Edito : Folmsbee explique Obama : « la paix et la sécurité, nous pouvons y arriver »

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L’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Folmsbee peut se réjouir d’ouvrir un nouveau chapitre de la coopération avec notre pays. Il a signé le samedi 5 décembre avec le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le « Plan d’Action National Conjoint Mali – Etats Unis d’Amérique  dans le Cadre de l’Initiative sur La Gouvernance en Matière de Sécurité (SGI) ». Cette Initiative avait été annoncée par le Président Barack Obama, lors du Sommet Afrique – Etats-Unis tenu à Washington D.C, le 6 août 2014. Le budget initial en est de 65 millions de dollars, et concerne six pays africains : Ghana, Kenya, Mali, Niger, Nigeria et Tunisie. Ce « Plan d’Action National Conjoint » réaffirme l’engagement américain pour « un Mali plus sécurisé et plus prospère… le Mali va atteindre cet objectif et l’Initiative pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité constitue une étape importante dans cette direction », croit fermement, l’Ambassadeur des USA au Mali. Maliens et Américains ont eu de longues dates, des efforts conjugués pour relever la croissance. Aujourd’hui, face à une insécurité sans précédent, la SGI vise à s’attaquer aux causes profondes du mal. Il s’agit d’atteindre l’objectif d’un « Mali émergent en renforçant la gouvernance dans trois institutions que sont les forces armées, la police et la justice », explique Folmsbee. Si en d’autres circonstances, le Président Obama souligna la nécessité d’institutions fortes en Afrique, cette force vaudra sans doute par la qualité des hommes et des femmes qui la constituent. Il s’agit de forger l’homme, de bannir la gabegie, le népotisme, de moraliser les recrutements. Des mots à peine voilés par le langage diplomatique, des maux à bannir dans la gouvernance de la sécurité. « Les juges, les militaires et les policiers, qui risquent leur vie chaque jour pour que le Mali puisse être un pays sécurisé et prospère, ne peuvent accomplir leur mission que si le gouvernement leur fournit les ressources, la formation et les procédures et moyens essentiels », a déclaré l’Ambassadeur Folmsbee, sans jeter le pavé dans la mare. Car malgré l’inscription dans les budgets de 2014 et 2015, de 480 milliards de FCFA au titre de la défense et de la sécurité, l’attaque du Radisson a révélé des insuffisances de nos forces spéciales, au triple niveau logistique, organisationnel et opérationnel. Des insuffisances reconnues par le chef suprême des Armées, qui a souligné après cet attentat du 20 novembre, « la nécessité de mettre les forces spéciales dans les conditions pour accomplir leur mission ». Mettre l’accent sur les aspects critiques permettant d’établir et de maintenir une force militaire efficiente ; soutenir les efforts maliens pour faire en sorte que la police puisse recruter, retenir et promouvoir les agents motivés de manière transparente ; accompagner le ministère de la justice dans la mise en œuvre du plan d’urgence récemment adopté ; permettre au système judiciaire de regagner la confiance des citoyens maliens en permettant aux tribunaux de fonctionner de manière plus efficiente et transparente. Tels sont les défis assignés à l’Initiative de Barack Obama, dans les domaines de la défense, de la police nationale et de la justice. « … Nous pouvons y arriver ! Malgré les tentatives barbares des terroristes qui veulent ignorer les aspirations profondes du peuple malien pour la paix et la sécurité… Nous pouvons y arriver ! Ensemble ! », a expliqué l’Ambassadeur Folmsbee.

B. Daou

 

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1 commentaire

  1. les usa étaient au nord en 2012 quand le mali fut envahi par aqmi et mnla.
    arrêtons, notre sécurité ne saurait être assurée par procuration.
    notre sécurité sera par nous, par personne d’autre.

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