Face à la violence et aux atrocités de Dan Na Ambassagou : La main tendue de l’Etat malien ?

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Préparatifs des élections législatives, situation sécuritaire dans les différentes circonscriptions administratives, retour de l’administration dans les localités où elle est absente… Voilà entre autres défis auxquels font face le Président IBK et son gouvernement qui, par ailleurs, sont confrontés à un problème de ressources. Aussi, comme palliatif, le gouvernement, qui avait officiellement annoncé la dissolution Dan Na Ambassagou, semble faire fi de cette décision, tout en tendant la main à cette milice d’autodéfense dogon pour l’aider à lever le défi sécuritaire dans le centre.

C’est en tout cas la lecture qu’on pourrait faire des récentes déclarations du chef d’état-major de Dan Na Ambassagou, Youssouf Toloba qui, dans un message vocal publié sur les réseaux sociaux, a appelé les populations du pays dogon à la paix en les invitant à avoir confiance en l’armée malienne et aux chasseurs qui se battent à bras le corps pour leur sécurité. Tout en déplorant la terreur qu’a causée l’insécurité chez les populations, il appelle celles-ci à avoir confiance en son mouvement et en l’armée malienne pour leur sécurité.

« Ce que nous demandons à la population, c’est d’avoir confiance en l’armée malienne et aux chasseurs. Qu’elles sachent que nous sommes là pour elle, pour sa sécurité », a-t-il déclaré.

 « Je lance un appel pressant à mes frères peuls, qu’ils viennent à nous pour que nous travaillions ensemble. S’ils sont en difficulté, qu’ils nous le disent. Nous sommes là pour tout le monde, toutes les communautés », a-t-il rassuré. Selon lui, la principale mission de son organisation est de sécuriser, auprès de l’armée malienne, les populations du pays dogon. « Nous allons continuer à appuyer les FAMAs pour la sécurité des populations et leurs biens », a-t-il précisé.

Un changement dans le ton qui surprend plus d’un, ce d’autant plus que les rapports entre la milice dogon et le gouvernement s’étaient fortement détériorés depuis l’annonce de sa dissolution par le gouvernement et les différents bombardements de ses camps par les FAMAs, et qui prouve qu’un compromis semble être trouvé entre les deux protagonistes.

Dans tous cas, le gouvernement gagnerait plus à fédérer ses efforts avec ceux des groupes d’autodéfense pour combattre l’ennemi commun, plutôt que de s’adonner à bombarder leurs positions et leurs camps.

O.O

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Les Aly N. Diallo, Hassana Barry et compagnie ont joué au feu en déclanchant ce conflit qu’ils avaient mûrement réflechi et préparé depuis 2015 à l’image des bandits du MNLA. Aujourd’hui les conséquences sont dramatiques pour les deux principales communautés du Pays Dogon (dogon et peulh). La quête du pouvoir temporel était le principal objectif de ces damnés. Ils auront sur leur conscience, à s’interroger s’ils en ont, la mort de plus de 2000 personnes innocentes dans la Région de Mopti de 2016 à 2019.
    Il a réagi à la mort de 15 civils peulhs de Sinda auprès des forces de sécurité basées à 14 Km de Douentza pour non sécours alors qu’une semaine auparavant à moins de 12 km de Bandiagara le village dogon de Kassa a été a attaqué, pillé et incendié avec 19 morts par des combattants peulhs, les mêmes forces de sécurité n’ont pas bougé d’un iota. Aly N. Dialla n’a pas réagi pour autant.

    La question qui se pose est de savoir qui attise la haine raciale? Un mort malien, même s’il est dogon ne vaut-il pas un mort peulh? Que c’est triste pour cet homme qui fut la 2ème personnalité du Mali pendant 5ans.

  2. Le titre donné à l’article : “Face à la violence et aux atrocités de Dan Na Ambassagou : La main tendue de l’Etat malien” jure avec son fond qui est plutôt une invite à la cohésion sociale. Il nous rappelle une fois de plus, il ya toujours des gens tapis dans l’ombre qui ravivent la haine et qui ne veulent pas de la paix au Pays Dogon.

    Les atrocités et les violences continuent et vous le savez très bien. Elles sont commises à longueur de journée par la nébuleuse, lâche et sans visage milice peulhs contre les dogons.

    Les peulhs de la zone inondée du Macina qui est à l’origine de ce conflit dit ethnique ont a fumé le calimet de la paix avec les bambaras et bozos voisins (on enrgistre moins de morts de la population). Il en est de même du Séno Bankass. Les peulhs du Séno Gondo qui ont pactisé avec les bandits terroristes ont, aujourd’hui, perdu tout contrôle de leurs genants étrangers qui les prélèvent impôts et dîmes comme efforts de leur participation à la guerre. La fierté du peulh qui ne jurait qu’au nom de Sékou Amadou est bafouée car les préceptes malékites qu’il avait prônés sont rangés au rancart.

    Mes chers frères peulhs du Séno, sortez des buissons pour qu’ensemble qu’ on boute hors de la zone les terroristes que vous avez emmenés pour faire le sale boulot et qui vous ont échappé. c’est la seule alternative qui vaille pour la paix

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