Pleins feux sur AQMI (Suite et fin) :  Le Boeing «Air Cocaïne»  et la disparition de son «contenu»

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Nous avons entendu toute sorte de mots incriminants soit le Mali les autorités de Bamako, en oubliant la provenance de l’appareil. Dans ce concert de soupçons ou de suspicions, on a le droit de se poser la question si l’appareil et son contenu étaient en provenance Venezuela. Là aussi bon nombre de Maliens ont mouillé les maillots en arrêtant un Malien et Français, Ben Hacko du Mali et Eric Jean Pierre pilote présumé de l’avion Boeing. Tous croupissent à la grande prison de Bamako pour activité illicite et d’actes terroristes sur le territoire malien.

 Ils sont sous mandat depuis le 14 mars 2011. Avec le Juge anti terroriste, Moussa Kolon Coulibaly, ils connaîtront certainement leur sort bientôt, car ce dernier est actif dans la recherche des preuves suffisantes contre eux. Il a fait des déplacements en Espagne, au Maroc, en Mauritanie et au Niger récemment. Et tout récemment, il a été admis à la Maison Blanche aux USA afin de parfaire ses données. Toute chose qui démontre que le Mali est et restera sur sa position suiviste qui semble être pour lui la meilleure. Ce projet antiterroriste et contre la criminalité transfrontalière a été financé par la Commission Européenne, les USA et par tous pays qui en sont victimes.

L’attaque d’AQMI par l’armée mauritanienne la forêt de Ouagadou, encore appelée forêt du Kirigalé en langue Soninké.
Cette forêt est située entre la Commune de Fallou à l’Ouest et la Commune de Guiré, la ville natale du 1er président du Mali, à l’Est. Cette forêt aux ressources inestimables n’a jamais été exploitée. C’est que nos agents forestiers ont quelques choses sur leur conscience dans cette situation, il faut le souligner. Ils ont délivrés des permis de chasse, tout acabit, pourvu qu’on exhibe   l’espèce sonnante et trébuchante, sans connaître la provenance ou le mobile de la chasse, voire la moralité à qui le permis de chasse est délivré, surtout que les chercheurs de permis de chasse sont souvent conduit par nos compatriotes «peaux blanches» utilisés aux frais comme des interprètes ou facilitateurs aux délivrances des permis à NARA.

Pour la petite histoire, ils ont fallu se bagarrer avec le Chef des chasseurs de Nara. Ce dernier s’opposait à la délivrance des permis aux Mauritaniens, ou du moins, aux «peaux rouges» pour aller chasser dans la forêt de Ouagadou (Kirigale). En vain, ce dernier n’a jamais été écouté. Il n’a pas hésité, lui aussi, à alerter les autorités ou officiels qu’il connaît personnellement à Bamako. Mais, sans suite. Et voilà aujourd’hui AQMI a facilement exploré la forêt et y trouve refuge au grand dam des forestiers de Nara, muets comme des carpes. Mais, la réalité ne doit pas se cacher derrière cette carence des autorités forestières maliennes depuis 2008. Date à laquelle, Bahanga et ses hommes ont voulu faire un raid à Ouagadou(Nara).

La Mauritanie n’est pas venue seule à l’insu des autorités maliennes ou à l’improviste. C’est une guerre, chers lecteurs, et cela ne s’improvise pas, ça se prépare minutieusement. C’est pourquoi, les militaires mauritaniens déjà au matin, ont posé quatre hélicos  de combat et de reconnaissance à la piste d’atterrissage de Nara à 38 km de la frontière de leur pays. Après les derniers réglages (la vérification des dernières informations pour s’assurer si tout ou la majorité des éléments AQMI sont effectivement au lieu indiqué), l’assaut est donné. Une telle opération était risquée, et donc, aucune donnée ne devait pas faillir. A savoir où il faut partir, quand et comment partir à l’assaut ? Surtout que l’ennemi n’a pas de visage, ni de territoire, encore moins de base ou de lieu de résidence fixe.

Finalement l’assaut a été donné à l’est de Nara dans la Commune de Guiré vers Sokolo après du crépuscule. C’est là-bas qu’ils avaient leur tanière. Pas fortuit, facile de s’approvisionner. D’abord, ils sont friands de l’arachide, de viande, de lait en poudre, de l’eau, mais pas tellement les femmes, sauf en matière de renseignements. L’opération conjointe mauritanienne sur le sol malien n’est pas un fait anodin. C’est pour vous dire que  le Mali, l’Algérie, la France, les USA ne sont pas étrangers. Pourquoi la Mauritanie a été choisie pour mener à bien une telle besogne si noble ? Les raisons sont multiples : la Mauritanie a sa base militaire de poche à Nema ; la base militaire de Nara et de Nampala, voire de Diabali n’est pas appropriée pour ce genre d’opération ; le renseignement satellitaire fourni par la France ne faisait pas totalement la différence entre le Mali et la Mauritanie qui a reçu, en premier lieu, les données en termes de frontière, car cette forêt relie les deux pays à l’Est ainsi qu’à l’ouest de Nara. On n’avait l’impression que AQMI était basé à Sokolo au Mali, mais c’était un peu à l’écart vers la ville de Nara et la frontière mauritanienne, au cœur de la forêt (Kirigale). C’est la situation en Libye qui a précipité l’intervention mauritanienne. Car, AQMI commençait a partir de la Libye pour s’approvisionner en armement non habituel dans leur dispositif à destination de cette forêt.

Le Mali dans la lutte contre AQMI
Dans cette lutte contre AQMI, le Mali ne peut rester en marge. Il est  contraint de suivre les autres avec ses moyens de bord. Cela s’explique par l’envoi à partir de Nara d’une mission vers Tessalit dans la région de Kidal. Mais avant, la forêt de Ouagadou aux accès difficiles a été passée aux peignes fins et continue de l’être. Cette forêt est mortifère. Gare à vous si votre véhicule tombe en panne ou s’éteint, vous avez toutes les chances de mourir. Pas de point d’eau, les villages sont rares, seuls les chasseurs sont maîtres, même là, avec une nette réserve.

C’est dans cette condition d’inquiétude et de peur aux ventres que les soldats maliens ont pris la direction de Tessalit à partir de Nara. D’après nos sources, c’est à partir cette fois ci de Tamanrasset en Algérie sous la houlette de la France et des USA, dans la mesure où le Mali possède des éléments formés aux anti-terrorisme dans ses rangs. La mission a déjà fait des moissons : ratissages larges, arrestation de 11 personnes aux interrogatoires à Bamako. Les soldats maliens ont rencontré une petite résistance aux alentours de Boudjiguire à l’Est de Nara, soit à 80 km. Mais une résistance vite circonscrite.

En effet, quelques éléments maliens s’étaient repliés dans cette petite ville à dominance Soninké et ils ont été encouragés par  le Sous-préfet de la localité pour regagner le front. D’après nos sources, ils avaient pris peur à l’arsenal d’AQMI : des missiles de longue portée, des orgues de Staline, ou des BM21 en passant par des 12/7 et des AK47 à jumelles. Mais, comme un seul homme, les bases de Nara, Nampala et Nema sont tous levées et sont parties aux trousses d’AQMI jusque dans leur dernier retranchement qui semble être les contrées de Tessalit. Peut-être, c’est à ce niveau que les troupes algériennes sont rentrées dans la danse. Toutes ces actions militaires sont coordonnées à partir de l’Allemagne par AFRI.COM.

D’après  Napoléon Bonaparte : «les règlements sont faits pour les médiocres et les indécis ; rien de grand ne se fait sans imagination». Le Mali serait-il médiocre ou indécis dans cette? Pourquoi les «peaux rouges» dans l’armée malienne ? Pourquoi ce sont les ressortissants français,  en tout cas en grand nombre, qui sont toujours pris en otage à travers le monde ? Pourquoi la Russie n’a pas d’engouement dans cette lutte ou qu’est-ce quelle fait concrètement pour empêcher ce mal du siècle ? Pourquoi le Mali a-t-il confié la direction de ses services de renseignements à un journaliste pendant plus de six ans, poussant certains officiers à se retirer aux temps d’Alpha Oumar Konaré ? Est-ce que ce phénomène nouveau dans le système de défense malien n’a pas joué sur tout le noyau du dispositif de renseignements ? Etant donné qu’on n’a l’impression qu’il n’existe plus de secrets dans l’armée malienne obligeant certaines ambassades à dire que l’armée dispose que des amateurs ? Pourquoi dans une telle opération, les vrais connaisseurs du terrain sont toujours relayés au second plan au Mali, donnant cours aux détracteurs que le Mali est le maillon faible ou simple spectateur? Faut-il émettre un mandat d’arrêt international contre le Mali, pour son comportement face à AQMI ? Après AQMI, quel nom se fera entendre ? Et si les Américains renonçaient à dire : «Nous sommes encore la seule superpuissance politique, militaire, économique et culturelle… » ? Quel serait l’avenir ces terroristes ? Est-ce que tous ces soubresauts finiront à travers le monde ? Autant de questions qui font réfléchir.

En tout cas, les USA ne cessent de s’aventurer dans des guerres coûteuses avec ses complices éternels du moment, notamment la France. Des guerres qu’ils ne gagnent pas souvent ou finissent même par perdre, chose que le Mali évite. Car, notre pays a des inquiétudes de voir ces guerres sans résultats escomptés, sans que la préoccupation c’est-à-dire le développement n’est pas entamé avec sérieux dans ces zones.
MANTALA

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