Kalabancoro : Le tueur du richissime commerçant arrêté

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    Ismaël Kakoye, négociant, ayant fait fortune dans le commerce des produits alimentaires au marché de Kalabancoro, humble, courtois, jovial, était très connu de la population du quartier.  A cause de la bonne qualité et du prix abordable de ses produits, son commerce n’a jamais désempli. Le commerçant barbu est parvenu à se construire une maison à Tiébani où il habitait avec sa famille. Vu qu’il était très sollicité par les clients, il rentrait tard chez lui. Cette habitude de rentrer à des heures indues lui a été fatale.

    Dans la nuit du 3 au 4 décembre 2019, aux environs de 2 heures du matin, il a été abattu devant son domicile. Son assassin : Mamadou Saye, 30 ans, un autochtone, soudeur de profession. Le meurtrier a emporté 6 millions de F CFA.

    Sa femme, qui venait d’ouvrir le portail de la maison, a vu son mari gisant dans son sang. L’irréparable est commis. M. Kakoye rendit l’âme quelques instants après.

    En méconnaissance des procédures en la matière, la famille a emporté le corps à la morgue sans informer la police ou la gendarmerie. Sur place, le médecin a exigé la présence de la gendarmerie ou de la police. C’est ainsi que la brigade de gendarmerie de Kalaban fut saisie. Cette dernière a mené des investigations et procédé à des arrestations dans l’entourage du défunt.

    Le commissariat de la Commune, réputée être parmi les meilleurs dans la traque des bandits de grands chemins, malgré qu’il n’ait pas été saisi officiellement du dossier, ne s’est pas mis en marge dans la recherche de l’assassin.

    Le commissaire principal, Mamadou Mounkoro et ses hommes décidèrent de prendre l’affaire en main.

    Tous les indices en leur possession ont ainsi conduit à l’arrestation de Mamadou Saye. Ce dernier a été interpellé puis conduit dans les locaux du commissariat.

     

    Une première victoire pour les enquêteurs

    Le second temps fort a consisté à son interrogation. Au moment de son interpellation, il était en possession d’une moto Jakarta et logeait dans un magasin érigé en chambre de passe à Tiebani. Interrogé sur sa profession, le meurtrier répondit être un soudeur, mais qu’il a été chassé par son patron depuis des mois.

    Mamadou Saye a essayé de rouler ses vis-à-vis dans la farine avec des arguments fallacieux. Par la suite, il a fini par craquer et avoua son crime.

    Comment a-t-il fait la connaissance de sa victime ? Selon ses confidences, Ismaël se rendait à l’atelier de soudure de son patron pour des besoins de fabrication de portes et fenêtres. Par la suite, il s’est informé sur les activités du commerçant.

    Comme un aigle qui suit sa proie, le jeune homme ne ratait aucune occasion pour se renseigner sur les mouvements d’Ismaël. Il a ainsi appris que M. Kakoye rentrait tard chez lui et avec les recettes des ventes. Et que c’est quand il arrive devant son domicile qu’il appelle sa femme pour qu’elle lui ouvre la porte. Munis de toutes ces informations, ce 4 décembre 2019, à 2 heures du matin, devant la maison de sa victime, il commettra l’irréparable.

    Les enquêteurs ont cherché à savoir d’autres cas de complicités. Pour l’heure, ils sont venus à la conclusion que le tueur a agi seul. Toutefois, 3 jeunes ont été arrêtés, pas pour complicité, mais pour transaction de l’arme du crime qui a été faite de façon illégale. L’arme est passée entre les mains des trois jeunes. Le 4e jeune impliqué dans la transaction de l’arme vient d’une famille réputée dans la fabrication de fusils de chasse.

    En attendant que la police ne mette la main sur celui-ci, le tueur et les trois autres jeunes croupissent à la Maison centrale d’arrêt de Bamako.

    1. S.

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    3 COMMENTAIRES

    1. Ceux qui ont tué des policiers à Niono devraient se rendre utiles en allant extraire ces assassins des prisons pour les brûler vifs. Un gaillard comme celui-là, au lieu de travailler préfère attendre que les travailleurs finissent pour les tuer et prendre le fruit de leur travail. Au lieu de s’en prendre à ces pourritures, la population hait les policiers à mourir.

    2. Bravo au Commissaire Mounkoro et à ses hommes, du Commissariat de Police de Kalabancoro. Cet acte est celui de la bravoure et du professionnalisme . En avant la Police nationale au service des populations .

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