Mossa Ag Attaher : "L'Algérie est incontournable dans la gestion de notre conflit"

14 Avr 2012 - 15:10
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_60350" align="alignleft" width="350" caption="Mossa Ag Attaher"][/caption] Crise avec Bamako, relations avec les islamistes armés, rôle de l'Algérie :  Mossa Ag Attaher, porte-parole du bureau politique du Mouvement national pour la libération de l'Azawad, fait le point sur la situation au Mali. Une grande confusion entoure les négociations pour la libération des otages algériens enlevés jeudi 5 avril. Où en sont les pourparlers ? Nous collectons des informations pour aider à leur libération, mais nous ne sommes en aucun cas négociateurs avec les preneurs d’otages. Le MNLA a condamné cet acte terroriste et a exprimé sa solidarité avec le peuple algérien. Notre priorité, c’est de sauvegarder la vie des otages et de sécuriser la population. Les témoins de l’enlèvement racontent que le MNLA n’était pas dans Gao au moment de l’attaque. On a l’impression que vous ne maîtrisez pas toute la situation au nord-Mali… Après le coup d’Etat à Bamako, l’état-major du MNLA a demandé aux combattants d’accélérer les opérations. Kidal est tombée le 30 mars, Gao le 31, Tombouctou le 1er avril. Pendant que des unités du MNLA attaquaient, d’autres étaient mobilisées pour sécuriser la zone. A Gao, ce fut plus difficile. D’autant que dans la ville, des miliciens, armés par l’Etat malien, se livraient à des actes de vandalisme. Le MNLA a commencé par sécuriser les accès à la ville. Quand les combattants sont arrivés à proximité du consulat, des terroristes, équipés de ceintures d’explosifs, ont menacé de se faire exploser si nous avancions. Plusieurs groupes islamistes ont revendiqué leur contrôle sur les villes du nord. Est-ce que le MNLA a signé un pacte avec eux contre l’ennemi commun, l’Etat malien ? Pas du tout. Depuis le 17 janvier, le discours du MNLA est très clair. Nous n’avons rien à voir avec eux. Pour rappel, en 2006, de violents affrontements ont opposé Ag Bahanga (chef rebelle touareg) et Aqmi au cours desquels le numéro 2 d’Aqmi a été tué. En revanche, l’Etat malien est complice de l’implantation d’Al Qaïda dans cette zone. Nous avons des preuves qu’avant le mois de janvier, des camps militaires maliens se sont installés à moins de 20 kilomètres des camps d’Aqmi. Des officiers touareg qui ont déserté l’armée nous ont raconté que l’Etat malien était au courant et qu’ordre leur était donné de ne pas les approcher et de ne pas les inquiéter. Mais aujourd’hui, Aqmi n’est plus seul. Il y a aussi Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest… Le MNLA n’a connaissance que de deux groupes islamistes : Aqmi et Ansar Dine. Nous ne considérons pas ces derniers comme des terroristes. L’Etat major du MNLA a rencontré Ag Ghaly. Il nous a fait savoir qu’il souhaitait l’application de la charia sur l’ensemble du territoire. Nous lui avons répondu que le MNLA, dont la revendication est la libération de l’Azawad, ne pouvait accepter une telle idéologie. Lorsque notre Etat sera doté d’institutions démocratiques, des élections seront organisées pour que la population s’exprime sur le projet politique de son choix. C’est vrai, sur le terrain, il y a eu des coïncidences. Ansar Dine a concentré ses attaques sur la région de Kidal, que le MNLA a aussi attaqué. Mais jamais il n’y a eu de commandement commun, ni même de combattant commun. Quant à Mujao, il s’agit d’un groupe fantôme en quête de publicité. Le MNLA, lui, a un combat politique et une lourde responsabilité. A terme, l’affrontement entre le MNLA et ces groupes semble inévitable… La présence de ces groupes constitue une menace. Mais elle ne peut pas être un frein à l’aboutissement de notre combat. Une grande assemblée générale s’est tenue mardi entre des chefs de l’Etat-major, de factions nomades, des jeunes, etc… Ils se sont entendus, à l’unanimité, pour demander aux groupes islamistes de quitter le territoire. L’Etat malien a reçu des milliards et du matériel militaire sophistiqué pour lutter contre le terrorisme et il n’a rien fait. Nous disons à la Cédéao, à la communauté internationale et aux pays de la région que le MNLA est disposé à lutter contre le terrorisme et le trafic de drogue. Mais nous ne souhaitons pas ouvrir tout de suite un conflit avec ces groupes. Cette semaine deux nouveaux fronts de libération de l’Azawad se sont créés. Ne craignez-vous pas qu’ils brouillent votre message ? Le Front de libération nationale de l’Azawad aurait déjà explosé suite à des tensions internes. Il était constitué d’anciens militaires arabes de l’armée malienne. Aujourd’hui, la majorité de la jeunesse arabe a rejoint le MNLA. Un de ses représentants est devenu secrétaire général adjoint de notre mouvement. Quant au Front de libération de l’Air et de l’Azawad, il s’est formé suite à la décision de la Cédéao de chasser le MNLA de l’Azawad. C’est par solidarité et non pas pour délivrer un message politique différent. Les relations avec les groupes islamistes seraient aussi à l’origine de tensions au sein même du MNLA… Il n’y a aucune tension. Au contraire, les rangs se sont resserrés. Les combattants du MNLA sont soudés comme un seul homme. Quelles relations avez-vous avec l’Algérie ? Nous souhaitons établir de bonnes relations avec l’Algérie, pays incontournable dans la gestion de notre conflit avec le Mali. Nous aimerions qu’elle use de toute son influence pour trouver une solution dans la région. Comment réagissez-vous aux propos du président Traoré qui vous menace d'une "guerre totale et implacable" si vous refusez de "rentrer dans les rangs" ? Suite à l'appel du Conseil de sécurité des Nations-Unies, des Etats-Unis, de la Cédéao et de la France, nous avons proclamé de manière unilatérale la fin des opérations militaires. Nous avons refusé tout dialogue avec les putschistes car ils ne sont pas choisis par le Mali de manière démocratique pour parler en son nom. Nous avons été très surpris de voir que malgré nos efforts, le nouveau président malien nous déclare la guerre alors que son armée a enregistré tant  de défaites sur le terrain ! Nous réaffirmons toute notre disponibilité pour des négociations politiques avec un pouvoir malien légitime. M. Traoré doit faire preuve d'un peu plus de courage politique et admettre qu'il ne saurait y avoir de solution militaire au conflit politique qui nous oppose à l'Etat malien. Toute tentive de récupération de l'Azawad par des actions militaires sera considérée par le MNLA comme une déclaration de guerre et une violation flagrante du cessez-le-feu.   lefigaro.fr Par Mélanie Matarese le 14 avril 2012 10h26

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Commentaires (117)

User
Abdel Aziz
Abdel Aziz 15 ans
Chers intervenant je vous demanderai de ne pas vous laisser emporter par les propos de Mossa et d'autres qui interviennent en sa faveur ou qui se démarquent du Mali.La coexistence entre ethnies a été difficilement acquise et ces gens qui se disent du MNLA veulent tout détruire.Ils font croire à la communauté internationale avec de jolis discours qu'ils vont lutter contre les trafiquants de drogue alors qu'on se connait bien la plupart de ces gens sont eux-même ceux qui guident les trafiquants.Le problème est qu'ils crient pour avoir des places politiques ou de l'argent pour ensuite aller faire la belle vie avec l'argent qui a été donné pour toute une population(population du nord).Je trouve que Mossa et ses camarades bandits nous exposent nous autres touaregs à des insultes de tout genre. Allah le tut puissant réunit le Mali et le protège
oso
oso 15 ans
bien et aprés.
phare
phare 15 ans
Ce traitre néocolonial, ce fantoche touareg, un ethno-sécessionniste raciste n'a pas à dicter au peuple malien qui doit être interlocuteur-médiateur dans la crise actuelle qui secoue le pays. Sa chance à ce type est le pays est encore tenu par des nègres françafricains qui marchent sur le ventre.
Visiblement la tâche se complique de plus en plus pour le MNLA. Moussa Ag Attaher refuse de reconnaître l’inexistence du MNLA sur le terrain et réclame haut et fort sur tous les plateaux TV, les chaines radios, dans les journaux……le succès militaire acquis par ses soldats fantômes dans son Etat fantôme de l’Azawad et le contrôle et la maîtrise totale du territoire par ses forces de l’ordre. - Le MNLA a libéré Timbuktu, Gao et Kidal – Le MNLA est le seul maître dans l’Azawad – Le MNLA a proclamé l’indépendance de l’Azawad… ==> L’Azawad est désormais sous la haute autorité de Moussa Ag Attaher et son chef d’Etat major général de l’armée ‘multi-ethnique’ (comme il souhaite dire) de l’Azawad et par conséquent le MNLA est le SEUL RESPONSABLE de tout ce qui se passe dans l’Azawad (TBT+Gao+Kidal) y compris la sécurité des personnes et de leur bien !!! Après les VIOLS et PILLAGES à Gao et L’ENLÈVEMENT des diplomates algériens, aujourd’hui celui de la suisse à Tombouctou (tous ça dans l’Azawad libre et indépendant et donc sous responsabilité totale du MNLA), plus le CARNAGE d’AGUELHOC…….honnêtement le MNLA aura du boulot à faire !!! Les chargés de communications du MNLA à savoir les 2 Moussas commencent à me faire pitié. Je ne peux que leur souhaiter bon courage et j’espère qu’ils s’en sortiront vivants de tout ça !!! En tout cas le mieux qu’ils peuvent espérer n’est autre que la CPI.
rhissa
rhissa 15 ans
Le sanglot d’une Touareg de la république de L'Azawad victime des maliens Ancien membre du gouvernement malien, Zakiyatou Oualett Halatine a dû se résoudre à partir en exil. D’origine touareg, cette figure de Bamako a vu son domicile saccagé par les militaires Dans un livre qui doit bientôt paraître, elle a recueilli les adages et les proverbes touareg, ces -concentrés de sagesse populaire transmis de génération en génération aux pieds des dunes du désert. Le premier qui vient en tête à ¬Zakiyatou Oualett ¬Halatine est celui-ci : « Il n’y a pas besoin de demander à un orphelin de pleurer. » Puis, dans le même souffle, elle y ajoute celui-là, recueilli auprès de sa mère, comme tous les autres, dans cette société plutôt matriarcale qui, de tout temps, a donné la part belle aux femmes, leur procurant un rôle qui est à des années-lumière de celui dans lequel voudraient les cantonner les islamistes : « Lorsqu’on rase la tête de son jeune frère, il faut mouiller ses propres cheveux. » Une manière de suggérer la nécessité de se mettre toujours à la place de l’autre, afin de comprendre ce qu’il endure. Il n’y a pas besoin de demander à cette Touraeg du Mali de pleurer. Au téléphone de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie où elle est aujourd’hui réfugiée, elle interrompt souvent son récit d’un silence pudique. « Quand je suis seule, je m’assieds et je pleure, reconnaît-elle, après avoir cherché en vain une seule raison de ne pas le faire. » Pourtant, dans le même temps, c’est comme s’il était impossible de se débarrasser de cet appel à la compassion transmis par la tradition du désert. « Je crois profondément en l’être humain. Je n’ai jamais perdu l’espoir que l’Homme puisse être capable de se regarder dans la glace et de se remettre en question. » Cette conviction est cependant de plus en plus difficile à maintenir en vie par les temps qui courent au Mali. Zakiyatou Oualett Halatine est une figure extrêmement populaire à Bamako, la ville où, passé de ministre oblige, on l’appelle encore « Son Excellence ». Cela ne l’a pas mise à l’abri. Nous sommes le 1er février dernier et l’armée a annoncé une marche, dans le quartier de Kati. Les esprits sont chauffés à blanc. C’est là que se trouve la plus grande garnison du pays, d’où partira quelques semaines plus tard le coup d’Etat qui détrônera le président Amadou Toumani Touré. Pour son malheur, c’est aussi dans ce quartier que Zakiyatou Oualett vit avec sa famille. « En sortant le matin pour amener ma fille à l’école, j’ai vu des gens ériger des barricades. Cela m’a rassurée. J’ai pensé qu’elles visaient à protéger les maisons en cas de débordements de la foule. » La femme le découvrira à son retour : ces barricades servaient en réalité à tenir les gens éloignés tandis que l’armée et des policiers en civil saccageaient les maisons des habitants d’origine touareg, pillaient leurs biens et les menaçaient de mort dans l’indifférence générale. « Le Mali, c’est mon pays, insiste-t-elle. Je lui ai tout donné. Et la seule raison pour laquelle on a commis ces actes contre moi, c’est parce que mes traits ressemblent à ceux des « rebelles. » Tout donné au Mali ? L’histoire de cette femme pourrait figurer en bonne place dans les manuels de réussite de l’auto-développement en Afrique, cette clé que l’on peine à trouver depuis des décennies. Mais l’histoire suit aussi les sursauts de ce pays africain, ses héritages coloniaux mal digérés, ses violences et ses blocages désespérants. Née à Goundam-Diré, dans les environs de Tombouctou, à l’intérieur des frontières de ce que les nationalistes touareg ont proclamé il y a une semaine comme étant l’Azawad indépendant, Zakiyatou Oualett Halatine n’est pourtant qu’une jeune fille lorsqu’elle débarque à Bamako pour s’inscrire au lycée. Elle se distinguera vite, et ses résultats scolaires l’amèneront à être parmi les jeunes Maliens qui peuvent bénéficier d’une bourse pour partir suivre une formation d’ingénieur à l’Institut polytechnique de Kiev. Elle restera huit ans en Ukraine et, dès son retour, elle pourra mettre ses connaissances au service du Ministère malien de l’industrie, où elle s’occupera des questions liées à la production d’engrais, au traitement de l’eau et au respect de l’environnement. A 1000 kilomètres de là, au-delà de la frontière invisible du Nord-Mali, la quête de l’autonomie de l’Azawad bat déjà son plein depuis des décennies. Aujourd’hui, la femme, qui n’a jamais été membre de la guérilla indépendantiste, répète avec calme les traces laissées dans la région par le colonisateur français. Une région du Nord jamais tout à fait pacifiée par « le colon », rappelle-t-elle. Une région qui conservera toujours son caractère militaire, et dans laquelle le Mali ne puisera par la suite qu’un nombre très restreint de fonctionnaires, d’administrateurs ou de cadres de l’armée, la laissant toujours de facto à l’écart du pouvoir. Une région, enfin, où les gouverneurs successifs feront régner la tyrannie, où se multip
fama toure
fama toure 15 ans
On ne te ratera pas. Pourquoi el a été ministre de Alpha? Le Mali est un pays généré. Il n'yaura plus de favoritisme pour les Touaregs. ATT et Apha ont vendu le Mali aux Ag rebels. Le reste du Mali s'est eveillé et restera en eveil.
miss
miss 15 ans
qu'elle nous laisse en paix et qu'elle se compare a un enfant d'une annee dont son pere a ete egorge par les bandits armees dont elle et son mari etaient complice ou de se mettre a cote de ses femmes qui on perdu leur mary au nord.elle ne qu'alle pleure sur ses freres qui ont pris les armes.et puis elle ne qu'alle demande l'ancien regime eus dont leurs maisons son toujour saccage,c'est pas parcequ'elle est touareg mais elle a ete ministre c'est tout.
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