Rentrée scolaire 2025 : L’Unicef réaffirme son soutien au Mali pour promouvoir un accès équitable à l’éducation

À l’occasion de la rentrée scolaire 2025-2026, le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) a réaffirmé son engagement à soutenir le gouvernement du Mali pour promouvoir un accès équitable et inclusif à l’éducation pour chaque enfant.

9 Octobre 2025 - 01:16
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Rentrée scolaire 2025 :  L’Unicef réaffirme son soutien au Mali pour promouvoir un accès équitable à l’éducation
Ce 1er octobre 2025, les élèves du Mali ont repris le chemin de l’école

Le 1ᵉʳ octobre 2025, des milliers d’élèves ont repris le chemin de l’école. Ainsi débute l’année scolaire 2025-2026. Un moment choisi par l’Unicef pour réaffirmer son engagement aux côtés du gouvernement du Mali afin de « garantir à chaque enfant » un accès à une éducation équitable, inclusive et de qualité, dans un environnement sûr et protecteur. « Enfants, vous avez le soutien des plus hautes autorités du pays pour la réussite de l’année scolaire », a déclaré Dr Amadou Sy Savané, ministre de l’Éducation nationale, aux élèves lors de la cérémonie officielle de lancement national. Dans le cadre du lancement officiel de l’année scolaire, une leçon modèle a été présentée à une classe de 9ᵉ année de l’école fondamentale publique de Darsalam. Elle portait sur la valorisation du patrimoine culturel comme vecteur de cohésion sociale et d’unité nationale.

Les investissements dans le secteur de l’éducation au Mali ont connu une croissance significative, passant de 233 milliards FCFA en 2010 à 558 milliards FCFA en 2025, soit une augmentation de 105 %. Cette évolution reflète une forte volonté politique de consolider le système éducatif national. Cependant, des défis structurels demeurent. Il s’agit, entre autres, de l’insuffisance d’infrastructures scolaires, de la répartition inégale des enseignants, ainsi que des effets du changement climatique (vagues de chaleur, inondations, vents violents) qui perturbent le calendrier scolaire et les conditions d’apprentissage. Les conflits et l’insécurité aggravent encore la situation, notamment dans les zones rurales et vulnérables, compromettant l’éducation de milliers d’enfants. Sans compter que, à la veille de la rentrée scolaire, 108 écoles avaient été endommagées par les pluies et les inondations, mettant en évidence l’urgence d’une planification éducative sensible aux risques et au climat.

« Je suis très heureux de retrouver mes camarades et mes enseignants aujourd’hui et je leur souhaite bonne chance à tous », a confié Hamidou, 16 ans, élève en sciences au Lycée Mahamane Alassane Haïdara de Tombouctou. « Je suis soulagé que, malgré toutes les rumeurs d’un éventuel report, l’école ait bien repris. C’est un vrai soulagement pour moi, car je prépare le BAC cette année », a-t-il ajouté…

L’éducation, une priorité vitale

« Rouvrir les écoles, c’est redonner espoir et un avenir aux enfants. Aucun enfant ne doit être laissé pour compte », a affirmé Pierre Ngom, Représentant de l’Unicef au Mali. Il a rappelé que, lors de la Journée de l’Enfant africain, la présidente du Parlement national des enfants du Mali, Mlle Fatoumata dite Dicko Diamoussa Kané, avait plaidé pour une budgétisation sensible aux droits de l’Enfant, soulignant l’importance de préserver le financement éducatif dans un contexte de baisse des ressources mondiales…

Face à cette situation, l’Unicef mobilise des ressources autour de priorités définies conjointement avec le gouvernement du Mali et appelle à rediriger au moins 50 % de l’aide vers les pays les moins avancés ; maintenir le financement de l’éducation en situation de crise humanitaire, en la reconnaissant comme une priorité vitale ; prioriser les apprentissages fondamentaux, notamment en petite enfance et au primaire ; soutenir une planification sensible aux risques et renforcer la résilience du système éducatif ; promouvoir des financements innovants, en complément (et non en substitution) des financements de base.

Selon les dernières estimations, l’Aide publique au développement (APD) consacrée à l’éducation pourrait diminuer de 3,2 milliards de dollars US, soit une baisse de 24 % par rapport à 2023… L’Afrique de l’Ouest et du Centre seraient les régions les plus affectées avec 1,9 million d’enfants risquant de perdre l’accès à l’éducation. Le Mali et la Côte d’Ivoire figurent parmi les pays les plus vulnérables, avec des baisses potentielles de scolarisation estimées respectivement à 180 000 et 340 000 élèves.

L’enseignement primaire serait le plus durement touché, un tiers du financement étant menacé. Cela pourrait accentuer la crise de l’apprentissage et exposer les enfants à une perte de revenus estimée à 164 milliards USD au cours de leur vie.

Kader Toé