La direction générale du trésor et de la comptabilité publique : Tend sa calebasse et espère sur 10 milliards de FCFA

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La direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Mali a lancé ce mercredi 11 décembre 2019 un Bon du trésor pour un montant de 10 milliards de FCFA. La présente émission de bons vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat.

Cette année qui s’achève à l’instar des années antérieures a été pénible pour les Maliens. Du chômeur au plus haut sommet de l’État, c’est le même refrain sur toutes les lèvres : « Ça ne va pas ! Ça ne va pas !». La vie au Mali, on ne peut pas finir de parler de sa cherté. Pourtant cette crise n’est que la conséquence des évènements survenus en 2012. Elle a fortement touché la quasi-totalité des entreprises, beaucoup ont dû diminuer leur production et avancent comme argument la baisse des commandes.et le panier de la ménagère se ramollit chaque jour. Les événements sociaux sont zappés ou victimes d’un plan B.

L’économie malienne est sujette à des problèmes de gouvernance, aux lenteurs administratives et à la corruption. La situation ne date pas d’aujourd’hui. Les facteurs à l’origine de cette crise remontent depuis le renouveau démocratique. Mais un autre phénomène est venu intensifier cette crise, celui de la perte de confiance entre gouvernants et administrés engendrée par l’instabilité politique du pays.

La situation est préoccupante. Le pouvoir d’achat du Malien baisse de plus en plus. De nombreuses familles ont des difficultés pour assurer les trois repas quotidiens. Le gouvernement semble attribuer les difficultés actuelles à la conjoncture internationale défavorable.

Depuis plusieurs années, la croissance au Mali se situe entre 5 et 6% ce qui est insuffisant pour avoir un impact réel sur la pauvreté.

La république du désespoir !

Il ne se passe pas un seul jour, ces derniers temps, sans que le front social ne connaisse une grève ou un mouvement de protestation populaire du genre meeting, sit-in et marche. D’un secteur à un autre, le mécontentement, et le désarroi se font sentir avec force, et mettent plusieurs services publics en état de veille. Le gouvernement passe plus de temps à tenter de désamorcer cette situation qu’il a créé, plutôt que de s’occuper réellement des préoccupations du peuple. Au cœur de leurs revendications, on retrouve l’amélioration de leurs conditions sociales professionnelles à travers le respect de certains engagements du gouvernement. Cette situation témoigne un mal être et un mal vivre, qui se généralise, et ne cesse de s’amplifier de jour en jour. Les clans au pouvoir se partagent les maigres ressources du pays. Pendant ce temps, les fils des pauvres qui croupissent sous le poids de la cherté de la vie, meurent dans l’indifférence totale dans une bonne partie du pays abandonnée par l’Etat. Le cas récent de Ménaka est une parfaite illustration.

Mahamadou YATTARA

 

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