L’annonce du retrait de la Gambie de la CPI inquiète les ONG et l’opposition

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Le président gambien Yaya Jammeh, lors d'un sommet de la Cédéao, le 28 mars 2014. © ISSOUF SANOGO / AFP
Le président gambien Yaya Jammeh, lors d'un sommet de la Cédéao, le 28 mars 2014. © ISSOUF SANOGO / AFP

Le ministre de l’Information gambien Sheriff Bojang a annoncé mardi soir que son pays allait se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Une annonce qui suscite l’inquiétude des ONG et de l’opposition gambienne, alors que la Gambie est régulièrement pointée du doigt par les défenseurs des droits de l’homme.

Les autorités gambiennes accusent la CPI de « persécution envers les Africains, en particulier leurs dirigeants ». Une critique récurrente ces derniers temps sur le continent. Le ministre de l’Information, Sheriff Bojang, en annonçant le retrait de son pays, a dénoncé une « Cour Blanche dont l’objectif serait de persécuter et d’humilier les personnes de couleur, et particulièrement les Africains ».

L’opposition gambienne a rapidement réagi et critique cette décision de l’exécutif. La candidate indépendante à l’élection présidentielle de décembre, le Dr Isatou Touray estime que « c’est une très très mauvaise idée ».

« Nous ne pouvons pas nous permettre d’être isolés. La Gambie a besoin de ce type de juridictions pour protéger les droits fondamentaux de sa population. Nous savons tous qu’une grave impunité règne dans le pays. Si nous n‘avons pas d’institution crédible comme la CPI, comment allons exercer nos droits ? Je constate que le président Jammeh est très mal à l’aise à cause des nombreuses et flagrantes violations des droits de l’homme dont il est responsable depuis des années. C’est pour cela qu’il prend une mesure aussi draconienne », analyse Isatou Touray.

Cette décision de la Gambie est également un camouflet pour la procureure de la CPI. Fatou Bensouda, qui est une ressortissante gambienne, a même été ministre de la Justice du président Yahya Jammeh.

« Sortir de la CPI montre ce désir de rester dans l’impunité »

Du côté des organisations de défense des droits de l’homme, Amnesty International et Human Rights Watch qui dénoncent régulièrement des violations des droits de l’homme en Gambie, déplorent ce départ.

« La Gambie a été fortement critiquée par des pays africains et occidentaux par apport à la torture, à la détention d’opposants politiques depuis avril et mai et avant les élections qui viennent, rappelle Steve Cockburn directeur adjoint d’Amnesty International en Afrique de l’Ouest. Donc je pense qu’il faut voir la déclaration dans un contexte où la Gambie est sous pression de libérer les détenus politiques et sous pression d‘améliorer son respect des droits humains. (…) C’est clair qu’il y a de graves violations en Gambie, mais c’est à la CPI de décider si ça constitue des crimes contre l’humanité. Il n’y a aucune enquête en cours en ce moment mais il y a un contexte en Gambie qui est très inquiétant. »

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7 COMMENTAIRES

  1. LA GAMBIE a raison les chefs des criminels occidentaux y baladent dans la rue sans inquiètent…

  2. Comrades this open door to needed correction of inhumane tyrants like Jammeh plus Kabila to name a couple. Seldom do good African leaders be removed from office however, at times it seems coup are a way of life for overly corrupt, evil plus inhumane African leaders who act as slave masters instead leaders of a group of humans. Although initially there will be pitfalls for people of Gambia eventually leaving ICC will result to quick removal of unfit plus blood thirsty President Jammeh. Jammeh way of governing for most countries became outdated long before he came to power plus he have shown us why. Jammeh please do right thing plus move to USA to be with your friend Obama? Very sincere, Henry Author Price Jr. aka Obediah Buntu IL-Khan aka Kankan.

  3. La Justice Internationale s’applique a tous les pays membres de l’ONU.Les abus sont une tentation continuelle des plus Forts,qu’ils soient blancs jaunes ou noirs.Nous avons assiste a des abus recents commis par cetains pays Occidentaux.La CPI est-elle incapable de traduire les cfitoyens de ces pays devant ses juges.Si oui ! Le concept de la Cour Penale Internationale est excellent ,mais pas applicable parce que precoce.Faut-il encourager l’Union Africfaine a etablir une CPA,et a assister cette Organisation a faire observer les droits humains et les droits des pays faibles.?C’est une idee a creuser.Avec le soutien du Conseil de Securite,,les Nations Unies pourraient fornir de l’assistance militaire a l’Union Africaine pour garder dans les rangs un pays qui persiste a fouler au pied les droits humains.Les choses telles qu’elles sont actuellement,sont difficilement acceptables aux pays Souverains Africains.A qui la faute ?

    • NON PAS VRAI CA..LIBYE,..IRAK AFGANISTAN SIRYE, ESSAIES NUCLEAIRES PARCI ET PAR LA , AUTRES GUERRES ET GENOCIDES PROVOQUES SAVANMENT ETC …PAR LES MEMBRES PERMANENTS DE L’ONU ET DES MEMBRES DU CONSEIL DE SECURITE , VOUS COMPRENEZ?

  4. SI la GAMBIE annonce son retrait de CPI c’est normale les des occidentaux y courent toujours sans inquiétaient..

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