Lutte contre le terrorisme au Sahel : Le respect des droits de l’Homme au cœur des préoccupations

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L’École de maintien de la paix (EMP) de Bamako a abrité, le mardi 29 juin 2021, la cérémonie d’ouverture de la Table Ronde sur le thème : « Prévention de l’extrémisme violent et lutte contre le terrorisme : médiation, analyse et résolution de conflits, une approche basée sur le droit international des droits de l’Homme et le droit international humanitaire». Cette table ronde à l’intention des officiers est organisée par le Secrétariat exécutif du G5 Sahel et la Force conjointe, avec le soutien technique du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), et de la MINUSMA, avec le soutien financier de l’Union Européenne.

Cette table ronde de deux jours vise à fournir aux participants, une meilleure compréhension des causes profondes et des manifestations de l’extrémisme violent, et du terrorisme en Afrique, en particulier dans la région du Sahel, les mobiles des acteurs et leurs modes opératoires ainsi que les mesures de prévention et de réponses respectueuses des normes internationales de protection des civils sur le droit international des droits de l’Homme et le droit international humanitaire.

Dans son allocution, Julien ATTAKLA-AYINON, coordinateur du Projet d’appui à la Force conjointe du G5 Sahel a mis l’accent sur le respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent au sahel. « Si le terrorisme implique l’usage indiscriminé de la terreur, notamment la violence meurtrière, l’extrémisme violent se réfère, quant à lui, à une pensée dogmatique qui préconise des modes d’action violents. S’il est indéniable que le facteur sécuritaire joue un rôle d’importance dans la résolution des conflits dans l’espace du G5 Sahel, son évocation comme unique variable explicative limite l’horizon de la compréhension des causes profondes de ces conflits, ce qui peut parfois compromettre la pertinence, l’efficience desdites réponses », a-t-il dit.

Pour sa part, le représentant du Chef d’Etat-Major Général des armées maliennes, Colonel-Major Bréhima Samaké a fait savoir que la montée de l’extrémisme violent est devenue un défi mondial. « Cette montée est une problématique qui touche le Mali, ses populations et son armée à plusieurs titres. C’est une menace réelle pour les fondements de notre pays et la survie de nos communautés qui sont quotidiennement endeuillées par des groupes armés terroristes qui font de nombreuses victimes dans nos propres rangs et ceux de nos alliés », a-t-il dit. Quant au représentant de la délégation de l’UE au Mali, Salvador FRANÇA, le respect des droits de l’Homme est au cœur de leur préoccupation.

Avant de mettre l’accent sur la contribution de l’UE à la force conjointe du G5 Sahel qui s’élève à plusieurs millions d’euros.

Selon Maman Sambo Sidikou, Secrétaire Exécutif du G5 Sahel, il est nécessaire de veiller sur le respect des principes humanitaires, sur le respect des droits de l’Homme dans la lutte contre le terrorisme, contre l’extrémisme violent au sahel. Pour lui, il ne peut pas y avoir d’issues heureuses dans la lutte contre ce phénomène sans le respect des droits de l’Homme.

Aguibou Sogodogo

 

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