La nouvelle mue de l’Office du Niger

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De nouveau, l’Office du Niger face à sa destinée. Si en 1994, la restructuration de l’entreprise a permis aux exploitants agricoles d’être responsabilisés en se voyant rétrocédés bien de prérogatives de l’Office du Niger, 2011 permet aux cadres de définir eux-mêmes et de diriger la boussole du développement durable du géant agricole du Mali.

 

Le geste qui se lie à la parole. Les rencontres bon enfant entre producteurs et cadres de l’Office du Niger. Les anciens travailleurs de l’Office du Niger qui retrouvent de vieux amours et qui se voient donner beaucoup de considération dans le combat de la souveraineté alimentaire du pays……On pourrait citer à profusion les images qui défilent à l’Office du Niger, depuis le changement à la tête de la direction de l’entreprise. En somme, l’Office du Niger revient de loin. De cette mutation qui prend corps, le nouveau PDG, Amadou Boye Coulibaly veut l’entretenir. Surtout, au sortir d’une semaine de tournée de prise de contact où comme l’a révélé notre confrère  de Les Echos « ABC n’était pas allé mettre un nom sur chaque visage mais bien pour s’assurer avant tout des conditions de déroulement de la campagne agricole 2011-2012 ». Ce fut donc une visite qui a permis d’appréhender tous les problèmes de la campagne, d’ailleurs vite dissipés par des mesures prises séance tenante.

 

Les zones de production responsabilisées

On était allé jusqu’au 6 juillet, date de la nomination du nouveau PDG (1 mois après le lancement de la campagne agricole 2011) pour une campagne aux allures de catastrophe avec de forts relents de chantage et de rétention de fonds, mais la providence a veillé. Du Kouroumari au Macina en passant par le Bewani et le Kala, aucun entretien périodique (canaux d’irrigation et autres drains) n’a eu lieu. Les dépouillements des avis d’appel d’offres n’ont jamais pu être rendus publics. Les directeurs de zone qui ont osé écarter les dossiers de certains prestataires aux papiers douteux et incomplets ont reçu la nouvelle de leur mutation lorsque pour ce « parjure », le siège (Ségou) s’est entretenu dans une mauvaise foi qui a empêché de virer les sous permettant de commencer les travaux. Un plan machiavélique, redressé par l’hôte du jour dans les zones à travers des annonces on ne peut plus réconfortantes pour les zones de production, prêtes à s’assumer pour le bilan des moyens mis en œuvre et celui de la campagne agricole : « Dans moins de 3 jours, nous mettrons tous vos fonds à votre disposition pour que vous publiez les résultats des offres et que le travail de nettoyage des réseaux d’irrigation et de drainage commence, mieux vos fonds ne seront plus virés par trimestre mais par semestre afin que vos planifications trouvent toute leur justesse. Cependant, avec cette responsabilisation entière, nous allons être inflexible dans le contrôle » avisera le PDG de l’Office du Niger, qui n’a pas manqué de revoir la structuration ou la hiérarchisation dans les zones. Dans ces zones tout comme à Ségou, ABC a pris l’engagement de reclasser les agents de l’Office du Niger, statiques depuis 2007 quand l’ex PDG, Seydou Idrissa Traoré a pu augmenter substantiellement le salaire du personnel. Le cœur désormais à l’ouvrage, et face à leurs responsabilités, le personnel des zones de production a souligné qu’ils n’ont pas le devoir d’échouer, surtout que maintenant ils ont un de leurs à la tête de l’entreprise. Ils ont aussi souhaite être jugé à l’aune des résultats attendus.


Les anciens travailleurs impliqués

C’est principalement la touche du nouveau PDG de l’Office du Niger qui ne feint pas ignorer ce que ces anciens travailleurs (compressés et travailleurs) ont pu apporter à la grande chaîne de valeur de l’entreprise. En les rencontrant, partout où il est passé, et en les invitant à s’impliquer davantage dans la réussite de l’entreprise, Amadou Boye Coulibaly sait que ces derniers peuvent apporter beaucoup. Ils ont leur expérience avec eux, surtout quand on sait que l’Office du Niger est peuplé aujourd’hui de jeunes agents dont certains n’en connaissent même pas ses missions fondamentales. Ils ont leurs capacités physiques et intellectuelles à offrir, lorsqu’on sait que certains sont partis de l’Office du Niger malgré eux-mêmes et que l’âge de la retraite pour les conventionnaires est fixé impérativement à 58 ans. Les anciens travailleurs (hommes et femmes) ont admiré et loué une démarche conséquente qui va augurer d’une collaboration profitable à l’entreprise, car disent-ils en chœur, eux qui sont dans les secrets de….l’entreprise : « une chance est avec l’Office du Niger ». Aux agents et à leur direction donc de ne pas l’anéantir !

 

Moutta

 

 

 

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