Triste accident de la circulation sur la route de Ségou : Un Capitaine de la douane tué sur le coup, sa BMW réduite en tas de ferraille

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    Il se nomme Ag Mohamed, la quarantaine révolue. Capitaine de douane et chef de brigade du Bureau de douane de Koutiala, il a trouvé la mort dans des circonstances horribles sur la route de Ségou et précisément dans la  zone redoutée et tristement célèbre de la Faya. Sa voiture, une BMW immatriculée Q- 7456 – MD a heurté, de plein fouet, un car de la compagnie SOMAF bourrée de monde et en partance pour la ville de Gao. Le bilan est d’un seul mort, à savoir le capitaine de douane Ag Mohamed. Sa voiture, la BMW qu’il conduisait lui-même, a été mise en lambeaux et certaines de ses parties dispersées de part et d’autre de la route.

    Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la gendarmerie nationale, l’excès de vitesse est à l’origine de la collision des deux véhicules. Ceci pose une fois de plus, avec acuité, le problème d’insécurité sur nos routes. Chacun voulant aller très vite au risque de sa vie. Quand est-ce que  cette tragédie va-t-elle s’arrêter ?

    Cet accident survenu le mardi 28 décembre, entre 9 heures 20 et 9 heures 30, coïncide avec la semaine de la sécurité routière que la capitale des balanzans a eu l’honneur d’abriter. Le choix de Ségou pour abriter l’événement est dû au fait que la route Ségou – Bamako est la plus accidentogène de toutes les routes du Mali. Nos engins ne peuvent- ils pas servir à autres chose qu’à nous ôter la vie en endeuillant nos familles? Une réflexion s’impose en la matière.

    La voiture de la victime, une BMW immatriculée Q- 7456-MD est entrée en collision  avec un bus de la compagnie SOMAF complètement rempli depassagers et en partance pour la ville de Gao. L’accident a eu lieu dans la zone de la Faya, reconnue comme dangereuse car ayant enregistré une multitude d’accidents mortels. Sous l’effet du choc, le car a aussitôt pris feu. Heureusement que les passagers ont pu s’échapper dans un sauve-qui-peut indescriptible. Ce qui a permis d’éviter un bilan plus lourd.

    L’incendie provoqué au cours de ce choc a consumé tout ce qui pouvait l’être avant de s’éteindre de lui-même. Les premiers secouristes arrivés sur les lieux, à savoir des éléments de la gendarmerie, se sont  pointés une vingtaine de minutes après l’accident, alors que la protection civile ne s’est présentée qu’une heure après. Cela, en raison de la distance qu’il fallait parcourir pour se retrouver au lieu du drame.

    Tout a été consumé en l’espace de quelques poignées de minutes. Le hic a été qu’aucun des automobilistes de passage ne détenait un extincteur fonctionnel pour éteindre l’incendie. Combien de temps faudrait -il encore pour que nos autorités agissent fermement afin que tous les conducteurs se dotent d’extincteur pour nous épargner ce genre de sinistres ?

    Il n’y a pas longtemps, nous évoquions le cas d’un vieux taxi qui a pris feu à quelques encablures du palais présidentiel de Koulouba.  Tous ceux qui étaient venus à son secours n’avaient pas d’extincteur. Il a fallu qu’un Prince de Dubaï séjourna            nt fréquemment dans notre pays, Makhtoum El Makhtoum, en promenade dans les parages, fasse usage de son propre extincteur. Cette leçon devrait servir de leçon à la fois aux conducteurs, mais aussi  aux autorités. 

    Le corps du capitaine, récupéré par la Direction de la douane, a été inhumé le mercredi 29 décembre avec tous les honneurs.

    Abdoulaye DIARRA

     

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