Que sont ils devenus… Capitaine de Police Yacouba Coulibaly : Les confessions d’un ami de Tiécoro Bagayoko

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Le 28 février 1978, les patrons des cinq commissariats de police du district de Bamako sont emportés par l’orage qui secoue le Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN). Ils sont arrêtés, jugés et condamnés pour avoir assisté à une réunion au cours de laquelle le lieutenant-colonel Tiécoro Bagayoko, directeur général des services de sécurité, les aurait informés de sa volonté de renverser le régime de Général Moussa Traoré (GMT). La rubrique “Que sont-ils devenus ?” est allée à la rencontre d’un rescapé parmi ceux qui ont été envoyés au bagne de Taoudéni. Il s’appelle Yacouba Coulibaly, capitaine de police et tout-puissant commissaire du 2e arrondissement au moment des faits. Il a été présenté comme le commandant du peloton d’exécution du président Moussa Traoré et ses acolytes en cas de succès de la conjuration. Ce qui lui a valu une condamnation à 15 ans de travaux forcés, pendant que les chefs d’état-major de l’armée de terre et de de la gendarmerie écopaient respectivement de 5 et 10 ans d’emprisonnement. Le compol Yacouba Coulibaly est formel : il est la victime de ses relations d’amitié avec Tiécoro Bagayoko. Qui est le commissaire de police Yacouba Coulibaly ? Sa part de vérité sur les événements du 28 février 1978 ? Est-il prêt à pardonner ses bourreaux ? C’est un homme visiblement affaibli par dix ans de détention à Taoudéni, qui nous a donc reçu à son domicile, à Bolibana, pour évoquer l’une des pages sombres du régime de Moussa Traoré, à qui il a tenu à donner un conseil. Lequel ? Les détails.

Les relations entre Yacouba Coulibaly et Tiécoro Bagayoko dit Diango ont été d’une pureté presque parfaite. Camarade d’enfance et de classe, c’est seulement après le certificat d’études primaires (CEP) que chacun va choisir son avenir : Yacouba opta pour l’administration générale et Tiécoro intégra l’Ecole des enfants de troupe de Kati pour une carrière militaire. Jusqu’au dernier souffle de l’ancien directeur général des services de sécurité, ils n’ont pas rompu.

Aujourd’hui, Yacouba Coulibaly retient encore de Diango l’image d’un homme respectable qui, s’il paraissait sévère de loin, était fondamentalement très bon.

La carrière de Yacouba Coulibaly s’est faite en deux temps. Il a tout d’abord servi comme commis d’administration, successivement à Mopti et à Kayes entre 1962 et 1965. C’est après squ’il deviendra policier suite à la décision du pouvoir central de surveiller étroitement tous les secteurs de l’Etat par un service de renseignements officieux. Cela a consisté à recruter des jeunes du parti au sein des différentes composantes de l’armée.

C’est dans ce cadre que Yacouba Coulibaly et certains de ses camarades de la jeunesse de l’US-RDA ont intégré la police nationale pour servir à la Sécurité d’Etat. A sa sortie de l’Ecole nationale de la police, il est affecté à Gao. Tiécoro Bagayoko continuait de lui rendre visite dans la Cité des Askia chaque fois qu’il avait une mission sur Tessalit jusqu’au coup d’Etat du CMLN en 1968. Mais justement en tant que militant de la jeunesse de l’US-RDA, quelle a été sa compréhension de ce coup de force des militaires ?

Yacouba Coulibaly répond qu’après sa formation militaire, il a tourné le dos à la politique, se rappelant qu’il a vécu les événements comme tout autre citoyen à cette différence qu’il était policier, c’est-à-dire que l’allégeance d’office était obligatoire au risque d’être catalogué comme ennemi et traité comme tel.

Il a appris le coup d’Etat par l’intermédiaire de son commissaire, qui a d’ailleurs insisté sur le nom de son ami, Tiécoro Bagayoko, parmi les membres de la junte militaire qui a renversé le père de l’indépendance nationale. La nomination de Diango au poste de directeur général des services de sécurité va donc précipiter l’ascension de Yacouba Coulibaly. Ce qui était tout à fait logique, surtout qu’il n’a pas été propulsé au-devant de la scène, mais nommé d’abord comme commissaire adjoint du 2e arrondissement. Quelques années plus tard, il est confirmé premier responsable du service avec le grade de capitaine.

Hélas ! Son destin va basculer le 28 février 1978. Emporté par le vent qui a détérioré les relations entre les membres du CMLN. Il a payé cash son amitié avec Tiécoro Bagayoko. Le président Moussa Traoré, face à l’orage qui profilait à l’horizon, a conclu qu’il fallait neutraliser Tiécoro en même temps que ses acolytes. C’est pourquoi il a fait arrêter tous ceux qui étaient proches de Diango afin d’éviter une réplique sous la forme d’une révolution de palais.

Ces événements du 28 février 1978 ont suscité beaucoup de commentaires. Chaque camp a donné sa version des faits. Ce qui est sûr : l’Histoire retiendra que des frères d’armes se sont entretués. Alors quelle est la part de vérité d’une des victimes collatérales de ces événements ? Pourquoi et comment il a été arrêté ? Est-ce vrai que la bande de Tiécoro, Kissima Doukara, Karim Dembélé, Charles Samba Sissoko préparait un coup d’Etat ? Quelle analyse fait-il du régime de Moussa Traoré ?

Mensonge, ruse, roublardise

Voici la réponse du capitaine Yacouba Coulibaly : “Je suis prêt à poser ma main sur le Coran pour jurer que je n’étais au courant d’aucune préparation de coup d’Etat. Je n’ai assisté à aucune réunion où Tiécoro aurait manifesté sa volonté de perpétrer un coup d’Etat. J’ai été arrêté à mon domicile près du marché Dibida. On m’a accusé d’être le chef du peloton d’exécution du président Moussa Traoré et ses compagnons, Allah Akbar ! Tout cela est consécutif à mes relations avec l’ancien directeur général des services de sécurité. J’ai été brutalisé, torturé, jugé, condamné à 15 ans de travaux forcés et envoyé au bagne de Taoudéni.

A mon avis, il y avait un réel froid entre le président Moussa Traoré et le lieutenant-colonel Kissima Doukara, ministre de la Défense, de l’Intérieur et de la Sécurité. Le président a sûrement compris que Tiécoro a pris position du côté de Kissima. C’est ainsi qu’il a mal agi, en ne ménageant personne dans leurs entourages respectifs. Il avait aussi ce défaut de croire à tout bout de champ aux rumeurs. C’est l’une des raisons principales qui font que Moussa Traoré a fait trop de victimes innocentes et c’est regrettable.

En analysant les déclarations de Moussa sur la chaine de télévision Africable, il donne l’impression de n’être au courant de rien. Pourtant, il aurait pu dire pourquoi il a fait tuer les Diby Silas Diarra, Yoro Diakité, Tiécoro Bagayoko et Kissima. Il soutient ignorer les causes de la mort de l’ex-président Modibo Kéita, mais qu’est-ce qu’il a entrepris pour situer les responsabilités de ce décès, dont les tenants et les aboutissants demeurent obscurs, eu égard à la tournure des événements ? Aujourd’hui, je tiens à lui rappeler que quand la main faute, c’est la tête qu’on coupe”.

Envoyé à Taoudéni pour purger une peine de 15 ans de travaux forcés, Yacouba Coulibaly y aura passé 10 ans. Parce que le centre de détention a été fermé par les autorités du pays. Pour le reste des détenus, la question était de savoir s’ils seront transférés ou libérés ? Le régime opta pour la libération. Mais le mal était déjà fait selon Yacouba Coulibaly. Il a passé dix ans de traumatisme, avec comme corollaire la psychose de la mort causée par un traitement inhumain.

Cependant, nous avons été surpris quand le policier nous a fait savoir que son ami Tiécoro n’acceptait pas que les autres prisonniers politiques critiquent le président Moussa Traoré en sa présence. Chaque fois que le débat allait dans ce sens entre détenus, Diango s’effaçait. Quelle explication à cette “loyauté” de l’ancien directeur général des services de sécurité vis-à-vis de quelqu’un qui caressait déjà le désir de l’éliminer physiquement ? Parce qu’il considérait toujours Moussa Traoré comme son ami, mais il se trompait à ce niveau et refusait sûrement de comprendre que la rupture était consommée entre eux.

D’anciens bagnards de Taoudéni que nous avons approchés dans le cadre de la rubrique “Que sont-ils devenus ?” assurent qu’en plus de l’enfer qu’ils vivaient dans cette partie du pays à l’époque, ils ne cessaient de penser à leurs familles respectives. Aujourd’hui, le capitaine Yacouba Coulibaly a encore en mémoire la manière dont il a perdu en même temps ses deux femmes par le biais du divorce . Comment cela a pu arriver ? L’intéressé soutient qu’il fallait vivre leur cas pour ne pas leur en vouloir. Ce n’était pas facile au moment des faits. Seulement il fallait se résigner. Et il tient encore à rendre hommage à son frère aîné qui s’est occupé de ses enfants durant son calvaire à Taoudéni.

La main sur le cœur

A sa libération, est-ce que les femmes sont revenues à de bons sentiments ? La réponse est on ne peut claire : “Fiston, nous ne voyons pas les choses de la même manière. Au moment des faits, elles étaient très jeunes. Attendre un mari pendant 15 ans n’était pas une chose facile. C’est pour vous dire que je ne leur en tiens pas rigueur. D’ailleurs, il y a une qui vit en France. Il arrive qu’elle téléphone pour prendre mes nouvelles. En partant à Taoudéni, notre retour n’était pas évident, donc il faut voir les choses sous cet angle”.

Deux faits malheureux le rongent encore. Lesquels ? D’abord la mort de son fidèle ami Tiécoro Bagayoko. Il se rappelle encore de ce matin quand ils partaient à la mine pour piocher, puisque Diango devait rester pour d’autres travaux, le capitaine Sounkalo Samaké lui a demandé de penser à sa pitance.

Et Tiécoro de répondre qu’il n’était pas évident qu’ils le retrouvent en vie, parce que sa mort a été annoncée pour ce jour. Effectivement, à leur retour de la mine, Charles Samba Sissoko les informera que Diango a été exécuté et enterré. Yacouba passera plus d’une semaine à le pleurer. Ensuite, il y a le décès de sa sœur, survenu au Gabon des suites d’une brûlure.

Jusqu’aujourd’hui, le compol Yacouba Coulibaly traine les séquelles de sa détention. Est-il prêt à pardonner ses bourreaux ? En musulman convaincu, l’ancien commissaire du 2e arrondissement  soutient qu’il lie sa vie au destin, c’est-à-dire prêt à pardonner. A sa libération, il avait même tenté de rencontrer le président Moussa Traoré pour un pardon mutuel, et surtout lui dire qu’il s’est trompé sur sa personne, en l’accusant à tort.

Malheureusement, il n’a pu voir l’ancien président. Entre-temps il est confiné dans sa douleur morale, causée par tout ce qu’il a vécu comme torture pendant sa détention. Il revient sur un de ses calvaires. “Un soir, en puisant de l’eau, je suis tombé dans le puits. Après trois jours, le chef du centre l’adjudant Moussa Camara m’a promis l’enfer si je ne me présentais pas le lendemain. Pour éviter d’être exécuté, je me suis fait transporter au chantier par un policier. Il a fallu l’intervention de l’adjoint du chef de centre pour que je sois exempté de tout effort physique jusqu’à ma guérison, sinon Moussa Camara était venu avec la cravache pour régler mes comptes”.

Faudrait-il rappeler que le capitaine Yacouba Coulibaly n’est toujours pas réhabilité. Il se contente seulement de sa pension. Au moment de prendre congé du vieux commissaire, il a tenu à donner un conseil à Moussa Traoré. Il lui demande de beaucoup prier et d’implorer la clémence du Bon Dieu pour alléger ses péchés parce qu’il est  convaincu que le président Moussa Traoré a fait des dizaines de victimes innocentes. Pour rien.

O. Roger

Tél : (00223) 63 88 24 23

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17 COMMENTAIRES

  1. Pour le CMLN nous devrons nous mettre d’accord que les Bamanan disent “gnouman te wuludenw na” ils se sont devores entre eux et Moussa a gagne en tuant tous ses compagnons car un vrai dictateur et un vrai sanguinaire qui a tue aussi le premier president du Mali: Modibo Keita a travers le Dr Faran Samake.

  2. Ousmane bagayoko
    Tout à fait d’accord pour TIECORO BAGAYOKO dont la seule arrestation a donné de la crédibilité au coup d’État qui ,s’il était justifié, n’allait jamais rater MOUSSA TRAORÉ car celui qui était chargé de la sécurité du président a été arrêté.
    Ce dernier, jusqu’à son décès récent, a contesté le coup d’État.
    IL FAUT PENSER QUE MOUSSA TRAORÉ A PENSÉ QUE LES DIVERGENCES ENTRE LES DEUX CLANS VONT FINIR PAR L’EMPORTER A PRIS LE DEVANT CAR LE CLAN DE KISSIMAN DOUKARA COMMENÇAIT À CONTESTER SON LEADERSHIP À CAUSE DE L’IMMIXTION DE SA FEMME DANS LES AFFAIRES PUBLIQUES.
    Ce qui s’est justifié après leurs arrestations.
    C’est de bonne guerre car les délinquants qui se sont emparés des deniers publics finissent toujours par se neutraliser.
    Ils sont tous de la même famille de délinquants qui ont initié et cultivé la PRIMAUTÉ de l’INTÉRÊT INDIVIDUEL sur l’INTÉRÊT GÉNÉRAL qui pénalise actuellement notre pays.
    Mais, il faut dire que les soldats ont retenu un bon souvenir de la gouvernance de KISSIMAN DOUKARA au ministère de la défense.
    Le régime socialiste conduit par MODIBO KEITA a signé des accords de livraison avec L’URSS.
    Ces livraisons ont été exécutées quand les délinquants du 19 novembre 1968,les ancêtres des SANOGO, étaient déjà aux affaires.
    KISSIMAN DOUKARA assurait régulièrement l’entretien des armes livrées, permettait fréquemment les entraînements des ARMÉES, les dotations en tenues militaires étaient effectuées pendant les fêtes de souveraineté de façon gratuite..
    Après son arrestation, L’ARMÉE MALIENNE a cessé d’être ce qu’elle était car un clan autour de la première dame a pris le contrôle des livraisons d’achats du matériel militaire.
    On a arrêté de doter gratuitement les soldats tant la cupidité du clan a atteint un niveau inquiétant pour l’ARMEE MALIENNE.
    Les entraînements ont cessé pour mettre les recettes prévues dans les poches du clan.
    L’ère démocratique a hérité de cette armée corrompue permettant à une MAFIA de s’installer qui continue à fonctionner actuellement.
    TIECORO BAGAYOKO a été arrêté au grand bonheur des maliens ,mais un autre, SEKOU LY proche de la première dame, l’a remplacé.
    Compte tenu de la gestion de l’ARMEE MALIENNE par KISSIMAN DOUKARA que son successeur MOUSSA TRAORÉ qui était aussi ministre de la défense n’a pas su perpétuer permettant aux rebelles de s’imposer en 1990 conclu par un accord défavorable, le clan le plus favorable aux maliens n’était il pas celui de KISSIMAN DOUKARA, même si,il faut penser qu’il n’y a jamais du bon parmi les délinquants?
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  3. MAMADOU NOMOKO!
    IL YA LA VIE ET SA CONSEQUENCE DIRECTE ET INEVITABLE C EST LA MORT!

    MAMADOU NOMOKO!
    IL N Y A PAS D ENFER! IL N YA PAS DE PARADIS!

    MAMADOU NOMOKO!
    L ENFER S IL EXISTE C EST DANS LA VIE, CELLE QUE TES CONCITOYENS VIVENT S EN S EN RENDRE COMPTE, PAR IGNORANCE, PAR STUPIDITE,PAR CUPIDITE PARFOIS!

    MAMADOU NOMOKO!
    AU TEMPS DE MOUSSA C ETAIENT LES ADVERSAIRES FEROCES A MOUSSA QUI D AILLEURS FERAIENT LA MEME CHOSE, ONT RECOLTE DES CONSEQUENCES DE L ADVERSITE!

    AUJOURDHUI AVEC TA DEMOCRATIE ET TA RELIGION ISLAMIQUE MONTEES EN PUISSANCE EXPONENTIELLE, LES MALIENS CIVILS,PAISIBLES SONT TUES, DEROBES, DEPOURVUS DE DIGNITES, MALADES,ABANDONNES,….

    VOILA MAMADOU NOMOKO!
    DES MALIENS SE SOUVIENNENT DES TEMPS MOUSSA POUR LES TEMPS DE STABILITE MEME DANS LA RELATIVE PAUVRETE! NOUS ETIONS AUTRES, MEILLEURS! DIGNES! SURS! EN SURETE!

  4. Merci M. Roger et merci au Capitaine de Police à la retraite Yacouba COULIBALY qui ont bien voulu contribuer a l’histoire du Mali independant. Les arrestations operées le 28 Février 1978 ont été un reglement de compte militaires entre les deux groupes protagonistes: le groupe de Moussa TRAORE et celui de Kissima DOUKARA. Les membres de chacun des groupes etant bien connue. La preuve est toute simple . Depuis des années à la suite des reunions du Comité Militaire de Liberation Nationale (CMLN), après des débats houleux souvent sur des questions diverses, ils procèdaient au vote pour se départager. Surtout avant chaque remaniment ministeriel. Pour comprendre le fonctionnement du CMLN, il faut remonter au coup d’Etat du 19 Novembre 1968. Parmi ses membres il y avait ceux qui ont joué un role important lors du renversement de Modibo KEITA, les figurants et les coptés. Ceci valable pour le Sous Comité Militaire aussi que beaucoup ignore . Ce sous Comité etait composé de Sous Officiers militaires qui ont joué egalement leur role, il y avait Soungalo SAMAKE, Mady KIABOU et d’autres. Tous les acteurs du coup d’Etat ont été recompensé. Certes il y’a des vrais tentatives de renversement du CMLN, je citerai celui du Capitaine Diby Sllas DIARRA, comme des faux, celui de la bande des trois qui nous interesse dans cette rubrique. Il ne s’agissait pas d’un coup d’Etat déjoué par le clan du General Moussa TRAORE mais bien d’un reglement de compte, parce que le clan Kissima DOUKARA a plusieurs fois mis en minorité celui de Mouss TRAORE. Les sujets sont nombreux: le remaniment ministeriel, l’orientation politique avec la création du parti unique , etc…. En realité cette nouvelle orientation n’etait pas du gout de Kissima et ses camarades. Vous savez parmi certains avaient une position ambigue comme Charles Samba Cissoko qui etait des deux cotés. Il n’etait le seul d’autres chefs militaires etaient avaient Kissima mais rendaient compte a Moussa TRAORE, tel que le Chef d’Escadron Mohamed KEITA, Chef d’Etat Major Adjoint de la Gendarmerie Nationale, qui etait un ami, un confident de Tiecoro BAGAYOKO, qui etait un agent double ( de part et d’autre). C’est dans ce contexte que par peur, le General Moussa TRAORE a decidé d’arreter le 28 Fevrier 1978, Kissima et ses alliés. Je dois dire que l’appellation “bande des trois” ne correspond pas, apres Charles Samba Cissoko et Joseph MARA ont plus tard suivis les autres. Moussa TRAORE sans preuve ordonna l’arrestation de certains proches collaborateurs, amis et parents. Parmi eux le Capitaine Soungalo SAMAKE de la compagnie para, les Capitaines de Police Yacouba Coulibaly, Youssouf Balla SYLLA, Belco N’DIAYE, le Lt-Colonel de gendarmerie Abdoulaye DIALLO dit DAX, Chef d’Etat Major de la Gendarmerie Nationale, le Lt-colonel Mamadou MARIKO, la Commisaaire de Police Tenimba DIALLO, Commandant la brigade des Moeurs, épouse de Tiecoro BAGAYOKO, etc…. Apres cette purge, les detenus etaient internés dans des camps militaires et gendarmerie à Bamako, les deux gros poissons: Kissima DOUKARA à Sevaré, Tiecoro BAGAYOKO à Kayes à la disposition des hommes qu’ils commandaient hier. Ainsi une commission d’enquete a ete crée dirigée par le Lt-Colonel Joseph MARA. Celui-ci supervisait personnellement les interrogatoires de jour comme de nuit. Sans exception, les detenus etaient attachés torturés et homiliés sous l’oeil vigilant de cet arroseur arrosé. A SUIVRE !

    • Apres les deux similacres de procès: coup d’Etat à Bamako et crimes economiques à Tombouctou, les condamnations prononcées , tous les detenus a l’exception des femmes ont ete transferé à Taoudeni sous escorte du Lieutenant Lamine DIABIRA. Dès leur arrivée, accueillis par une haie de soldats désignés par Moussa TRAORE lui meme dont ils rendent compte, commencèrent les tortures et autres humiliations. Ces soldats geoliers avaient droit de vie ou de mort sur n’importe quel prisonniers qui ont perdu tous les droits. Le reveil prevu à 04 h , direction les mines ou les briques à pas de course, une demie heure de repos, tout juste boire la bouillie du mil rouge. Les travaux toute la journee se font sous la cravache des soldats. Meme malade, le detenu est obligé de travailler ou il est tué. Le centre prnitencier de Taoudeni est l’enfer où le prisonnier n’a aucun droit. La releve des equipes se fait chaque trois mois. Le Capitaine Yacouba Coulibaly qui y a passé 10 ans ne vous dira pas combien de fois il a été bastonné par ses geoliers. GMT est le seul bourreaux de tous ces crimes, parce qu’il tenait au pouvoir qu’il a usurpé. Pourtant il est loin d’etre artisan du coup d’Etat qui a renversé Modibo Keita. Quand il dit resté à Bamako le 19 Novembre 1968 pour coordonner, c’est parce que des gens ont accepté rencontrer Modibo Keita et sa delegation entre Bamako et Koulikoro.

      • Le Capitaine Yacouba a parlé de l’Adjudant chef Moussa CAMARA, l’assassin de plusieurs detenus à Taoudeni, qui a été recompensé apres ses crimes par GMT au grade de Lieutenant. Admis à la retraite, il s’est retiré à Diamou son village dans le cercle de Kayes. Avant sa mort devenu aveugle , il faisait le mandiant à la gare ferroviaire à l’arrivee et au depart de chaque train. C’est pour dire que certains faits sont punis avant meme le jour du dernier jugement. Un autre criminel, il s’agit du Lieutenant Almamy NIENTAO , qui comme CAMARA est connu comme un sanguinaire hors pair. Il est aussi mort il y a moins de 2 and. Les deux cités sont l’enfer. Maintenant il reste Moussa TRAORE qui vit toujours malgré tous les crimes qu’il a commis. Les gens disent que cet homme est devenu un veritable pieux, ce qui ne servira a rien ses mains sont maculées de sang humain de victimes innoncentes, sans doute sa place est deja prete l’enfer meme s’il demenage et meurt à la mecque. Seul Allah a ce droit de vie ou de mort sur un etre humain.

        • S’agissant du cas de Joseph MARA, President de la fameuse commission d’enquete et de torture mise en place par GMT pour eleminer physiquement ses opposants, cet homme n’a pas pu resister à la tentation. Il avait commencé à s’accaper des biens saisis sur ses anciens camarades membres du CMLN, tombés en disgrade. Après denonciation, il a lui aussi ete degradé en soldat de 2 eme classe , mis aux arrêts et emprisonné comme les autres. Il avait fait trop d’abus, de tortures et d’humiliation sur tous les prisonniers. Alors ironie du sort il a partagé les memes cellules qu’eux à Taoudeni. Ce qui à mis cet traitre en double insécurité durant ses 5 ans passés en detention à Taoudeni: peur de se faire tuer par ses geoliers, peur aussi de ce qu’il avait fait aux autres lorsqu’il dirigeait les enquetes et les tortures. Ainsi il decida de faire le poltron pour echapper à la mort, tantot il faisait le maçon tantot il etait cuisinier. Tout le temps il se faisait bastonner par ses codetenus. Avec Youssouf Balla SYLLA, comme avec Yacouba Coulibaly et lui c’etait le combat entre des prisonniers debiles malingres, affaiblis par la faim, la soif, les travaux forcés. Certes il est revenu mais dans quel était? Meme ceux qui ont aidé GMT à perpetrer ces crimes odieux n’ont payé cher, entre autre le Colonel Youssouf TRAORE, qui a amené les cordes pour attacher Tiecoro et Kissima . Cet mechant doit son salut à la proximité de sa ville avec le Burkina Faso, originaire de San il a fui et alla se refuser dans ce pays voisin. Après la chute de GMT il est revenu la tete basse. A vecu dans cette humiliation jusqu’a sa mort courant 2018.

          • A entendre le Capitaine Yacouba dire qu’a son retour de Taoudeni , il a cherché à rencontrer GMT, ceci me fait revolter. Il a ete envoyé à Taoudeni pour ne plus revenir, alors en revenant il doit plutot rendre grace à Allah et non chercher à voir son bourreau. De toutes les façons le Capitaine Soungalo SAMAKE du 19 Novembre 1968 au 28 Fevrier 1978, etait plus proche de GMT que lui Yacouba. Celui ci assurait sa sécurité meme en deplacement le pays. Il pouvait le voir et il voulait. GMT a envoyé Soungalo au poteau qui d’autre peut echapper a ce criminel? Je ne peux passer sous silence à la bravoure de Kissima DOUKARA, sa valeur militaire, sa noblesse et son courage face a son sort, il dit ne jamais demandé pardon a GMT ni sa clemence. Il est pret à affronter sa mort en bon militaire. Ceux qui ont vu cet homme aux affaires, comme prisonnier savent tres bien qu’il fait la fieté de sa lignée. Il est mort en prison mais la dignité. Quant à GMT, venu par les armes, parti par les armes mais humilié, bafoué , jugé et condamné à mort puis gracié par un de ses tombeurs. Il a declaré la guerre au Capitaine Thomas SANKARA qui meme mort vaut mieux que GMT. Lui est un militaire, il a vu la mort venir, il l’a affronté dans la dignité puis est sorti les mains en l’air pour eviter la mort de ministres innoncents. Le monde entier a decouvert à travers cet acte que l’Afrique regorge encore quelques rares hommes nobles. Mais quelqu’un qui s’est toujours venté comme un stratège militaire et qui se fait prendre dans son palais comme un lapin ne doit plus donner de leçon ni de morale encore moins de bravoure.

          • Imaginons un kissima doukara
            President du Mali
            Tiekoro bagayoko Vice President
            Youssouf balla sylla ministre de l’interieur
            Dieu à sauver le mali

          • La tentative de coup d’état était bien réelle.j’admet que certains innocents officiers ont été arrêtés
            Mais vous sincèrement que kissima et tiekoro étaient des saints
            Diango etait connu pour son abus de pouvoir et tout Bamako le savait
            Quand à kissima,un vrai assoiffé d’argent ,prêt à tout pour se remplir les poches
            Si par malheur ces deux hommes s’ètaient emparés du pouvoir,on aurait comparé le Mali à la Guinée de Sékou tourè

          • Bravo monsieur Namago. Tu retracés une belle page de vérité sur le règne de Moussa TRAORÉ.
            MOUSSA n’a toujours été qu’un piètre stratège, même pas un petit manœuvrier.
            Son stratagème n’était basé que sur la perfidie. Il avait la phobie de se voir renversé. Le coup du sort ne lui a pas toléré.
            Toutefois, ses victimes qui souhaitent lui accorder leur pardon n’étaient-ils pas dans les mêmes coups fourés que lui? Eux qui jouaient aux sicaires pour son compte.

            Pour la République.

      • Je vais repliquer a la declaration de mon ami et frere Ousmane BAGAYOKO, qui dit que la preparation du coup d’Etat etait reelle, c’est une contre vérité. Il n’a jamais été prouvé durant les interrogatoires, que lors des deux procès tenus respectivement à Bamako et à Tombouctou. Peut etre qu’Ousmane etait un enfant à cette époque, ou il ignorait le fonctionnement de la justice sous GMT. Il n’ y avait pas de droits de l’homme, les Avocats commis pour les detenus n’assistaient pas à l’enquete de simple police. Certains ne voyaient leurs clients que dans la salle d’audience. La commission d’enquête mise en place était dirigée par un non professionnel en la personne du Lt-colonel Joseph MARA. En réalité cette commission s’appelait Commission Nationale d’Enquête et de Torture (CNDT). Les dépositions des detenus se faisaient sous la torture et autres sevices corporels (à l’aide de lame, de pinces et de corde). Meme les femmes n’etaient pas épargnées à cette humiliation. Bref je le renvoi aux pratiques du Camp Boiro de Sekou TOURE de la Guinée Conakry. Malgré il n’a jamais été etabli que le coup d’Etat contre GMT était en preparation. Même à la barre, aucun prévenu n’a prouvé cela. Et pourtant l’arrestation du Capitaine Dibi Sillas DIARRA et ses compagnons était relative à un coup d’Etat déjoué. Les archives au niveau du Ministère de la Justice pourront le temoigner. Alors je confirme toujours ma declaration qu’il s’agissait d’un reglement de compte entre les protagonistes. Le groupe du GMT a été plus rapide que celui de Kissima DOUKARA. Au moment de leur arrestation,LTCOLONEL Kissima DOUKARA etait le Ministre de la Defense, de l’Interieur et de la Sécurité, LT COLONEL Tiecoro BAGAYOKO, Directeur Général des Services de Sécurité (Police, Gendarmerie et Garde Républicaine), LT COLONEL Abdoulaye DIALLO dit DAX , Chef d’Etat Major de la Gendarmerie Nationale, LT COLONEL Mamadou MARIKO, Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre, COMMANDANT Aliou TRAORE, Chef d’Etat Major Adjoint de l’Armée de l’Air, Capitaine Soungalo SAMAKE, Commandant du Bataillon des commandos parachutistes de Djicoroni, chargé de la sécurité du Palais Présidentiel, au bureau , à domicile et même lors des déplacements du GMT à l’intérieur du pays. Il commandait le piquet d’honneur lors des voyages du Président à l’étranger, plus de 10 Commissaires de Police en poste à Bamako et dans certaines villes du pays. J’en oubli volontier!!!. Comment cette bande pouvait perpetrer un coup d’Etat contre Moussa TRAORE et échouer ? Alors le destin est fatal. Je vais parler du cas du Capitaine de Police Yacouba Coulibaly. Après 10 ans de travaux forcés par la grace d’Allah il est mis en liberté comme d’autres rares survivants. A son retour à Bamako, il a trouvé que ces deux épouses ont divorcé, c’est la vie ! Il doit se sentir heureux après avoir enterré certains compagnons dont son ami et chef Tiecoro BAGAYOKO au cimetière de prisonniers à Taoudeni. Personne ne peut prouver que le commanditaire de ces actes odieux qui n’est d’autre que le Général Moussa TRAORE n’est pas un sanguinaire. Ses mains resteront maculées de sang humain de victimes innoncentes. Je précise encore que parmi cette bande de cinq (05) contrairement a trois (03), je n’ai aucun parent, ni ami, encore moins de collaborateur parmi eux, animé du seul souci de rapporter ce que j’ai vu de mes propres yeux . A cette époque la Justice étais aux ordres de GMT, sinon elle n’allait pas se permettre de prononcer des peines affamantes allant jusqu’a la peine de mort sans aucune preuve.

  5. MOUSSA A PEUT ETRE COMMIS DES FAUTES MAIS PAS ENVERS TOUTES LES VICTIMES, TIEKORO ET KISSIMAN ET AUTRES ONT ENTRAINE DANS LEURS SILLAGES LES AUTRES!

    LES AFFAIRES D ETAT DOIVENT ETRE GERES A LA GMT! SINON, LE MALIEN ISLAMISE EST UN EMPOISONNE DE CONSCIENCE ET D ESPRIT, AUSSI, SACHEZ BIEN QUE PARTOUT DANS LE MONDE CIVILISE IL YA PARALLELEMENT DES LOIS MARTIALES ET DES LOIS PUBLIQUES INVISIBLES L UN DE L AUTRE!

    IL YA DES FAUTES QUI NE SONT LAVABLES QUE PAR LA MORT, CECI DOIT ETRE APPLIQUE AU MALI D AUJOURDHUI SINON LES VOLEURS CRIMINELS ET DEBILISATEURS DE TOUTES LES SORTES SEVISSENT ET DETRUISENT LE PAYS ET SON PEUPLE!

  6. GMT a tue tous ses compagnons d’armes pour mieux reigner. Il fut sanguinaire en son temps, mais maintenant c’est le plus musulmenteur apres Haidara du haut conseil des musulmans.

  7. C’est ce meme GMT que Boua le ventru IBK a envoye au Maroc pour aller se faire soigner pendant 3 mois et Dieu sait combien le contribuable Malien a paye pour sa sante celui-la qui a tue tant de Maliens honorables et dignes patriotes et amoureux du Mali!

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