Insécurité routière : Force doit rester à la loi

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L’insécurité routière constitue un casse-tête dans notre pays. Tout le monde s’en plaint mais en dépit des textes qui régissent la circulation routière, les automobilistes et autres cyclomoteurs continuent impunément d’enfreindre à la réglementation. Ces indisciplinés sont à l’origine des accidents tragiques qui sont aujourd’hui légion.

La lutte contre l’insécurité intègre les priorités gouvernementales. En atteste la législation en vigueur,  les dispositions prises pour circonscrire le phénomène et sanctionner les fautes commises.


 Mais la triste et navrante réalité, s’impose à tout le monde. On constate des actes d’incivisme sur les axes routiers, ainsi que des violations administratives au niveau des structures chargées de la délivrance des pièces comme le visa du contrôle technique des véhicules, l’achat du permis de conduire.

Cette attitude illégale et immorale contribue à la multiplication des accidents avec pour conséquence des dégâts matériels et de pertes en vie humaine. Face à cette situation, il est bon de dire que l’autorité a failli. Les pouvoirs publics ont une grande  responsabilité à jouer à ce niveau.

Malheureusement les fautes sont mal sanctionnées si c’est le cas. Ce laisser-aller pour ne pas dire ce laxisme coupable des autorités, est à l’origine d’accidents parfois impossibles à expliquer. Les pouvoirs publics peinent à appliquer strictement la réglementation. A titre d’exemple, tout le monde sait que le port, de la ceinture de sécurité, des casques, de même que le non usage du téléphone au volant, l’interdiction du transport mixte sont des mesures qui ne sont pas totalement effectives ou du moins non appliquées.

Tout simplement parce que l’Etat ne veut pas ou ne peut exercer pleinement son autorité ? Il faudra à présent et  sans état d’âme appliquer strictement les textes. Sinon, à quoi serviront les nombreux moyens mis en œuvre pour élaborer, adopter toujours de nouveaux documents et stratégies pour lutter contre le fléau. Mais il faut admettre la réalité. Le ministre Général Sadio Gassama, qui vient d’effectuer le pèlerinage cette année, s’emploie à colmater les brèches. El hadj  et ses collaborateurs font de leur mieux. Ils portent des efforts sur sensibilisation de nos concitoyens.
L’Etat doit continuer à aller dans ce sens et prendre les mesures nécessaires, qui s’imposent avant qu’il ne soit trop tard.
Jean GOÏTA

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