Conseil malien des chargeurs : Des membres consulaires crient à la caducité du bureau de Babalaye

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Mis en place par l’Assemblée générale du 26 février 2015, le bureau de l’actuel Président, Ousmane Babalaye Daou, du Conseil malien des chargeurs (CMC), ne jouirait plus de la légalité à cause de sa caducité. C’est du  moins ce que pensent des membres consulaires du CMC qui souhaitent, à cet effet,  l’installation d’une équipe transitoire, avant la tenue d’une nouvelle élection.

Le mandat de l’actuelle équipe du Conseil malien des chargeurs (CMC) ayant expiré depuis le 25 février 2020, la gestion de la structure est en train d’être faite dans l’illégalité totale. Et pour cause, le mandat de cinq ans d’Ousmane Babalaye Daou à la tête de la structure a pris fin et aucune décision ministérielle n’a pu réussir à le proroger.

La caducité du bureau d’Ousmane Daou crève les yeux du fait que l’article 3 du Règlement intérieur du Conseil malien des chargeurs stipule que l’Assemblée consulaire du Conseil malien des chargeurs est composée de membres titulaires et de membres suppléants élus pour cinq ans.

« Le ministre Abdoul Ly qui devait convoquer le collège électoral 90 jours avant l’élection a jugé nécessaire de négocier la prorogation du mandat d’Ousmane Babalaye Daou, le 14 mai 2020», fulminent des membres consulConseil malien des chargeursaires du Conseil malien des chargeurs. En revanche, ils se sont réjouis du rejet de la demande du ministre Ly par la section administrative de la Cour d’Appel de Bamako.

Si cette décision passait comme une lettre à la poste, le ministre Ly aurait réussi à fouler au pied l’article 9 du Règlement intérieur du Conseil malien des chargeurs. Cet article précise qu’au moins quatre mois avant l’expiration du mandat des membres de l’Assemblée consulaire, le ministre de tutelle prend un arrêté fixant le nombre de membres titulaires et suppléants ainsi que les jours et heures de l’ouverture et de clôture du scrutin. Ce qui n’a pas été fait et la conséquence est lourde aujourd’hui pour le bureau de l’actuel président du Conseil malien des chargeurs, Ousmane Babalaye Daou.

Une transition s’impose au Conseil malien des chargeurs

Des membres consulaires du Conseil malien des chargeurs souhaitent de leur vœu la mise en place d’une équipe transitoire. Ce, selon eux, pour organiser l’élection du nouveau président dans la transparence.

A les entendre, même si l’élection devait se tenir, Ousmane Babalaye Daou n’est pas l’homme qu’il faut pour l’organiser car en tant que président, il peut faire pencher l’urne en sa faveur. Pour éviter une telle situation, ils veulent qu’une équipe transitoire soit installée au CMC en vue d’une élection crédible. Ainsi, de leur point de vue, Ousmane Babalaye Daou cherchera à reconquérir le siège de président.

Mamadou Djigué, l’homme qu’il faut pour la période de transition

Mamadou Djigué, qui est un ancien de la boîte, maîtrise la structure plus que tout le monde dans le monde des chargeurs. Et cela, pour avoir dirigé le Conseil malien des chargeurs de 2002 à 2007, soit un mandat de cinq ans. C’est un monsieur qui répond à toutes les qualités de président des chargeurs et agglomère assez d’expériences pour rendre vivace le Conseil malien des chargeurs. Le choix porté sur lui par des membres consulaires est tout à fait raisonnable.

Bazoumana KANE

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