Editorial : L’année scolaire mal partie

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La pandémie de Covid-19 l’ayant blessée, cette année scolaire débutée au mois de février prendrait fin en juillet où les examens sont organisés. C’est dire que le temps n’est plus un allié sûr pour atteindre un certain niveau dans l’exécution des programmes.

Cette année scolaire 2021 a commencé déjà à claudiquer avec les débrayages des enseignants dans diverses localités du Mali en réaction au traitement tardif de leur salaire. Une année commencée dans un contexte sanitaire difficile devrait commencée par la leçon modèle sur le Coronavirus dans chaque classe. Le boycott de la reprise a eu raison de cette volonté du Gouvernement dans beaucoup d’écoles.

Depuis le 25 janvier 2020, dans toute la zone de Kati, les soldats de l’éducation n’ont pas écrit au tableau. Les enseignants des deux rives de Bamako et la région de Kayes viennent de leur emboîter le pas pour la même cause. Ils ont déposé le diamant blanc. Presque quinze jours après la reprise de l’école, des élèves n’ont pris aucun cours. Ces enseignants qui sont des chefs de famille ne savent plus à quel Saint se vouer.

Il faudra mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut pour éviter des erreurs répétitives des services de base jusqu’au sommet de l’Etat. Si la situation stagne en l’état actuel des choses, l’année scolaire au Mali risque d’être à l’image des  précédentes durant lesquelles l’école est partie  dans le gouffre.

Si les autorités en charge de l’éducation ne sortent pas de la torpeur, l’année scolaire risque de subir le même bricolage que 2020. L’Etat doit s’assumer afin de donner une instruction de qualité aux enfants. Ecoutons le plus grand écrivain  français du 19ème siècle, Victor Hugo : « L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction, c’est l’Etat qui la donne ». Un Etat peut-il instruire ses enfants en les laissant vadrouiller entre la maison et l’école ?

Bazoumana KANE

Source : L’Alerte

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1 commentaire

  1. Mr Kane le cadre malien des trente dernières années est l’ incarnation de la médiocrité et du manque de repères : le peu qui existait après la mauvaise gestion de feu Moussa Traore a été détruit par les grands democrates à partir de 1991 !
    Que DIEU sauve le Mali !

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