Processus de paix en otage : Ce qui bloque le CSA

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La tension est montée d’un cran au sein des signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation. Et l’entrée dans la danse des jeunes patrouilleurs de Gao va compliquer davantage une situation qui a atteint déjà son paroxysme.

Le dimanche dernier, au moment où les Coordinations des mouvements des forces patriotiques de résistance (CMFPR) tente de se réunifier, les participants à la rencontre n’ont pu s’entendre sur une démarche commune à suivre.

C’est pour la première fois depuis l’éclatement de la crise que des cadres, notamment d’anciens ministres, gouverneurs, députés ont accepté de s’investir pour l’unification des groupes sédentaires. Des groupes qui se voient de plus en plus marginalisés du processus de paix. Lors de cette cérémonie, les différentes Coordinations des mouvements des forces patriotiques de résistance (CMFPR) ont eu le tord d’associer des personnes qui ont un autre agenda. Conséquence, la rencontre a viré en spectacle. Et les jeunes de Gao, connus pour leurs positions souvent radicales, ont pris part à ce spectacle. Comme pour se faire entendre, ils réclament une place, au même titre que les  mouvements signataires au nom des populations silencieuses du Nord.

Problème : comment pouvoir concilier groupes armés et mouvements civils non signataires ? C’est désormais la nouvelle plaie qui risque de faire voler en éclat l’accord pour la paix. Une prise de position qui a pris même de court les responsables de la CMFPR qui avaient pourtant compté sur le soutien des jeunes de Gao. Cette sortie inattendue est considérée comme une patate chaude entre les mains de la Médiation.

H COULIBALY

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