25ème Session de l’EID : Les autorités interpellées sur leurs engagements de DDH

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Sous la haute présidence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, le Médiateur de la République, Mme  Sanogo Aminata Mallé a procédé à l’ouverture de la 25ème session de l’espace d’interpellation  démocratique ( EID) 2021 ce vendredi 10  décembre 2021 au Centre International de Bamako. L’ensemble des interpellations adressées aux autorités démontraient les manquements de l’application de nos lois et engagements en matière de droits humains comme le dénote l’interpellation des femmes quant à l’application de la loi 052 ainsi que leur requête pour une loi contre les violences faites aux femmes (VBG).

maliweb.net -Madame le Médiateur de la République, Sanogo Aminata Mallé, souhaitant la bienvenue à l’ensemble des participants, a salué la tenue de cette 25ème session malgré le difficile contexte actuel du pays confronté à de dures épreuves.  Aussi, ne manquant pas de s’incliner devant la mémoire des victimes récentes de Songho, le Médiateur de la République a salué l’engouement citoyen notamment  l’accroissement de la participation des régions, cercles, arrondissements et communes. Un intérêt qui relève de la pertinence de cet exercice démocratique  en faveur de la bonne  gouvernance.

Une vue des invités

Pour la présente session, le Médiateur de la République indique que 280 demandes d’interpellation ont été enregistrées, sur lesquelles, 53 soit 18,92% ont été retenues pour la lecture, 153 , soit 54,66% pour suite à donner et 74, soit 26, 42% ont été rejetées ( ne remplissant les critères définis dans le règlement intérieur de l’EID). Sur les 280 demandes d’interpellation, 191 proviennent des régions, soit 68,22% ; 88 du district de Bamako, soit 31,76% et 01 de la diaspora malienne, soit 00,02%. Et pour Mme Sanogo, à l’instar des précédentes sessions, les interpellations concernent essentiellement les litiges fonciers ; les difficultés liées à l’exécution des décisions de justice, les réclamations de droits, les demandes de régulation de situation administrative, les marchés publics et les contrats. Nonobstant, le faible de taux de participation des femmes à l’EID ,  souligné par le Médiateur de la République , à peine 10%, il n’en demeure pas moins que certaines de leurs préoccupations ont été portées aux décideurs. En effet, les Organisations de défenses des Droits des femmes (association des juristes maliennes AJM, Groupe Pivot /Droits et Citoyenneté des femmes GP/ DCF et Comité d’Action pour le Droit de l’Enfant et de la femme CADEF), ont interpellé les décideurs sur les engagements en matière du respect des droits des femmes. De par leur voix, les femmes du Mali réclament la stricte application de la loi 052 relative à la promotion du genre dans l’accès aux fonctions  nominatives et électives. Mais surtout, elles plaident pour une loi sur les VBG quand on sait la recrudescence  des violences à l’égard des femmes va en crescendo.

Khadydiatou SANOGO/maliweb.net

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