Mamadou Lamine Bane, secrétaire exécutif du HCME : « A ce jour, il n’y a aucun cas de coronavirus signalé chez les Maliens de l’extérieur »

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Une maladie jusque-là d’origine inconnue : le coronavirus a fait  des centaines de morts. Les médecins chinois ont lancé l’alerte sur la dangerosité du virus qui continue à faire des victimes dans plusieurs pays. Dans la ville où la maladie a été découverte, plusieurs dizaines de nos ressortissants y résident. Face à la menace, le  Secrétaire exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), Mamadou Lamine Bane, dans l’entretien ci-dessous a rassuré qu’au jour d’aujourd’hui, aucun cas ne vise un Malien en Chine ou dans un autre pays.

Arc-en-ciel : Le coronavirus est apparu en Chine il y a quelques semaines, vous-êtes la structure en charge des Maliens de l’extérieur. Dites-nous comment se porte nos compatriotes résidents en Chine ?

Mamadou Lamine Bane : Les meilleures informations qui nous sont parvenues à travers notre structure, les Maliens vivants en Chine sont à peu près 800 personnes dont 300 étudiants et stagiaires et les 500 autres sont nos ressortissants qui travaillent dans d’autres activités. Nous avons fait des enquêtes y compris dans la ville de Wuhan où les choses se sont enclenchées. Dans cette ville, il y a 30 maliens. A ce jour, (NDLR : Jeudi 6 février 2020) après vérification, il n’y a aucun Malien vivant en Chine ou ailleurs, n’est atteint d’un cas de coronavirus.

Est-ce que vous êtes en relation avec le département des Maliens de l’Extérieur pour gérer d’éventuels cas de contamination de Maliens ?

  Bien sûr, toutes les informations qui nous parviennent sont automatiquement transmises au ministère des Maliens de l’Extérieur. Vous savez, le département est notre partenaire stratégique et il est notre ministère de tutelle. Nous travaillons en concert sur ce dossier. Donc toutes les informations, pas seulement que celles de nos compatriotes qui viennent de Chine, sont centralisées dans un dispositif qu’on appelle Comité national de suivi de la situation des Maliens de l’Extérieur en Situation en détresse. Dans ce comité dès qu’il y a eu une information, on la passe, s’il y a  lieu on tient une réunion d’urgence pour faire une évaluation et voir quelles sont les dispositions qu’il faut prendre.

Est-ce qu’il est question pour le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur d’un quelconque rapatriement de nos compatriotes précisément de nos étudiants ?

Le rapatriement n’est pas à l’ordre du jour d’autant plus que les personnes concernées n’ont pas sollicité  ni le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur ni le Gouvernement malien. Vous savez que la liberté d’aller et de venir est constitutionnelle. Les gens peuvent quitter le pays et revenir chez eux quand ils le veulent. Le rapatriement ne peut être que volontaire. Nos compatriotes n’ont pas demandé le retour vers leur pays natal dans ce cas, nous ne pouvons pas les forcer à le faire.

Quelles sont les dispositions prises par votre structure afin de mieux sensibiliser les Maliens de la diaspora ?

C’est de rester en contact permanent avec la structure faitière des Maliens de l’Extérieur car ils ont besoin de nous. En plus, notre organisation a la particularité d’être présente dans 77 pays à travers le monde. Notre présence n’est pas seulement localisée dans un seul pays, mais presque partout. En Chine, il y a l’organisation des médecins stagiaires maliens qui coordonne avec la structure faîtière. Les différents types d’organisations qu’on appelle le Conseil de base, la mission diplomatique et consulaire, se réunissent pour faire l’évaluation et l’état de la situation. Il y a eu la contribution de la solidarité pour les personnes vulnérables qui sont dans cette zone. Ces personnes concernées ont des mouvements limités. Donc, il faut les assister financièrement afin qu’elles puissent tenir jusqu’à la fin de cette épidémie.

 Le mot de la fin ?

C’est de dire aux Maliens que pour le moment, la maladie n’est jusque-là pas maitrisée. Et par conséquent,  qu’ils suivent les instructions des Conseils de base, les missions diplomatiques et consulaires. Aujourd’hui, il n’y a pas de traitements efficaces disponibles. Donc, il faut rester vigilent, respecter les mesures d’hygiène en la matière, ne pas s’exposer inutilement et ne jamais relâcher le respect des mesures de prudence.

Propos recueillis par

Mamadou Sangaré

 

 

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