Bamako- CMA : Vers une reprise des combats

08 Mars 2023 - 01:34
Mis à jour: 4 ans
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Bamako- CMA :  Vers une reprise des combats
Un sentiment palpable d’exaspération et d’impatience  existe de part et d’autre, alors que la crainte d’un glissement de calendrier électoral se précise. Il ne reste plus grand-chose des espoirs initiaux d’un règlement plus large du conflit avec les ex-rebelles indépendantistes touareg. Les craintes d’une reprise des hostilités sont ravivées par « l’installation d’états-majors par certains mouvements armés dans le Gourma », ou encore « la conduite de patrouilles […] par des entités non reconnues, sans concertation, ni accord du gouvernement »,  des « violations » répétées armés dans le Gourma », ou encore « la conduite de patrouilles […] par des entités non reconnues, sans concertation, ni accord du gouvernement. » La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) s’est lancée dans une surenchère rhétorique et a mené des actions de nature à exacerber davantage les tensions. A un moment où il existe un sentiment palpable d’exaspération et d’impatience  des Maliens lorsqu’il s’agit de la question de Kidal. Début février, Amadou Albert Maïga, un membre du Conseil national de la transition (CNT) qui tient lieu d'organe législatif, déclarait que l'armée malienne allait bientôt engager les opérations pour rétablir l'autorité de l'Etat central sur Kidal (nord), ville stratégique contrôlée par la CMA." La guerre est inévitable à Kidal", avait-il dit. Les rebelles touaregs ont signé un accord avec Bamako en 2015, dans l’espoir d’obtenir des postes dans l’armée et une redistribution du pouvoir au niveau local. Mais aujourd’hui, ils crient à l’abandon, certains rebelles ont d’ailleurs des accointances avec les jihadistes liés à al-Qaeda  qui avaient rejoint puis doublé sur le terrain les séparatistes touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Dans ce contexte, le président algérien a reçu le 26 février dernier d'ex-rebelles maliens qui ont dit chercher à sortir de "l’impasse" et du "statu quo" en plein accès de tension avec les autorités de Bamako. Glissement du calendrier électoral ? L’accalmie est fragile. Des questions essentielles n’ont pas encore été résolues, comme le désarmement des ex-rebelles. Ceux-ci n’ont pas rendu les armes. La situation actuelle entraîne une grande irritation chez les autorités maliennes. Qui pointent aussi un doigt accusateur sur la « passivité » de la médiation internationale. Le calendrier électoral sera-t-il respecté en République du Mali ? Les doutes sont de plus en plus sérieux sur la bonne tenue des élections locales prévues dès 2015. Plusieurs signaux envoyés par le gouvernement font craindre un glissement du calendrier. Les délais. L’agence électorale travaille à son implantation sur le territoire, avant de s’occuper véritablement à la fiabilisation du fichier électoral dans un climat d’insécurité sur des pans entiers du territoire national. Toutes ces opérations risquent donc de retarder la tenue du référendum initialement prévu le 19 mars et, par ricochet, de la présidentielle de 2024.Ces doutes sont renforcées par la correspondance en date du 24 février adressée par le ministre de la Réconciliation, le colonel Ismaël Wagué, au ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Laquelle a alerté sur les violations de la CMA qui« empêchent la création d’un climat de sérénité nécessaire pour le retour à l’ordre constitutionnel ». La bonne idée serait peut-être de reconnaître, qu’au regard de la situation actuelle, l’organisation d’élections générales, très coûteuses à mettre en place, n’est plus vraiment réaliste. La première chose serait de fixer les priorités. Quelles sont les élections qui semblent être les plus importantes et qui peuvent avoir le plus gros impact sur la paix et la stabilité du pays ? Réaliser des élections locales c’est très bien mais est-ce encore possible ? Fani  

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Commentaires (16)

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Touré s
Touré s 4 ans
ON a coupé le robinet de CMA, le temps est compté pour faire disparaître totalement la CMA. entre 2012 et 2023 il y'a une différence.
Kankan
Kankan 4 ans
We all know leadership is important plus elections determine who our leaders will be. However, competent elections may not be held unless there is competent security. Therefore we must establish competent security throughout Mali before we may have competent election with results that reflect people desire of who they would like to lead them. If we are so overwhelmed with desire to have election under any circumstance then we are willing to accept results that may not reflect desire of who people would like to lead them for next presidential term. That would be cost for being stupid. CMA is stupid plus we should subject CMA to world method of managing stupid people in important positions. That is to not give them break. CMA dispatching of security agents in Gourma region is for sake of securing transporting routes for illicit drugs plus should be viewed as nothing greater. A lack of drug money put reliability of CMA personnel in question. In short some become willing to betray leadership very much like leadership have betrayed its lesser personnel on infinite number of occasions but manage to convince all that traitors were not them. My personnel belief is we should make present Kamakaze drones fully prepared to do what need be done in Gourma plus other areas around Kidal to unequivocally return authority to Malian officials as we in steps plus stages at god speed pursue competent security in area. That is how we should manage stupidity of CMA. Henry Author Price Jr aka Kankan
mossad
mossad 4 ans
- Fani? C'est qui ce rédacteur(trice) sans nom???????? - Ayez au moins un peu de respect, en commencant à à écrire au moins correctement votre nom!
Observateur
Observateur 4 ans
Personne n'a intérêt à ce que ça pète! Cette fois-ci aucun pays de l'espace CEDEAO ne sera épargné, ceux-là mêmes qui ont tout fait pour réduire le Mali au "stade zéro". Les répercutions économiques pour la toute la région ouest africaine seront inestimables car jusque là les conflits sont concentrés au sahel, essentiellement au Mali, au Niger et au Burkina.
Seydou
Seydou 4 ans
Oui, ali nous savons tous que c'est ton souhait que le Mali perd tout. Tu proposes, Dieu dispose.
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