Second tour des législatives en Commune IV du District de Bamako : Le hold up électoral de Moussa Mara et de Assane Sidibe en passe d’être éventré…

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Qualifie pour le second tour des législatives du 19 avril dernier face aux porte- étendard de l’UDD et du PSDA, M. Hamady Sangare et Fofana Sekou, la liste du parti Yelema qui jugulait depuis dimanche soir pour leur probable victoire, le pot aux roses d’un tripatouillage électoral semble se découvrir et qui risque de tourner comme un film hollywoodien, indiquent nos sources. Et pour cause, nos radars font état de changement en catimini de présidents de bureaux de vote de plus 300 sur les 416 connus, une disposition fixée par la loi électorale. Pire, indiquent nos sources, une centaine de loubards conduit par le sieur Mamadou Wague dit Wassale se seraient donnes à cœur joie a des kidnapings, des menaces de mort, de tortures et même blesse de paisibles citoyens proches de la liste UDD/PSDA afin d’empêcher leurs électeurs d’effectuer leur devoir civique.   Au moment où nous bouclons cette édition, le sieur Wassale et bien d’autres de ses éléments de son Commando seraient passés aux aveux, incriminant ainsi, M.Moussa Mara et son colistier, M. Assane Sidibe « d’être les commanditaires de leurs forfaitures ». Aux dernières nouvelles, Wassale et sa bande ont été défère a Maison Centrale d’Arrêt de Bamako-Coura. En réalité, le second tour des législatives en CIV ont été émaillé d’une violence rarissime et aussi, contre toute attente, le changement en douceur de plus de 300 présidents de bureaux de vote sans que le gouvernorat ne soit ni associe, encore moins, informe. Une situation que les limiers de la Cour Constitutionnelle devraient vider.

 

 

En réalité, les élections législatives en commune 4 n’ont pas fini de révéler leurs mystères. Selon nos radars, le parti Yèlèma de Moussa Mara, ce jeune loup aux dents longues, a défié une décision itérative du gouvernement interdisant tout changement des agents électoraux entre les deux tours.

 

Formation de présidents de bureaux de vote en catimini…

 

Les mêmes sources indiquent en effet, que le maire Adama Berthé et son SEGAL auraient savamment orchestré la formation de plus de 300 présidents de bureau et autres assesseurs, la veille du deuxième tour. En clair, précisent nos sources, cette formation en catimini aurait eu lieu le vendredi et le samedi en toute discrétion au centre Aminata Diop. Une formation murement planifiée, cela à l’insu du gouvernorat qui se trouve très embarrassé par ce scandale, c’est-à-dire la violation flagrante de la loi électorale, révèlent nos sources.

Pire, le maire Adama Berthé qui faut-il le rappeler est du parti Yelema, se trouve dans de sales draps si ces accusations s’avéraient vraies.

Nos sources revelent que de lourds soupçons pèsent sur ce maire du parti Yelema dans les opérations commandos conduites par Wassale, ce gros bras, l4enfant de Hamdallaye qui avait détenu dans un premier temps au 5ème arrondissement pour agression sur un officier d’état civil de Taliko , enlèvement et séquestration du directeur de campagne adjoint du candiat Hamady Sangare dit Ze, la solution .

« Le hic dans ce scandale politique qui ternit l’histoire politique en CIV, est que ces bandits seraient à la solde de Assane Sidibe et de Moussa Mara, deux candidats et tous leurs soutiens et que rien ne pouvait permettre à la liste Yelema de nous battre »,nous confie un prohce des deux candidats UDD/PSDA. Ainsi, avec la machine électorale mise en place par la liste UDD/PSDA, n’ont perdu aucun temps pour rejoindre leurs brigades de la terreur pour traquer et empêcher le vote des militants de la liste udd/Psda. Les plaintes pour coups et blessures à la machette, pour menaces de mort et agressions à domicile fusent de partout au tribunal de la commune 4. Selon nos informations, ce qui s’est passe dimanche dernier en CIV, c’est du jamais vu pendant une élection présidentielle, législative ou communale en République du Mali. Comment comprendre, révèlent nos sources qu’a Lafiabougou, un seule liste obtienne 6500 voix alors que lors de la présidentielle, le candidat IBK, président sortant n’a obtenu en tout et pour tout que 5300 voix.

Mieux, les chiffres provisoires publiés parlent plus de 30 000 votants en CIV, du jamais vu ici. « Comment de 8000 voix, la liste Yelema remporte plus de 22 000 voix au second tour alors que Moussa Mara, non moins Directeur de campagne du Dr Checik Modibo Diarra a eu de la peine à obtenir 1500 voix à Lafiabougou et ce n’est pas en cette période de COVID 19 que la liste Yelema pourra obtenir 2 000 voix? », s’interrogent bien d’observateurs surpris par ces chiffres.

 

Des présidents de bureaux de vote grassement payes….

 

Selon bien d’observateurs et de spécialistes que nous avons interrogé, tous sont surpris des résultats publiés sur cette commune ou les partis de la majorité et de l’opposition ainsi que des centaines d’associations ont soutenu la liste UDD/PSDA contre celle du parti Yelema. Donc, il y avait anguille sous la roche. Les mêmes sources indiquent que des présidents de bureaux de vote auraient été grassement payes afin de fermer les yeux.

 

Un pool d’avocats pour la liste UDD/PSDA…

 

Pour le moment, avec les arrestations de loubards et leurs aveux qui leurs ont valu d’être envoyés à la MCA après avoir reconnu leurs forfaits, a en croire nos radars, la formation et le remplacement entre les deux tours de centaines de présidents de bureaux de vote en violation de la loi électorale, la transparence du second tour de ces élections législatives en CIV pose problème. De l’avis général en CIV du district de Bamako, il y a eu tout, sauf une élection transparente, juste. Ce que les limiers de la Cour Constitutionnelle devraient pouvoir élucider puisque la liste UDD/PSDA a déjà introduit ses requêtes et engagés un pool d’avocats et non les moindres.

 

Actes crapuleux dénoncés

 

Enfin, nous confie un cadre de la CIV : « Ces attitudes répréhensibles et incommensurables doivent être sanctionnées avec la dernière rigueur pour la survie de notre démocratie. Les commanditaires de ces actes barbares doivent passer à la barre pour servir d’exemple aux hommes politiques peu scrupuleux de la dignité humaine. Heureusement que la cour constitutionnelle n’a jamais faibli au Mali ! ».

Par ces révélations et accusations gravissimes, Moussa Mara et son colistier Assane Sidibe répondront-ils à la barre ?

 

Les limiers de la Cour Constitutionnelle auront du grain à moudre.

 

Pour le moment, à en croire nos radars, les limiers du cinquième Arrondissement de Police de Lafiabougou,  poursuivent leurs traques des fossoyeurs de la démocratie en CIV.

En tout cas, les limiers de la Cour Constitutionnelle auront sur quoi plancher quand on sait que la dame de fer, Mme Manassa Danioko est connu pour appliquer la loi, rien que la loi.

Au moment où nous bouclons cette édition, les arrestations de brigands se poursuivent. Et l’étau semble se resserrer autour du duo Moussa Mara/Assane Sidibe.

 

La fête de la démocratie gâchée en CIV…

 

 

Ce qu’il faut retenir dans cette élection en CIV, c’est que la fête a été gâchée par la violence, les changements des présidents de bureaux de vote en violation de la loi. Les résultats provoqués par cette pratique d’un autre âge, déshonore notre démocratie, surtout d’un camp dont le leader charismatique se voudrait un modèle, un jeune loup aux dents longues.

En attendant le verdict de la Cour Constitutionnelle qui est très attendu, les partisans de Hamady Sangare sont déjà prêts à contester les résultats provisoires que le ministère de l’Administration Territoriale s’apprête à publier car pour eux, « il y a eu tout sauf une compétition démocratique, libre, transparente et juste en CIV du District de Bamako ».

Wait and see!

Bokari Dicko

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2 COMMENTAIRES

  1. Mara est un assoiffé du pouvoir prêt a tout pour arriver à ses fins politique même si cela doit passé par la Mort d’homme en 2014 le Menteur Mara a sacrifié la vie des administrateurs civils et des soldats maliens tandis que lui même Mara se refuges chez l’ARMEE FRANCAISE pour se protéges contre les rebelles mais laisse les autres mourrir

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