Mali: l'Algérie estime le dialogue envisageable mais pas "avec des terroristes"
9 Octobre 2012 - 08:21
9 Octobre 2012 - 08:21
11
[caption id="attachment_75200" align="alignleft" width="350"]
Le ministre algérien aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel[/caption]
BAMAKO — Pour résoudre la crise au Mali, le dialogue est envisageable avec ceux qui prennent leur distance avec le crime organisé, mais "il n'y a pas de négociation possible avec des terroristes", a affirmé lundi à Bamako le ministre algérien aux Affaires maghrébines et africaines.
Le ministre Abdelkader Messahel, en tournée au Sahel, s'exprimait après un entretien avec Cheick Modibo Diarra, Premier ministre du Mali, pays qui partage une frontière de près de 1.400 km avec l'Algérie.
"Lorsqu'on a identifié la menace, notre devoir en tant que pays voisin, c'est d'éradiquer par tous les moyens cette menace, y compris par la force. Cette position de l'Algérie n'est pas nouvelle. Il n'y a pas de négociation possible avec des terroristes et des narcotrafiquants", a dit M. Messahel.
"Mais, également, le dialogue est possible avec les enfants du Mali qui se démarquent définitivement du crime organisé, du terrorisme, et qui se démarquent aussi des tentations sécessionnistes", a-t-il poursuivi.
Profitant d'un coup d'Etat militaire le 22 mars, divers groupes armés menés par des islamistes et incluant des rebelles touareg déclarés indépendantistes ont pris le contrôle du nord du Mali, soit les deux tiers du territoire. Les islamistes, qui prônent l'application de la charia (loi islamique), ont évincé fin juin leurs ex-alliés rebelles touareg des zones sous leur contrôle, et y commettent flagellations, lapidations, amputations et autres exactions au nom de leur interprétation rigoriste de la charia, qu'ils veulent étendre à tout le Mali.
"Le Mali est un et indivisible, et il le restera éternellement. Nos lois donnent à chaque citoyen le droit de choisir et de pratiquer sa religion. Personne n'imposera à un Malien de pratiquer une charia dont le pays ne veut pas", a déclaré le Premier ministre Diarra.
A Bamako, le ministre algérien a été successivement reçu par le ministre malien des Affaires étrangères, Tièman Coulibaly, le président malien de transition Dioncounda Traoré, puis le Premier ministre.
Dans les milieux officiels maliens, on affirme avoir fait comprendre à Alger l'espoir de voir l'Algérie prendre sur le terrain la direction de la lutte contre le terrorisme.
La délégation algérienne, qui a achevé tard lundi soir sa visite au Mali, comprenait des responsables de l'appareil sécuritaire de l'Algérie.
AFP /08:51 - 09/10/12
Le ministre algérien aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel[/caption]
BAMAKO — Pour résoudre la crise au Mali, le dialogue est envisageable avec ceux qui prennent leur distance avec le crime organisé, mais "il n'y a pas de négociation possible avec des terroristes", a affirmé lundi à Bamako le ministre algérien aux Affaires maghrébines et africaines.
Le ministre Abdelkader Messahel, en tournée au Sahel, s'exprimait après un entretien avec Cheick Modibo Diarra, Premier ministre du Mali, pays qui partage une frontière de près de 1.400 km avec l'Algérie.
"Lorsqu'on a identifié la menace, notre devoir en tant que pays voisin, c'est d'éradiquer par tous les moyens cette menace, y compris par la force. Cette position de l'Algérie n'est pas nouvelle. Il n'y a pas de négociation possible avec des terroristes et des narcotrafiquants", a dit M. Messahel.
"Mais, également, le dialogue est possible avec les enfants du Mali qui se démarquent définitivement du crime organisé, du terrorisme, et qui se démarquent aussi des tentations sécessionnistes", a-t-il poursuivi.
Profitant d'un coup d'Etat militaire le 22 mars, divers groupes armés menés par des islamistes et incluant des rebelles touareg déclarés indépendantistes ont pris le contrôle du nord du Mali, soit les deux tiers du territoire. Les islamistes, qui prônent l'application de la charia (loi islamique), ont évincé fin juin leurs ex-alliés rebelles touareg des zones sous leur contrôle, et y commettent flagellations, lapidations, amputations et autres exactions au nom de leur interprétation rigoriste de la charia, qu'ils veulent étendre à tout le Mali.
"Le Mali est un et indivisible, et il le restera éternellement. Nos lois donnent à chaque citoyen le droit de choisir et de pratiquer sa religion. Personne n'imposera à un Malien de pratiquer une charia dont le pays ne veut pas", a déclaré le Premier ministre Diarra.
A Bamako, le ministre algérien a été successivement reçu par le ministre malien des Affaires étrangères, Tièman Coulibaly, le président malien de transition Dioncounda Traoré, puis le Premier ministre.
Dans les milieux officiels maliens, on affirme avoir fait comprendre à Alger l'espoir de voir l'Algérie prendre sur le terrain la direction de la lutte contre le terrorisme.
La délégation algérienne, qui a achevé tard lundi soir sa visite au Mali, comprenait des responsables de l'appareil sécuritaire de l'Algérie.
AFP /08:51 - 09/10/12 Articles Similaires
Région de Ségou: Les FAMa neutralisent un groupe armé terroriste
L'Essor 22 Juin 2026 - 07:47 4
Région de Mopti : Les FAMa portent un nouveau coup sévère aux groupes armés terroristes
L'Essor 17 Juin 2026 - 10:13 2
Frappe des FAMa : plusieurs bases terroristes détruites entre Gao et Kayes
8 Juin 2026 - 09:12 8
Lutte contre le terrorisme : Comment intensifier la traque ?
22 Juin 2026 - 11:07 0
FAMa : plusieurs bases terroristes détruites lors de frappes ciblées dans la région de Mopti
16 Juin 2026 - 14:53 3
-
EmooC'est un idiot ce ministre algerien... pourquoi ils ont annule les elections remportees par les islamistes... ceci est la consequence de ce hold up electoral et ce chien vient nous donner des lecons ici.... ils sont vraiment ingrats ces algeriens...14 ansRépondreLike (0) -
EmooNegocier quoi encore avec ces traitres qui ont pris encore les armes contre leur pays, trahi l'armee , rejoindre l'ennemi, le MNLA et les autres ne meritent aucune negociation.... ou bien on se donne les moyens d'etre un pays qui peut enfin se faire respecter ou alors on reconnait que nous ne sommes pas et la on leur donne ce qu'ils veulent comme d'habitude... PAS DE NEGOTIATION......14 ansRépondreLike (0) -
nonalinertie1. Enfin un meeting de soutien au gouvernement, à la CEDEAO, à l’armée républicaine (et non au CNDERRIERE). ENFIN UNE MARCHE QUI SEMBLE ORGANISEE PAR LA MAJORITE SILENCIEUSE (COREN, FDR, etc.). Contrairement à l’infime minorité réactionnaire et sadomasochiste que l’on entend le plus, que l’on voit le plus dans la rue avec quelques badauds qui les suivent, et qui donne l’impression de représenter une force. Cependant, il faut déplorer l’organisation de cette marche un jour ouvrable (jeudi 11 octobre). L’idéal aurait été de l’organiser un jour non ouvrable en cohérence avec d’autres capitales régionales et internationales… 2. De toute façon, le CNDERRIERE a déjà avoué ne pas avoir de moyens pour combattre et sollicité l’aide de la CEDEAO et de la communauté internationale qui prend tout son temps maintenant, en laissant les terroristes d’AQMI/BOKO HARAM se préparer calmement dans le désert malien pour semer la mort notamment au Nigéria et en Occident (le 11 septembre 2001 n’est pas si loin). On entend même des propositions ahurissantes d’ élection dans le 1/3 du pays avec des résultats imposés au 2/3 restants. En dehors de l'aspect illégitime et illégal de ces élections, cela dénote simplement du peu de considération qu'ont ces gens à l'endroit des populations du nord quotidiennement volées, violées, fouettées, lapidées, pillées, profanées, assassinées. NON ASSISTANCE A PEUPLE EN DANGER. 3. En attendant, le Nord Mali se meurt, les nomades s’exilent, le tourisme disparaît au Mali, les entreprises du Sud ferment les unes derrière les autres, les ONG claquent la porte. Tous les projets de développement du Nord sont suspendus (Routes Niono -Tombouctou, Bourem - Kidal, Barrage de Taoussa, etc.) Aucun bailleur ne sortira un franc pour aider directement le budget national d’un MALI déjà démuni. ET LES ENTREPRISES REFUSENT MAINTENANT D’EXECUTER MEME DES MARCHES DE LA PRESIDENCE DEVENUE INSOLVABLE A L’IMAGE DES AUTRES DEPARTEMENTS MINISTERIELS PAR AILLEURS. 4. C’est drôle cette manie de distinguer ou de vouloir utiliser les uns contre les autres AQMI/ANSARDINE/MUJAO/MNLA/BOKO HARAM (tactique du Diviser pour régner). SURTOUT que les indépendantistes/terroristes ne sont qu’une petite minorité de la population touareg ou arabe (noter aussi qu’il y a des noirs parmi eux, un bandit n’ayant aucune nationalité en réalité). Il faut se rappeler que ces bandes se sont opposées uniquement à cause de guerre de territoires, comme cela se passe fréquemment dans les groupes mafieux des grandes cités. Si ces groupes PRETENDENT avoir des buts différents, ils utilisent et vivent tous des mêmes moyens de banditisme : esclavage dans les temps anciens, vols, viols, pillage, narcotrafic, et trafic d’armes, enlèvements, chantage de l’Etat et des individus. Les jeunes qui s’enrôlent dans AQMI/MNLA et autre BOKO HARAM, NE CROIENT GUERE A CE QU’ILS PROFESSENT : ni à l’indépendance, ni au développement, ni à la religion à fortiori à la charia. Ils agissent ESSENTIELLEMENT POUR LE VENTRE, accessoirement par la jalousie, souvent la haine ou une injustice quelconque, et continueront à le faire tant qu’ils n’auront d’autres alternatives. Etudiez leurs actes au quotidien. Leur sport favori est le vol, le viol, les enlèvements d’hommes et de véhicules, le trafic d’armes, la drogue, le chantage et le saccage des biens de l’Etat, les tueries de ceux qui s’opposent à leur gagne pain, toute chose n’ayant aucun lien avec quelque religion ou quelque idéal que ce soit. Depuis les temps immémoriaux, bien avant la colonisation, c’est la faiblesse de l’Etat qui encourage ce banditisme ordinaire en réalité. ET QU’ATTEND LA CPI POUR ARRETER CES CRIMINELS DU MNLA RESIDANT AU BURKINA, EN MAURITANIE, EN ALGERIE OU EN FRANCE ? IL N’Y A ET IL N’Y AURA D’AUTRE SOLUTION IMMEDIATE QUE PAR LA FORCE SOUTENUE PAR DES ETATS QUI COORDONNENT LEURS ACTIONS EN LIEN AVEC LES GROUPES D’AUTODEFENSE, LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ET LE CHOMAGE ENSUITE. 5. Faut-il croire que des personnalités haut placées dans les Etats sont complices du terrorisme/banditisme armé ? C'est quand même incroyable que les Etats (Tchad, Centrafrique, Mauritanie, Algérie, etc.) hésitent de coordonner leurs actions avec la CEDEAO dans la lutte contre les bandits armés et terroristes, tandis que ces derniers s'unissent pour les combattre! 6. S’il s’agit de négocier pour ruser, OK. Sinon, ATT a été condamné parce qu’il a négocié, et au moment de sa chute il avait cessé de négocier, ce qui finit par accélérer sa chute par des soldats effrayés par AGUELHOC. Que peut-on négocier après tout ce qu’ATT a essayé avec ces gens (intégration et réintégration, postes juteux, argent, quasi complicité dans le paiement des rançons, etc.) ? Enfin, toute cette négociation semble se tenir sans la majorité touareg, sans les sonrays, sans les arabes, sans les bellahs, sans les peulhs et sans les dogons qui sont assujettis ! C’est dire qu’à terme, si l’armée malienne ne se démène pas, la guerre civile est inévitable a14 ansRépondreLike (0) -
Vision2013« Mais, également, le dialogue est possible avec les enfants du Mali qui se démarquent définitivement du crime organisé, du terrorisme, et qui se démarquent aussi des tentations sécessionnistes », a-t-il poursuivi. MR le Ministre, en realite rien ne correspond a ces enfants parmi tous ceux qui se sont rebellé contre notre pays. Donc de quoi finallement vous parlez? Mr le Ministre, ne voulez vous pas forcement nous faire croire qu'il existe au Mali des rebelles qui n'ont jamais collaboré/pactisé/coalisé avec les islamistes, n'ont jamais collaboré avec les narco-trafiquants, n'ont jamais porté prejudice a l'Etat malien, n'ont jamais violé nos femmes, n'ont jamais executé nos soldats prisonniers a auguelhoc, n'ont jamais pillé nos populations, n'ont jamais declaré la scission du Mali? Trouvez-nous ceux-là et nous seront absolument prêts a dialoguer avec eux. J'espère que, Mr le Ministre, vous ne faites pas allusion au MNLA. Serieusement, dans ce conflit il est temps qu'Alger apprenne a commencer a respecter le peuple malien, l'Etat malien et les populations maliennes victimes. Ce n'est plus a l'Algerie de nous dire qui sont les terroristes et qui ne les sont pas! Pour le Mali et ses populations victimes, le MNLA est un groupe terrorsite. En verite, Mujao, AQMI, Ansar Edine sont tous moins nocifs que le MNLA pour le Mali.14 ansRépondreLike (0)-
EmooTres bien dit.... Bravo mon frere....14 ansLike (0)
-
-
TOUROmnla doit dire pour quelle partie du Mali il souhaite l'autodetermination. En plus nous informons la cedeao et la communauté internationale que nous(populations sédentaires)ne sommes plus avec l'ancienne formule à savoir abandoné nos droits au prifit d'une reconciliation pour laquelle ces apatrides n'ont jamais oeuvré.14 ansRépondreLike (0) -
Iliaque« il n’y a pas de négociation possible avec des terroristes », « Mais, également, le dialogue est possible avec les enfants du Mali qui se démarquent définitivement du crime organisé, du terrorisme, et qui se démarquent aussi des tentations sécessionnistes » selon le Premier ministre Algerien Mais peut-il nous exactement qui sont les Groupes armées au Nord repondent à ces criteres!IL N'YA PAS! Ceux qui sont pas Terroristes sont des veritables Bandits organisés et narcotrafiquants mais en negociant vous trouverez un qui se demarquerait en attendant d'avoir les opportunités de recommencer ce qu'il connait le mieux.NEGOCIATION =PIEGE !!!!.14 ansRépondreLike (0)