako

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La 31ème édition des journées annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique, s’était ouverte le jeudi 13 février 2020 à l’hôtel Sheraton de Bamako, sous la présidence du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances du Mali, Dr Boubou Cissé. « Les banques africaines face aux nouvelles contraintes réglementaires ». C’est le thème central choisi pour cette édition dont l’objectif est de faciliter le rapprochement des banques et établissements de crédit pour un partage d’expériences. 

Les travaux de ces 31èmes journées annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique ont pris fin le 15 février.

Ce club est une association à but non lucratif, créé en janvier 1989 à Lomé, au Togo. Il a pour mission de susciter et faciliter la réflexion des banquiers africains sur les objectifs à atteindre et sur les moyens à mettre en œuvre. Il regroupe 15 pays du continent.

Une économie solide repose sur des fondations solides et les banques sont l’un des piliers de cette fondation.

Cependant, cet espace économique et monétaire, dans son ensemble, traverse des moments particuliers avec la multiplication des crises sécuritaires et politiques un peu partout. Cette situation a rendu difficile l’exercice de l’activité bancaire qui, par ailleurs, exige des conditions sécuritaires minimales à observer. En effet, plus de 150 ans après la création des premières banques, 7 à 8 personnes sur 10 ne disposent pas encore de compte bancaire. Les raisons de ce faible taux de bancarisation sont connues de tous, à savoir, la faiblesse des revenus, l’insuffisance de la culture financière ainsi que la forte propension de la population à thésauriser notamment dans les zones rurales.

Ces facteurs ont freiné le développement des systèmes bancaires en Afrique et renforcé la nécessité de recourir à des solutions innovantes. La technologie peut entraîner une réduction des coûts et des risques liés aux transactions, permettant ainsi d’effectuer de petites transactions et de rendre davantage de ménages et d’entreprises économiquement rentables. La mise en place de produits et de modes de prestations innovants peut atténuer les contraintes précédemment mentionnées. Il est crucial que ces interventions et ces réformes politiques s’appliquent à la fois du côté de l’offre et de la demande.

Le niveau de développement financier en Afrique est faible par rapport aux autres régions en développement, mais il est également faible par rapport à ce que les facteurs sous-jacents qui stimulent le développement financier pourraient laisser prévoir. Ils montrent l’existence d’un écart important entre les niveaux prévus et les niveaux réels des indicateurs de développement financier en Afrique.

Le secteur bancaire africain, largement dominé par les banques européennes jusqu’à la fin des années 1990, est en pleine mutation. Aux côtés des acteurs traditionnels, des groupes régionaux émergent et se muent progressivement en véritables groupes bancaires panafricains. Ces banques, qu’elles soient locales, régionales ou continentales, affichent une stratégie de développement plus agressive. Elles cherchent à pénétrer de nouveaux segments de marché et à toucher des cibles jusque-là exclues du système bancaire. Elles multiplient les agences, déploient des services innovants et à bas coût, mieux adaptés aux populations peu bancarisées…

Le secteur bancaire africain est en plein essor et ne cesse de se transformer au gré des fusions, des acquisitions, des absorptions et des implantations. Les établissements marocains et nigérians sont les grands acteurs de ce marché et occupent le peloton de tête.

Mahamadou YATTARA

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