Ousmane Maïga dit « Pelé » : Une conscience professionnelle s’est éteinte

Le monde de la presse malienne est en deuil. Ousmane Maïga, affectueusement surnommé « Pélé », est décédé ce dimanche 15 février 2026.

18 Fév 2026 - 20:18
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Ousmane Maïga dit « Pelé » : Une conscience professionnelle s’est éteinte

Il a été conduit à sa dernière demeure, lundi à Faladiè, accompagné d’une foule nombreuse de confrères, d’anciens collaborateurs, d’élèves et d’amis venus lui rendre un dernier hommage.

  Avec sa disparition, la presse nationale perd l’une de ses figures les plus respectées. C’est au sein du quotidien national L’Essor que Pélé a construit l’essentiel de sa carrière. Journaliste rigoureux, il a gravi patiemment les échelons, jusqu’à occuper les plus hautes responsabilités éditoriales, avant de faire valoir son droit à la retraite.

Discret dans la vie courante, parfois avare en mots lors des discussions, il compensait par une exigence professionnelle sans concession. Pour lui, le journalisme n’était pas seulement un métier : c’était une discipline, un engagement, presque un sacerdoce.

À cheval sur les règles de la profession, il défendait la rigueur rédactionnelle, la vérification des faits et le respect de l’éthique comme des principes non négociables.

Au-delà de ses fonctions administratives et éditoriales, Ousmane Maïga aura surtout marqué par son rôle de formateur. Des milliers de jeunes journalistes ont bénéficié de son encadrement, de ses corrections minutieuses et de ses conseils parfois sévères mais toujours justes.

Il corrigeait, expliquait, reprenait, insistait sur la précision d’un titre, la cohérence d’un angle, la solidité d’une source. Beaucoup reconnaissent aujourd’hui lui devoir leurs bases professionnelles.

Même après son départ officiel à la retraite, Pélé n’a jamais réellement quitté le journalisme. Il continuait à relire et corriger des publications privées, apportant son regard exigeant à plusieurs rédactions. Pour lui, l’amour du métier ne s’éteignait pas avec la fin d’une carrière administrative.

À Faladiè, lors de son inhumation, l’émotion était palpable. Confrères inconsolables, anciens collaborateurs et jeunes journalistes ont salué la mémoire d’un homme qui aura consacré sa vie à la profession.

Dans un contexte où la presse malienne fait face à de nombreux défis  économiques, sécuritaires et éthiques  l’héritage de Pélé rappelle l’importance de la rigueur, de l’humilité et du respect des règles fondamentales du métier.

Ousmane Maïga laisse derrière lui une empreinte durable : celle d’un journaliste intègre, d’un directeur respecté et d’un formateur exigeant.

À la famille éplorée et à l’ensemble de la corporation, MALI-TRIBUNE présente ses condoléances les plus attristées.

Dors en paix, grand frère.

Alexis Kalambry