Décès Kassoum Coulibaly "Yambox" à Paris : L'élan de solidarité de Boukary Sidibé dit Kolon !
Dans les moments de douleur, certains gestes prennent une résonance particulière. ...
Dans les moments de douleur, certains gestes prennent une résonance particulière. A la suite du décès de Kassoum Coulibaly, affectueusement surnommé "Yambox", survenu à Paris, un homme s'est une nouvelle fois illustré par son sens de l'humanité et son esprit de solidarité : Boukary Sidibé, plus connu sous le nom de Kolon.
Grâce à son implication personnelle, le corps de Yambox est arrivé à Bamako le dimanche 14 juin 2026 à 1 h du matin à bord d'un appareil de Royal Air Maroc. Un retour qui a permis à sa famille, à ses amis et à tous ceux qui l'ont côtoyé de lui rendre un dernier hommage sur sa terre natale dimanche dernier.
Cet engagement ne doit rien au hasard. Il trouve son origine dans les liens profonds d'amitié, de respect et de fraternité qui unissaient les deux hommes.
Mais au-delà de cette relation particulière, ce geste s'inscrit dans une longue tradition de solidarité que Boukary Sidibé entretient depuis de nombreuses années auprès des familles endeuillées. En effet, chaque fois qu'un dirigeant sportif malien meurt en France, Kolon figure souvent parmi les premiers à se mobiliser afin d'accompagner les proches du défunt et de faciliter les démarches administratives et logistiques, souvent complexes et coûteuses, liées au rapatriement des corps.
Le regretté Sadia Cissé avait lui aussi bénéficié de cet accompagnement discret mais précieux, marqué par la générosité et le sens du devoir. Tout comme Modibo Kouyaté dit Nègué, Issa Yattassaye dit Lech ou encore Abdoulaye Traoré alias Santini.
Cette fibre profondément humaine s'était déjà manifestée avec force en mai 2025. Boukary Sidibé avait alors joué un rôle actif dans le rapatriement des restes des membres de l'équipage de l'Iliouchine 18 d'Air-Mali, victime du tragique crash survenu à Ouagadougou en 1974 alors qu'il transportait notamment des pèlerins de retour de la Oumra.
Plus d'un demi-siècle après cette catastrophe, son implication avait permis à plusieurs familles de trouver une forme d'apaisement : en honorant enfin la mémoire de leurs disparus.
A travers ces actions répétées, Boukary Sidibé démontre que la solidarité ne se limite pas aux paroles prononcées dans les circonstances difficiles. Elle se mesure avant tout aux actes concrets posés lorsque les familles sont confrontées à l'épreuve du deuil.
Son engagement constant témoigne d'une profonde empathie, mais aussi d'un attachement sincère aux valeurs de fraternité, d'entraide et de responsabilité collective.
En ces heures de recueillement qui suivent la disparition de Yambox, nombreux sont ceux qui saluent l'initiative et la disponibilité de Kolon. Un geste qui rappelle qu'au-delà des fonctions, des responsabilités et des engagements de chacun, l'humanité demeure l'une des plus nobles qualités.
El Hadj A.B. HAIDARA