Mali : cinq personnalités à la tête des autorités intérimaires du Nord

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Au Mali, les autorités intérimaires sont désormais installées dans les cinq régions du nord. Mais qui les dirige ?

Après Kidal, Gao et Ménaka, les autorités de Tombouctou et Taoudénit ont été installées jeudi 20 avril, après plusieurs semaines de tractations pour mettre tout le monde d’accord. Voici les personnes chargées de diriger les régions du nord du Mali jusqu’aux élections locales prévues au mois de juillet prochain.

Boubacar Ould Hamadi, un humanitaire issu d’une tribu guerrière

À 31 ans, Boubacar Ould Hamadi a été désigné en février dernier président des autorités intérimaires de Tombouctou. Ce titulaire d’un brevet de technicien des douanes est un arabe de la tribu guerrière d’Oulad Sleymane de Tombouctou. C’est à Bamako que cet ancien fonctionnaire de l’État a passé son enfance et accompli ses études jusqu’en 2012, année où la dernière rébellion éclate. Le voilà en Mauritanie travaillant pour l’ONG The Alliance for International Medical Action (Alima), puis pour l’Unicef avant de rejoindre le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) à la signature de l’accord de paix en 2015.

Hamoudi Sidi Ahmed Aggada, l’ingénieur qui aime le froid

À Taoudénit, le président des autorités intérimaires s’appelle Hamoudi Sidi Ahmed Aggada. C’est un ingénieur frigoriste de 55 ans, natif de la ville de Tombouctou. Ce fils d’une des grandes familles maraboutiques du nord du Mali, originaire de Araouane, dans le centre de la région de Taoudénit, prospère d’abord dans les affaires avant de se lancer en politique. En 2013, il est le candidat du parti de l’Alliance pour la solidarité au Mali (Asma) aux élections législatives à Tombouctou. Une année plus tard, le voilà à Alger pour encadrer les négociations de l’accord de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord.

Hassane Fagaga a fait ses premières armes comme leader du Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) de Iyad AG Ghaly, en 1991
Abdou Salam Ag Mohamed Ahmed, le juriste activiste

Titulaire d’un diplôme d’études générales en droit de l’université de Bamako, Abdou Salam Ag Mohamed Ahmed, 26 ans, de la tribu touarègue Daoussak, a d’abord milité au sein du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) en 2012 avant de se lancer dans l’humanitaire à travers plusieurs ONG à Ménaka. En 2015, il rejoint de nouveau le MNLA avant de créer, avec Moussa Ag Acharatoumane, le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) dont il était le coordinateur régional jusqu’à sa désignation comme président intérimaire du conseil régional de Ménaka.

Djibrilla Boubèye, le professeur de carrière

À Gao, le président des autorités intérimaires s’appelle Djibrilla Boubeye. À 63 ans, ce natif de la cité des Askias, membre de la société civile de la plateforme, un mouvement pro-Bamako, est un cousin de Soumeylou Boubèye Maïga, actuel secrétaire général de la présidence malienne. Djibrilla Boubèye, a été professeur de français au lycée de Gao pendant longtemps avant de devenir inspecteur de l’enseignement fondamental puis directeur d’académie et enfin coordinateur régional de l’enseignement secondaire dans la région de Koulikoro, dans le sud du pays. Il est à la retraite depuis fin 2015.

Hassane Fagaga, l’éternel rebelle … suite de l’article sur Jeune Afrique

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2 COMMENTAIRES

  1. Mr le journaliste veuillez vérifier vos sources d’information par respect déontologique. Vous présentez celui qui a été propulsé au poste de haute autorité de Taoudénit comme un ingénieur alors qu’ il n’ a même pas poursuivi des études de deux ans du secondaire et il a préféré mieux se convertir en commerçant itinérant suivant la direction du vent . De toutes les façons il ne suffit pas d’être un cadre compétent ou non pour occuper un poste politique: le trafic d’influence et le culte du prestige suffisent à dessein .

  2. IBK avait poussé le zèle jusqu’à accuser ATT de haute trahison. Trahison de n’avoir pas pu empêcher les rebelles de venir au Mali. Ce que lui est entrain de faire est de les nourrir au lieu de les combattre. Leur donner la clé des localités qui leur sont utiles pour leur trafic de de tout genre. Ils les couvre de milliards et d’honneurs pour qu’ils aient plus de force et nous tuent.

    ATT doit être jugé mais IBK ne mérite même pas le gibet, il doit être guillotiné. WALLAYE !! 🙁🙁🙁🙁🙁

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