Chronique du vendredi : Tellement de questions, si peu de réponses

18 Mai 2012 - 00:25
Mis à jour: 14 ans
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Il y a plusieurs faits pour lesquels nous n’avons pas de réponse et n’en aurons pas de sitôt. Mais les évoquer contribue à nourrir le débat que notre démocratie avait de plus en plus fui alors que nous la savions fragile ainsi que le prouvent plusieurs péripéties et déclarations sous la première décennie de la 3è République. En 2002, s’installe un des présidents les plus adulés du monde, une légende vivante dont personne n’aurait mis en doute les convictions démocratiques. Il propose immédiatement la formule du consensus qui rassemble un pays à l’époque pas apaisé et même sur le bord de la rupture, si l’on en juge par les arguments régionalistes et ethnistes qui ont émaillé la campagne d’alors. Que s’est-il donc passé ? Avions-nous concédé trop de pouvoir au premier magistrat qui n’a pas du tout eu le malheur de son prédécesseur installé entre les barricades et les pneus enflammés d’ambitions putschistes même si ces dérives émanaient d’une partie dite du mouvement démocratique ? [caption id="attachment_63106" align="aligncenter" width="512" caption="Le président malien par intérim Dioncouda Traoré au sommet de la Cédéo à Abidjan le 26 avril 2012 © AFP"][/caption] Le président Touré serait-t-il resté le mandat de trop dans la mesure où il aura mis son énergie plus dans le bilan physique  -avec un chapelet de réalisations qui lui font entièrement honneur- que dans le bilan politique ? Lequel revient à l’inventaire de ses hommes, leurs capacités et leurs crédibilités, ainsi que  de l’état de santé de nos institutions dont l’armée et de notre démocratie.  Puis, le 22 mars, le président  réélu en 2007 avec 71% au premier tour perd son pouvoir en quelques heures. Avec lui, s’écroule le régime avec sa cinquantaine de généraux et naturellement sa nuée de courtisans. Questions : Qu’est ce qui a rendu si scandaleuse la nudité de l’Etat ? Jusqu’où le pouvoir savait-il son impréparation à défendre le projet démocratique ? Il est vrai qu’une grande partie de l’armée et de l’arsenal de défense étaient au Nord du pays, mais là non plus les résultats étaient loin d’être brillants. Et on ne peut pas occulter la question essentielle de savoir pourquoi et comment la République est aussi tragiquement tombée devant une rébellion dont les moyens, Ibk est l’un des premiers à l’avoir constaté, n’étaient pas aussi impressionnants qu’on nous l’avait fait croire. Ces réponses ne nous aideront pas à ramener Att ni les centaines de milliards de Fcfa d’aide gelés avec le putsch et dont certains ne seront libérés qu’avec l’élection d’un nouveau président, car c’est bien cela le cas de l’aide américaine. Nous pouvons donc continuer avec les faits. Malgré le retour commencé à l’ordre constitutionnel, nous avons trois pouvoirs dont le plus réel est celui de l’ex-junte parce qu’adossé -contrairement à la démocratie- au pouvoir des armes et  aussi à une sorte de légitimité révolutionnaire perçue de bonne foi par le petit peuple, à la fois exclu par la langue et le langage,  contre l’ égocentrisme de l’élite, et c’est vrai, instrumentalisé par des politiciens dont ATT disait qu’ils n’avaient pas de chance de gouverner par les urnes. Questions pourtant : malgré la survivance de Kati, la présidence et la primature ne peuvent-elles pas prendre leurs responsabilités ? Et si la question de la junte est réglée, comment sera gérée la cohabitation d’un premier ministre de pleins pouvoirs et d’un président de transition transformé en ornement là où la culture est essentiellement présidentialiste ? Et surtout, comment pourra-t-on consolider notre marche vers la démocratie sans cadre de dialogue qu’on l’appelle convention ou non ? Trop de questions peut-être pour un chroniqueur qui devait apporter des réponses. Mais nous n’avons pas honte de dire que nous ne savons pas. Et personne ne sait vraiment trop dans ce pays qui a décidé de se venger de ses enfants parricides. Adam Thiam

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Commentaires (17)

User
Rob
Rob 14 ans
Sanogo et sa petite bande la ont conduit un coup d Etat pendant qu’une grande partie de l’armée et de l’arsenal de défense étaient au Nord du pays!!1 Coment traite ATT de Laxiste lorsque lui-meme (SANOGO)ne fait que fanfaronner a KATI ???
Sankaratom
Sankaratom 14 ans
Mr Thiam, laisse tout ca. Tu compliques le probleme qui est tres simple : on dissout le CNRDR+E, le PM nomme son CHEF D"ETAT MAJOR DES ARMEES a qui tous les militaires seront soumis et qui sonnerait la mobolisation generale pour le Nord. Pendant que les militaires se battent pour liberer et netoyer le Nord, le reste du gouvernement et les hommes politiques s'occupent de la preparation de elections./ je suis sure que si on est serieux, on aurait fifni avec les deux en 6 ou 12 mois. PAS DE PARDON NI D'AMNISTIE TANT QUE LE NORD RESTE AUX MAINS DES MALFRATS. "DEBOUT SUR LES REMPARTS, NOUS SOMMES RESOLUS DE MOURRIR, POUR L'AFRIQUE ET POUR TOI MALI..." LOGES, NOURRIS, BLANCHIS, SOIGNES ET ARMES SUR NOS MAIGRES RESSOURCES, CEUX QUI ONT PRETES CE SERMENT DEVANT LE DRAPEAU ONT ABDIQUE. Qui sechera nos larmes? PEUPLE DU MALI, IL EST TEMPS DE PRENDRE TON DESTIN ENTRE TES MAINS AUTANT IL EST *****URGENT**** POUR LES POPULATIONS DU NORD DE COMMENCER LA *****RESISTANCE(les militaires du CNRD+E ont abdique)****** CONTRE AQMI ET LES AUTRES CAFARDS, AUTANT IL EST IMPERIEUX QU’A BAMAKO , KATI ET « AU SUD », ON ENTAME LA **** »DESOBEISSANCE CIVILE »***** JUSQU’AU JOUR OU LA JUNTE NOUS LAISSERAIT RESPIRER. Tant que la population dans les villes (Bamako, Kati, Segou Sikasso ect…) ne fait pas pression sur les politiques et les militaires, CEUX-CI NE VONT PAS BOUGER. IL EST TEMPS QUE LA CEDEAO COMMENCE LES BOMBARDEMENTS AERIENS. IL NE FAUT PAS « DONNER AUX ANSAR DIENS, INDEPENDANTISTES DOMINES, AQMIENS ET AUTRES CAFARDS DE SE FECONDER INVITRO’LEMENT » ET DE S’INSTALLER. « HONTE AUX MILITAIRES QUI SE CACHENT A BAMAKO, KATI, KOULIKORO… ALORS QUE LES 2/3 DE LEUR PAYS SONT OCCUPES. A BAS LE MILITAIRES CITADINS »
Saint-Demi
Saint-Demi 14 ans
Tu n'as vraiment pas honte, patriote de complaisance. <> est un serment jure par tous les maliens civils et militaires. D'autre part, saches que personne ne nait militaire. On s'engage. Eux sont plus patriotes que toi. Au lieu de te refugier derriere ton clavier, agit pour etre sur les remparts.
moussa ag
moussa ag 14 ans
« HONTE AUX MILITAIRES QUI SE CACHENT A BAMAKO, KATI, KOULIKORO… ALORS QUE LES 2/3 DE LEUR PAYS SONT OCCUPES. A BAS LE MILITAIRES CITADINS » Moussa Ag
Sagesse
Sagesse 14 ans
Si nous voulons un Mali libre, democrate et prospere, il faudra que chaque Malienne et Malien epouse les principes de vie qui sont: 1. L’éthique, comme principe de base. 2. L’intégrité. 3. La responsabilité. 4. Le respect aux lois et règlements. 5. Le respect pour le droit des autres citoyens. 6. L’amour du travail. 7. L’effort à l’épargne et à l’investissement. 8. Le désir de dépassement. 9. La ponctualité.
DIARRA
DIARRA 14 ans
OH DIEU TOUT PUISSANT Malien et malienne reveillez vous notre pays est occupé et vous passé tout votre temps a discuté et a s'enrichire,cela devien une maladie,mr Tall parle de chiffre aulieu d'allée liberé le nord les arriviste cherche une place or que nos méres soeur pére frère sont en dificulté de grace regardond nous en face. De soudiata au dernier roi pleur dans leur tombe population malienne aller au nord n'attendé pas les millitaire car ils ce sont pas assez enrichi pour pensé a nos parents et a notre intégitté. je vous pose deux questions 1)Est ce que Sanogo n'a pas fais un dile avec les rebelles etandonné qu'il a fais plus de 5 ans au nord du mali? 2)Est ce que les membres du CNDRE sont réellement des malien?
Tiedo Togoma
Tiedo Togoma 14 ans
J'espere que Mr Diakariadia Traore a l'espace plus elargi que le net et le courage de partager son analyse tres lucide de la situation a d'autres compatriotes car, le debat est d'abord de convenir tous que notre avenir commun est en danger immediat et qu'aucun groupe politique n'a la solution a lui seul. Donc, ceux qui refusent la proposition du Capitaine et ne font d'autres propositions que de l'eliminer du jeu, se trompent enorment et meme si cette hypothese arrivait avec leur soutien exterieur, ils pourront jamais eux seuls, garder leur pouvoir et resoudre les immenses defis auxquels nous faisons face. D'autre part, ceux qui expriment leur degout du President interimaire et de sa famille politique en l'accusant de complot exterieur devront seb resoudre a accepter qu'aucune solution viable a la crise actuelle ne pourra se faire sans ceux-ci. Notre societe est profondement divisee par l'incurie politique de sa classe politique et de sa societe dite civile. Et si rien n'est fait, le peuple, le vrai pour qui ils disent agir, prendre le pouvoir a l'issue d'une revoltion dont notre pays n'a que faire. Classe politiqe, prenez la mesure du danger qui vous guette et assigez en hommes responsables en maitrisant vos egos.
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