Mali : un convoi militaire français bloqué pendant quelques heures à l’entrée d’Ansongo

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-Dans le nord du pays

Un convoi militaire de la Force Barkhane en provenance de Gao au nord du Mali, a été bloqué jeudi, pendant quelques heures par des centaines de jeunes manifestants à l’entrée de la ville d’Ansongo, a appris Agence Anadolu, auprès de Abdoulbaki Diallo ancien député de la localité.

” Le convoi venant de Gao se dirigeait vers Ménaka lorsqu’il a coïncidé avec des jeunes manifestants qui scandaient à bas la France, à bas Barkhane, vive la coopération Mali-Russie” a déclaré l’ancien élu local joint au téléphone par l’Agence Anadolu.

Ibrahim Sadou porte-parole du Conseil communal de la jeunesse d’Ansongo a affirmé : « Nous savons maintenant que l’opération Berkhane n’est pas là pour nous sécuriser mais pour déstabiliser notre sous-région. C’est pour cette raison que nous avons décidé de lui barrer la route ».

Il a, en outre, ajouté que l’armée française n’a plus aucun droit de traverser la ville d’Ansongo pour quelques destinations.

Selon Abdoulbaki Diallo, après plusieurs heures de blocus et des négociations, le convoi a finalement remboursé chemin pour emprunter les bifurcations du village de Bazi-Haoussa, afin de continuer son chemin vers Ménaka.

Pour rappel, un convoi de l’armée française avait été bloqué plus d’une semaine sur le territoire burkinabè en novembre dernier, puis au Niger.

Le convoi de l’armée française, ayant été bloqué au Burkina Faso et au Niger, a pu finalement arriver à Gao, dans le nord du Mali.

SOURCE: https://www.aa.com.tr/

 

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5 COMMENTAIRES

  1. Sales coups ?

    On peut penser au contraire que le gouvernement veut cacher à sa population les mérites des unités engagées auprès de Barkahne et de Takuba. Pourtant les ULRI 4 et 6 font du bilan dont il n’est jamais fait état par les FAMA. En fait on peut se demander si ces omissions ne sont pas volontaires. Il est quand même paradoxal de s’opposer à la conduite de ces opérations.

    – Du 23 octobre au 11 novembre 2021, sur le camp de Tessalit, au nord du Mali, les soldats français de la Force Barkhane ont organisé une séquence de partenariat militaire opérationnel particulièrement dense aux Forces armées maliennes (FAMa). Elle vise à permettre à une compagnie malienne d’assurer en autonomie l’ensemble de ses missions. Ces formations ont notamment permis l’acquisition de compétences spécifiques, comme celles de l’emploi de mortiers lourds ou de Guetteurs aériens tactiques avancé (GATA). Cette dernière compétence est importante pour la mise en œuvre des missions de réassurance que Barkhane pourrait conduire en appui des forces maliennes. Des formations ont également été délivrées dans le domaine de la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI), du sauvetage au combat, du combat en zone urbaine et des techniques de corps-à-corps. L’emploi de mortiers et la formation de guetteurs aériens avancés ne relèvent pas spécialement d’opération de maintien de la paix.

    – L’ULRI 4 en opération pour harceler les GAT et rassurer la population

    – Du 2 au 7 janvier 2022, l’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) n°4, appuyée par le Task Group (TG) n°1 franco-estonien de la Task Force Takuba, a effectué une opération de harcèlement des groupes armés terroristes (GAT) dans la région d’In Delimane, en coordination avec le Groupement tactique désert (GTD) 1, qui opérait dans la même zone, aux abords de la RN 20. Après une infiltration de nuit depuis Gao jusqu’à In Delimane, les militaires des Forces armées maliennes (FAMa) ont patrouillé en ville lors du marché hebdomadaire, appuyés par les commandos français et estoniens.Durant l’opération, les soldats maliens et le TG1 ont également procédé à des reconnaissances dans des vallées boisées au nord d’In Delimane, permettant à l’ULRI 4 d’échanger directement avec les populations locales. Ces patrouilles conjointes, qui reçoivent un accueil bienveillant de la part de la population, permettent de réaffirmer la présence de l’État malien dans cette région encore isolée et d’y collecter des informations sur la situation sécuritaire. L’ULRI 4 a démontré une nouvelle fois son excellent niveau opérationnel, et sa parfaite capacité à opérer avec le TG1. La réappropriation d’une zone non occupée par l’État malien depuis de longs mois constitue un réel succès.

    – Du côté du Burkina, c’est la même chose. Les Forces armées nationales (FAN), en collaboration avec la force Barkhane, ont mené une opération anti-terroriste du 15 au 23 janvier 2022 dans la région du Centre-Nord du Burkina Faso. Il s’agit de l’opération « LAABINGOL ». Sur une superficie de 8081 kilomètres carrés, cette opération a permis de neutraliser 163 terroristes dont une soixantaine au cours des manœuvres conjointes avec la Force Barkhane. « Les Forces spéciales burkinabè ont neutralisé le chef terroriste de la zone de Kelbo, Mdouli dit Abdramane (impliqué dans plusieurs attaques au centre nord et qui était activement recherché). » Le bilan fait aussi état de plusieurs suspects appréhendés. Il y a quatre bases terroristes et un dépôt logistique démantelés ; six engins explosifs improvisés découverts ; de l’armement, des munitions, des moyens roulants, des moyens de communication, des vivres, des médicaments et divers autres matériels ont été saisis ou détruits.

  2. Tous les mouvements de l’armée française au Mali doivent désormais cesser. Les soldats français et européens ne sont là que pour des sale coups.

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